pub
Technologie

Chronique de la Semaine n° 154 du 14 juillet 2011: Le temps des plumes tendancieuses

Advertisement

Le 04 juillet dernier, les Etats-Unis célébraient comme il est de tradition, l’anniversaire de leur indépendance. A cette occasion, L’ambassadeur des USA au Togo, Mme Patricia Hawkins a prononcé un discours dont le contenu continue de faire couler beaucoup d’encres dans le milieu à susceptibilité assez prononcée du paysage médiatique togolais. Passé à l’autopsie des plumes de bon nombre de presses, ce discours a été sévèrement désavoué, qualifié de provocateur et de tendancieux à l’endroit de la population togolaise.

Dans le même registre et sous la plume d’autres confrères, ce discours a bénéficié d’un jugement favorable et d’une appréciation qui lui dédouanent de toute nature élogieuse et provocante.

Sous la loupe de Chronique de la semaine, dans sa parution n° 154 du 14 juillet 2011, ce discours a été passé au crible fin et selon le journal, loin d’être un discours élogieux, «cette déclaration sonne comme une gifle administrée de la part de la première puissance du monde à ceux qui veulent badiner avec les valeurs intrinsèques de la démocratie». Poursuivant son analyse l’hebdomadaire précise que « Mme Patricia Hawkins n’a pas été complaisante envers les autorités,…». Voici le contenu de la parution de Chronique de la Semaine n° 154.

L’ambassadeur des USA, Mme Patricia Hawkins à l’occasion du 235ème anniversaire de l’indépendance de son pays :

« En mars 2010, le Togo a organisé l’élection présidentielle la plus réussie et la plus transparente de son histoire, laissant un exemple que ses voisins devraient suivre »

Dans son allocution à l’occasion de la célébration du 235ème anniversaire de l’indépendance de son pays, l’Ambassadeur des USA au Togo, Mme Patricia M. Hawkins a désavoué les marcheurs de chaque samedi, en l’occurrence les responsables de l’ANC, qui continuent de revendiquer leur prétendue victoire à la présidentielle togolaise de 2010. Elle rappelle à tous, l’implacable vérité : l’élection présidentielle a été transparente et s’est soldée par la victoire brillante de Faure Gnassingbé. Mme Patricia Hawkins a en effet déclaré devant le parterre d’invités à la réception qu’elle a organisée à sa résidence à Lomé : « le Togo a organisé l’élection présidentielle la plus réussie et la plus transparente de son histoire, laissant un exemple que ses voisins devraient suivre. J’aimerais saisir cette opportunité pour rendre hommage au courage du Président Faure et de M. Gilchrist Olympio qui, face à une désapprobation presque totale de leurs alliés et supporters respectifs, ont compris que le seul moyen d’aller de l’avant était de travailler ensemble pour assurer l’avenir du pays ».

Cette déclaration sonne comme une gifle administrée de la part de la première puissance du monde à ceux qui veulent badiner avec les valeurs intrinsèques de la démocratie. Contrairement à ce que certains veulent faire croire, Mme Patricia Hawkins n’a pas été complaisante envers les autorités, mais elle a plutôt exprimé l’exactitude des faits puisque son pays a financé des organisations de la société civile (environ 300 personnes) pour observer cette élection présidentielle sur toute l’étendue du territoire national.

Ces observateurs ont produit un rapport sur lequel la diplomate américaine s’appuie pour affirmer et dire tout haut que l’élection présidentielle au Togo a été transparente. Ce qui est confirmé par l’Union Européenne qui avait également dépêché des observateurs pour suivre de bout en bout tout le processus électoral.

L’on a alors du mal à comprendre la démarche du candidat malheureux, Jean-Pierre Fabre, qui mobilise tous les samedis des badauds pour, dit-il, revendiquer sa “victoire”. De quelle victoire s’agit-il? C’est justement ce comportement ridicule et antidémocratique qui a amené Mme Patricia Hawkins à dire à Jean-Pierre Fabre et sa bande : « ne marchez pas seulement contre le gouvernement, marchez pour quelque chose, pour le futur du pays que vous chérissez tous ».

Outre l’aspect politique, l’Ambassadeur des USA au Togo a également abordé la situation économique, saluant les réformes en cours. « Depuis 2005, le Togo a réalisé de grands progrès tant sur le plan économique que politique. En ces temps de difficultés économiques, où de nombreux pays ne connaissent que peu de croissance, et où certains pays comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal sont au bord de la faillite, le Togo a connu une croissance économique de 3,5% en 2010 », a indiqué Mme Patricia Hawkins.

Le Togo a fait preuve d’une discipline fiscale nécessaire pour mériter une annulation de sa dette. Le FMI et la Banque Mondiale ont repris leurs investissements au Togo et, grâce à cela, le pays a été en mesure de développer et d’améliorer ses infrastructures, notamment les grands travaux de réhabilitation et de construction de routes, l’extension du port, et le projet d’extension et de modernisation de l’aéroport.

On constate partout le progrès impressionnant réalisé ou en cours de réalisation. Les investisseurs étrangers sont en train de revoir leurs positions vis-à-vis du Togo -Contour Global est un exemple d’investissement pouvant aider le Togo à avoir suffisamment d’énergie électrique pour ses besoins.

L’ambassadeur n’a pas manqué de critiquer les manquements constatés dans certains domaines, notamment la lutte contre la corruption au sujet de laquelle elle affirme qu’aucune poursuite n’est engagée contre les prévaricateurs et le temps que met le dialogue inclusif annoncé depuis six mois pour prendre forme.

Tout compte fait, Mme Patricia Hawkins qui a annoncé pour l’occasion qu’elle est en fin de mandat, n’a pas manqué de féliciter le président Faure Gnassingbé pour les actions qu’il mène pour remettre le pays sur les rails. « Le Président Faure mérite qu’on lui reconnaisse d’avoir présenté une vision pour l’avenir du Togo. Je l’encourage à conformer l’audace de ses paroles avec des actes tout aussi audacieux », a déclaré Mme l’Ambassadeur dans son allocution.

Au vu de ce que le diplomate a déclaré, Jean-Pierre Fabre et ses affidés devraient revoir leur copie en renonçant à ces méthodes qui frisent la voyoucratie. Le peuple Togolais et la communauté internationale savent que le scrutin de 2010 a été remporté par Faure Gnassingbé à l’issue d’un processus libre, transparent et équitable. Cette stratégie qui consiste à marcher chaque samedi et surtout ces manifestations de jeudi visant à semer des troubles à l’ordre public sont rétrogrades et sans issue car aujourd’hui, pour la majorité des Togolais et surtout les chancelleries, Jean-Pierre Fabre ressemble plutôt à un politicien nul qui n’a aucune stratégie de conquête du pouvoir. Comme l’a si bien dit Mme l’Ambassadeur, Jean-Pierre Fabre et ses comparses doivent adopter une politique du « oui » au lieu du « non ».

Le refus de Jean-Pierre Fabre à participer au dialogue inclusif proposé par le chef de l’Etat a surpris plus d’un et même le président Barack Obama représenté par Mme l’Ambassadeur. Comment le pays peut-il avancer s’il n’y a pas un dialogue incluant tous les acteurs politiques ? En tout cas, l’Ambassadeur des USA a dit à Fabre d’arrêter sa politique de « non » au profit de celle du « oui ».

Aliziou Dominique

Suite de la parution

Enfin un accord qui met fin à la crise universitaire à l’UL

La crise estudiantine qui couvait à l’Université de Lomé depuis plus de deux mois appartient désormais à l’histoire. En tout cas, c’est ce qui semble se dessiner au lendemain d’un accord trouvé entre les différents acteurs : mouvements et associations estudiantins, gouvernement et autorités universitaires. Le 7 juin 2011, un accord a été trouvé entre les différents protagonistes de la crise sous la médiation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et en présence de deux syndicats de l’enseignement supérieur. Et pourtant une solution pouvait être trouvée depuis si les autorités universitaires et les étudiants ne campaient pas chacun sur sa position, bien que les revendications des étudiants soient reconnues légitimes. Les étudiants ont dénoncé le comportement de leurs responsables qui, selon eux, étaient un obstacle à l’aboutissement de leurs revendications. Heureusement que le gouvernement a pris la mesure des revendications estudiantines grâce à l’implication des organisations de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, cet accord trouvé sonne comme un véritable camouflet pour les autorités universitaires qui doivent revoir leur façon d’aborder les problèmes auxquels elles seront confrontées dans le futur.

Cet accord, contrairement au premier, a le mérite de recevoir l’adhésion de tous les protagonistes, y compris le MEET, mouvement qui a lancé les manifestations sur le campus de Lomé. Les étudiants ont repris le chemin des amphis. L’accord trouvé porte sur deux plans : académique et matériel.

Sur le premier plan, il sera organisé à l’intention des étudiants en transition de la Faculté de Droit, des examens spéciaux pour l’obtention soit de la Licence classique, soit de la Licence LMD ou les deux diplômes à la fois suivant le choix des étudiants.

Les étudiants désireux de préparer une maîtrise en Droit pourront continuer leur cursus dans toute autre université notamment celle de Kara. Les autorités universitaires ont accepté de faire au moins deux évaluations dans chaque unité d’enseignement (U.E) par semestre et de reprogrammer les unités d’enseignement dans lesquelles il y aurait un faible taux de réussite sous la responsabilité des chefs de parcours.
Sur le second plan, il a été décidé de fixer à 4500 FCFA le loyer des chambres individuelles et à 2000 FCFA celui des chambres doubles. Les frais d’inscription académique sont fixés à 5000 FCFA tandis que les frais d’inscription pédagogique sont fixés à 250f par crédit. Il est également prévu un montant de 2,4 milliards sur le budget actuel pour la construction de nouveaux amphithéâtres et de blocs pédagogiques polyvalents dans les universités de Lomé et de Kara.

Il ne reste qu’aux étudiants de se préparer pour affronter les épreuves des examens du semestre mousson qui débuteront le 18 juillet prochain.

Après le cas des étudiants, les autorités universitaires doivent sérieusement penser à la formation des enseignants au système LMD afin qu’ils ne soient pas étrangers à ce nouveau système.

Pierre

Aménagement de la vallée du fleuve Zio Les travaux du groupe d’entreprises SOMAGEC-EWA salués par tous

Dans le cadre de la redynamisation du secteur agricole, le gouvernement a lancé un projet dénommé PARTAM (Projet d’Aménagement et de Réhabilitation des Terres Agricoles dans la zone de Mission Tové). A cet effet les travaux réalisés par le groupe d’entreprises SOMAGEC-EWA ont été provisoirement réceptionnés le 8 juillet dernier.

Les différents acteurs (bureaux de contrôle, bénéficiaires, responsables de ministère de l’Economie et des Finances, les responsables du Projet, le ministère chargé des infrastructures rurales) se sont accordés pour reconnaitre la qualité des ouvrages réalisés par l’entreprise mandatée. C’était au cours d’une réunion de synthèse qui s’est déroulée dans les locaux du ministère délégué auprès du ministère de l’Agriculture, chargé des Infrastructures. « Nous nous sommes attelés à faire en sorte que le périmètre puisse disposer d’eau 365 jours sur 365 jours et permettre d’augmenter la rentabilité des activités des paysans (…) avec comme conséquence, les ressources beaucoup plus importantes, la réduction de la pauvreté, l’autosuffisance alimentaire, voire la possibilité d’exporter le riz », a indiqué le mandataire du groupe d’entreprise SOMAGEC-EWA, le PDG de l’entreprise Midnight Sun, le consul Victor Sossou.

Il a par ailleurs décliné les travaux réalisés sur le site et qui, a-t-il expliqué se présentent en trois composantes à savoir : – la mini-adduction d’eau : réalisation d’un forage, d’un château d’eau, de canalisation et bornes fontaines, afin de rapprocher l’eau des populations et régler de façon définitive le problème d’eau potable, – le désenclavement du périmètre à travers la réalisation des pistes (réhabilitation ou construction), électrification de la zone, – l’aménagement proprement dit, objectif important de ce projet qui consiste à retourner la terre pour la rendre productive. Le ministre en charge de Pistes rurales, M. Gourdjigou Kolani a indiqué que les travaux ont été réalisés selon les règles de l’art. Il a félicité l’entreprise réalisatrice et invité les bénéficiaires représentés par leurs chefs traditionnels à prendre ce projet comme leur propre projet, afin de bien gérer le périmètre. « Nous sommes dans une nouvelle politique de développement agricole, c’est un défi que le gouvernement s’est lancé. On ne peut pas faire de l’agriculture sans maîtriser de l’eau. Pour mieux produire, il faut maîtriser de l’eau… », a-t-il indiqué.

Prévus pour durer un an, les travaux d’aménagement débutés en novembre ont été bouclés avant l’échéance à la satisfaction de tous. Le projet PARTAM, a expliqué M. Jean-Baptiste Mouvy, directeur du projet, consiste à réhabiliter un ancien périmètre qui existait dans les années 70 et qui avait été mis en place par les Chinois et qui aujourd’hui est dans un état de vétusté avancée. « Il y a donc lieu de réhabiliter ce périmètre de 360 ha et d’envisager également l’aménagement d’un autre périmètre de 300 ha en terme d’extension pour qu’on ait au finish 660 ha de ce périmètre irrigué en vue d’intensifier la production du riz », a-t-il souligné.

Financés par la BADEA, le Fonds Saoudien et le gouvernement togolais ces travaux de réhabilitation de 360 ha dans la zone de Mission Tové ne sont qu’une partie du projet. L’aménagement de 300 ha suivra avec l’appui de la BOAD. D’autres travaux sont en cours de réalisation à Agoméglozoun.

Il est également prévu des travaux similaires dans la vallée de la Kara et de l’Oti. L’objectif global de ce projet est la réduction de la pauvreté, la création d’emplois. Avec ces aménagements, désormais, on pourra faire deux saisons par campagne agricole. Ce qui aura pour conséquence de moins dépendre des exportations en matière de riz.

Pierre AGBANDA

Les media Togolais se ressourcent à Kpalimé

Les patrons de presse revisitent l’éthique et la déontologie de leur profession

Une trentaine de directeurs d’organes de presse et médias audio –visuel se sont retrouvés à Kpalimé les 8 et 9 juillet 2011 en en atelier de formation sur le thème « éthique et déontologie, place des médias dans un état de droit ». C’était à l’initiative du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) en collaboration avec la Commission Technique de Gestion de l’Aide de l’Etat à la Presse (CTP).

L’essentiel des communications s’est articulé autour de trois thème à savoir : Ethique, Déontologie et Dépénalisation du délit de Presse ; Code Pénal-code de la presse et de la communication et les limites entre vie privée et vie politique ; Rapport Presse et Monde politique.

Tout journaliste qui transgresse la déontologie, c’est-à-dire l’ensemble des règles qui régissent la profession, subit les conséquences, a rappelé M. Amélété TOYITOM, enseignant à l’ESTAC lors de la première communication. Il a également noté que la dépénalisation du code de la presse constitue une avancée remarquable dans le paysage médiatique togolais où les journalistes ne sont pas toujours angéliques dans la critique du gouvernement. Certes la dépénalisation représente un profit en terme de liberté d’expression, il convient aux professionnels des média de faire preuve d’éthique et de bienséance dans l’exercice e leur fonction.

Me Jean Degli, orateur de la session relative aux limites entre vie privée et vie politique, a pour sa part fait le distinguo entre les pratiques dans les Etats de droit et ce qui est courant dans les Etats dictatoriaux. En effet, dans les grandes démocraties, code de la presse et code pénal ne se confondent en aucun point, alors que généralement dans les Etats de répression, le code pénal devient le moyen de sanction en lieu et place du code de la presse.

Du dernier thème ‘’ rapport presse et monde politique’’ il ressort que les médias sont à plus d’un titre enlisés dans des manipulations des politiciens. Le caractère indépendant de la presse togolaise est de nouveau remis en question, dans un contexte où les politiciens s’investissent pour allier des journalistes à leur cause. C’est fort de cette situation que le conférencier, M. Mikaïla Abass Saïbou journaliste-sociologue n’a pas hésité à qualifier journalistes et hommes politiques de deux amants maudits. Il faut dire qu’au-delà des débats édifiants qui ont suivi les sessions, cette rencontre aura consolidé la confraternité entre les participants.

C.S

La mobilisation des fonds par la Douane togolaise de plus en plus croissante Déjà 74,6 milliards au premier semestre 2011

La Douane togolaise, l’un des poumons de l’économie de notre pays enregistre depuis 2005 une évolution sans cesse croissante en matière de mobilisation des fonds au profit de l’Etat. A l’origine de cette performance, la rigueur et le pragmatisme des premiers responsables de ce service, les réformes qui y sont engagées sans oublier les conventions de coopérations signées avec les douanes belges pour la formation des agents. Tout ceci a contribué à améliorer la mobilisation des recettes. Ainsi, de 2006 à nos jours, les recettes douanières ont connu une forte progression, passant de 79,8 milliards à 133,2 milliards de FCFA. Au premier semestre de cette année déjà, les recettes réalisées s’élèvent à 74,6 milliards, soit 49,54% de prévisions de l’année qui sont fixées à plus de 150 milliards de FCFA.

Dans le cadre de la coopération entre les douanes togolaises et belges, l’Administrateur général des douanes et Accieses belges, M. Noël Colpin a effectué une visite au Togo. Hier, il a été reçu par son homologue togolais, M. Ably Bidamon à la direction générale des Douanes togolaises. M. Colpin était accompagné dans sa tournée par l’ambassadeur du Togo en Belgique, M. Sagbo qui a œuvré pour l’octroi de bourses par la Belgique à cinq stagiaires togolais chaque année. Grâce à cette coopération, 50 cadres de l’administration des Douanes ont déjà renforcé leur capacité dans ce pays. Cette visite a été une occasion pour M. Noël Colpin de saluer les performances des Douanes togolaises et de féliciter son homologue pour son implication personnel dans le processus dévolution et de modernisation de ce service. Parlant de la coopération entre les deux structures qui implique un échange d’expérience et de savoir-faire, il a indiqué que « dans le contexte de la globalisation, nos pays ont besoin de la coopération et de la formation pour intensifier leurs actions ».

Le directeur général des Douanes togolaises s’est réjoui de cette coopération qui, a-t-il souligné, s’inscrit « parfaitement dans le processus de renforcement des capacités et de modernisation engagé par l’administration des Douanes togolaises, afin de se doter d’une organisation et de procédures inspirées des meilleures pratiques internationales ». Il a insisté sur l’importance du renforcement des capacités pour son administration. « Le renforcement des capacités de nos administrations douanières revêt une importance capitale pour, nous, pays du Sud, dont les budgets reposent, pour une grande part, sur les recettes des douanes », a-t-il déclaré.

Les recettes des Douanes toujours en hausse

Grâce aux réformes engagées depuis cinq ans et à la coopération avec les douanes belges les Douanes Togolaises ont réalisé des exploits jamais atteints jusqu’alors. En effet, depuis 2005, les recettes douanières vont sans cesse croissantes. Aujourd’hui, la Douane togolaise est citée en exemple par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD). En effet, l’une des importantes progressions (plus de 15%) a été réalisée en 2006 où la Douane togolaise a mobilisé plus de 92 milliards de FCFA, alors que ses recettes n’avaient jamais atteint 80 milliards de FCFA. En 2007, les recettes enregistrées s’élèvent à plus de 105 milliards de FCFA, dépassant ainsi la « barre mythique » de 100 milliards de FCFA. En 2008 et 2009, les recettes ont progressé pour atteindre progressivement 120 et 123 milliards de FCFA. L’exploit sera réédité en 2010 avec 133 milliards de FCFA de recettes.

Si les conventions de coopération avec les douanes belges ont beaucoup contribué à améliorer les performances des Douanes togolaises, le directeur général de ce service, M. Ably Bidamon reste convaincu que c’est grâce au vaste programme de réformes et de modernisations engagé au sein de l’Administrations togolaises des douanes sous l’impulsion du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui a permis à son service de se doter des moyens nécessaires pour mobiliser au mieux les recettes. « C’est le fruit de toutes ces réformes, notamment l’informatisation, l’adaptation des textes aux contextes du commerce international, l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents des douanes, la lutte contre la fraude, la corruption (code d’éthique et de bonne conduite élaboré et adopté), un ensemble de mesures qui ont permis de mobiliser les recettes », a-t-il indiqué.

Vivement que les autres administrations imitent le service des Douanes togolaises pour que notre économie se renforce davantage. Rappelons qu’un échange de cadeaux s’est fait entre MM. Ably Bidamon, Noël Colpin et l’ambassadeur Sagbo.

Pierre AGBANDA

Le MSF préoccupé par la création d’un nouveau parti politique

Après avoir soutenu la candidature du président Faure Gnassingbé et battu campagne pour sa réélection le 4 mars 2010, le Mouvement de Soutien à Faure (MSF) suggère la création d’un nouveau parti politique dans lequel la majorité silencieuse pourrait enfin s’exprimer. Les raisons de ce souhait ont été données aux journalistes le 10 juillet 2011 à l’hôtel Acropolis à Lomé. Cette rencontre avec la presse état placée sous le thème : « Election présidentielle 2010 : Un an après ».

« Nous avons suggéré la mise en place d’un nouveau cadre pour permettre à la majorité silencieuse de pouvoir s’exprimer, parce que aujourd’hui, il ya beaucoup d’acteurs qui ont des idées à faire valoir mais ils ne trouvent pas ce cadre, parce que les partis politiques présents ne leur prêtent pas suffisamment l’espace qu’il faut », a estimé le coordinateur général, Katanga Poro. Un véritable réquisitoire dressé contre les partis existants. Ce nouveau parti, a-t-il expliqué, ne viendra pas remplacer le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), mais ce nouveau parti, s’il venait à être créé, sera en relation avec tous les partis qui partagent la même vision, les mêmes préoccupations, les vertus de paix, de réconciliation, du bien public et surtout de rigueur au travail. Pour le coordinateur général du MSF, il s’agira de donner au président de la République une majorité parlementaire à la prochaine législature de 2012. Le MSF soutiendra ce nouveau parti et veillera à la sensibilisation des populations et à la diffusion de ses idéaux. Il a pour finir indiqué que la relance de l’économie ne peut se faire si le Togolais ne se met pas au travail et le nouveau parti devrait incarner les vertus du travail bien fait.

Pierre

Edem Kodjo, officier des Arts et Lettres

L’ancien Premier ministre togolais, ancien secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et actuel président de la Fondation Pax Africana, Edem Kodjo, a été fait Officier des Arts et Lettres, lundi 11 juillet 2011 dernier par Frédéric Mitterrand, le ministre français de la Culture et de la Communication. Cette distinction a été remise au récipiendaire par Dominique Renaux, l’ambassadeur de France au Togo. M. Dominique Renaux a indiqué que ce geste est « un nouvel hommage de la France à un grand Togolais et un grand Africain, à un homme politique et un diplomate toujours aux premières loges, à un homme de culture familier de l’action, un intellectuel qui sait le poids des responsabilités ; hommage aussi à une création et une réflexion intellectuelle et romanesque nourrie par une carrière exceptionnelle par sa variété d’expériences et d’angles de vue sur le monde ».

Le diplomate français a rappelé la carrière politique et littéraire – très riche – d’Edem Kodjo, soulignant que ce n’est pas la première fois que celui-ci est distingué par la France puisqu’il est depuis 10 ans commandeur de la Légion d’honneur. « En 1961, vous obtenez une maîtrise de droit et sciences économiques à l’Université de Rennes, avant d’être diplômé en 1964 de la réputée Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Paris. Vous exercez dans la foulée les fonctions d’administrateur de l’ORTF à Paris jusqu’en 1967.

Cette solide formation et votre grande curiosité intellectuelle vous dotent des armes conceptuelles nécessaires à la compréhension des sociétés, des économies, des relations internationales. Vous garderez le contact avec le monde universitaire, comme professeur associé en économie du développement à l’Université de Paris 1 pendant près de dix ans. Votre retour à Lomé en 1967 marque le début d’une double et brillante carrière, internationale au Fonds Monétaire International (FMI), à la BCEAO, à la BAD et bien sûr à l’OUA dont vous êtes Secrétaire général de 1978 à 1983, et nationale : plusieurs fois ministre, deux fois Premier Ministre (de 1994 à 1996, puis de 2005 à 2006).

Acteur de premier plan et témoin privilégié donc d’un demi-siècle d’histoire du Togo, de l’Afrique et du monde », a précisé M. Renaux. Selon le diplomate français, tout passionne Edem Kodjo, mais l’Afrique est sa grande passion, le fil conducteur de son action politique comme de sa réflexion.

Il a souligné l’intime connaissance acquise par le récipiendaire à l’OUA et lors d’innombrables missions, encore récemment comme médiateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie à Madagascar ou chef de la mission d’observation de l’Union Africaine en Guinée, puis actuellement Ambassadeur de la Paix de l’Union Africaine et Ambassadeur itinérant de la CEDEAO.

Il a également mentionné la Fondation Pax Africana récemment lancée par Edem Kodjo et, qui œuvre pour la paix et le développement sur le continent. Il n’a pas passé sous silence sa carrière littéraire de l’illustre homme couronnée d’un succès immédiat en 1985 avec “Et demain l’Afrique”, distingué “grand prix littéraire de l’Afrique Noire” par l’Association des Ecrivains de Langue Française (ADELF).

Il a également évoqué le bilan politique des cinquante ans d’indépendance africaine que l’auteur a fait paraître en octobre 2010 dans la collection Continent Noir (Gallimard), sous le titre « Lettre ouverte à l’Afrique cinquantenaire ». Bilan sans concession aux accents d’amour déçu “Afrique, mon Afrique, qu’as-tu fait de ta jeunesse ?”, mais surtout appel au sursaut, au courage pour édifier une Afrique à la croissance forte, avec une industrie et un système bancaire puissants, une Afrique unie pesant toujours davantage dans les relations internationales. Selon l’ambassadeur français, avec “au commencement était le glaive”, paru en 2004, l’éminent écrivain est passé au roman, avec succès pour cette fresque, aux accents de conte philosophique, sur le royaume de Soumérina, où une guerre effroyable va opposer les Hamouris dominants aux Bamounas qui rejettent cette domination.

S’il évoque bien sûr le génocide rwandais, le livre n’est pas pour autant un roman historique mais bel et bien une création littéraire, avec une grande maîtrise d’écriture et d’intrigue tout au long des 280 pages et une réflexion personnelle sur le pouvoir, la violence, estime M. Renaux qui a ajouté que la Foi est pour M. Edem Kodjo cette force, celle qui animait les Pères de l’Eglise auxquels il a consacré un ouvrage. « Au commencement était le glaive. Non, rappelle le père MFUNI, au commencement était le Verbe.

Le Verbe, arme des hommes de foi, des hommes de bonne volonté. Arme commune aux prophètes et aux diplomates, selon la thèse de l’ambassadeur Gilles Curien. Arme de paix, d’affirmation de l’universel.

Il faut lire et relire les dernières pages de ce beau roman, ce que ses personnages disent de la vie, qui ne vaut que si on la domine, de la mort qui n’est rien, un tigre de papier, ou encore de ce que vous appelez “l’éternel dilemme de l’être : marquer ou durer”. Sur ce point, laissez-moi vous rassurer : vous êtes l’illustration que l’on peut marquer et durer. Que l’on peut aussi être à la fois homme d’action et homme de culture, imprécateur et médiateur, imperturbable et passionné », a conclu M. Renaux, soulignant que ce sont là quelques-unes des raisons qui ont conduit le Ministre français de la culture et de la communication, M. Frédéric Mitterrand, par arrêté en date du 4 avril 2011, à distinguer M. Edem Kodjo dans l’Ordre des Arts et des Lettres. « Par cette distinction, la France honore les personnalités qui se sont illustrées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, et par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement de la culture en France et dans le monde », a-t-il expliqué.

Coup de chapeau à M. Edem Kodjo, l’homme au parcours exceptionnel qui vient encore d’honorer notre pays avec cette nouvelle consécration internationale.

Carole AGHEY

La Compagnie Artistique Carrefour rompt avec le théâtre classique au centre Dényigba

« Laisser couler la créativité! » Pour la Compagnie Artistique Carrefour, le théâtre ne doit plus être l’apanage d’une classe, mais l’art théâtral doit ouvrir ses frontons à tout public. Le spectacle « John et Joe » après avoir été présenté quatre fois dans des maisons, n’a pas perdu de sa saveur le 8 juillet dernier au Centre Culturel Dényigba.

Ce scénario joué par deux personnages John et Joe et dont la mise en scène est assurée par Joel Ajavon, est né de la crise que traverse le théâtre togolais. Faut-il le rappeler, peu de Togolais vont au théâtre.
Comment remédier à cette désaffection et produire un art authentiquement togolais?

L’histoire de John et Joe ne saurait laisser personne indifférent : deux amis inséparables et liés par la passion de l’alcool sont curieusement prêts chacun à se servir de l’autre pour améliorer sa situation financière. Amis, oui autour d’un pot, mais adversaires lorsque l’intérêt personnel est menacé. On l’aura compris, l’amitié trouve souvent ses limites quand surviennent dames sécheresse et pauvreté. Il s’agit en tout cas d’un dialogue mêlé d’humour et d’une bonne dose d’absurde et de ridicule, le tout moulé dans des répliques assez simples et une langue accessible au public.

Le spectacle « John et Joe » n’a pas encore fini de se libérer de sa substance, parce qu’il sera à l’affiche pendant le Festival de Théâtre de la Fraternité (FESTEF) en août 2011. La compagnie artistique carrefour est née en 2009. Elle se veut un “laboratoire de recherche” qui tend plus que jamais à rapprocher le théâtre des populations, raison pour laquelle, nombre de ses spectacles se délocalisent jusque dans les foyers. « Pour beaucoup de gens, quand il y a spectacle, il s’agit de théâtre pour Blanc ? Nous menons un combat, celui de mettre l’art au service de la société, où 90% du public devient enfin de compte acteur », a expliqué le coordinateur de “Carrefour”, Joêl Ajavon.

Benito

Advertisement