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Société

Cri d’alarme: Kpalime en danger!

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Situé à 120km de Lomé la capitale togolaise, Kpalime a toujours brillé par la douceur de son climat, ses sites touristiques et l’accueil chaleureux de la population. Depuis le foisonnement des associations de volontaires et le développement de l’Internet, kpalime est pris en otage par de nouveaux vices, pas les moindres. C’est ainsi que les drogues comme le chanvre indien sont à vil prix. Une investigation a révélé l’existence d’un quartier d’homosexuel à kpalime. Lucarne sur Kpalimé, la ville touristique très prisée au Togo.

Aujourd’hui c’est devenu un secret de polichinelle. Le sexe fait l’objet de commentaires et de préjugés multiples à l’encontre de la population de Kpalimé. Pour beaucoup, la population de Kpalimé est sexuellement active. Mais doit-on tenir pour une vérité immuable cette approche des choses? En réalité, pas du tout sans en avoir démontré et apporter les preuves. Togoportail s’est intéressé aux faits et réalités sur la pratique.

En réalité le phénomène a débuté par le foisonnement des expatriés occidentaux qui venaient à kpalimé soit pour le tourisme, soit pour des actions humanitaires. Certains « blancs » n’hésitaient pas ainsi à proposer des rapports sexuels aux jeunes et surtout entre personnes de même sexe contre de l’argent.

Mais au fil du temps, le phénomène s’est amplifié grâce au développement du tourisme avec l’enregistrement du fort taux de flux touristique vers la localité qui attire par son paysage verdoyant exubérant et ses vestiges touristiques séduisants. Avec l’accentuation des vagues de volontaires internationaux qui déferlent vers la ville, une bonne frange de la population surtout la population jeune est activement sexuelle aujourd’hui. Il suffit de faire un tour devant les hôtels et auberges de la place pour toucher du doigt la réalité. Des filles il y en a de tous les âges pour le grand bonheur des «Boss» de la capitale qui sont à kpalimé pendant les week-ends.

Loin de ce contenter de cette triste étiquette, Kpalimé devient la ville de l’homosexualité également. On supputait depuis dans les années 80, que par moments et de manière irrégulière, de jeunes socialement mal lotis de Kpalimé, tombaient dans les pièges des actes incommodes de l’homosexualité. Ils se pratiquaient une fois en passant, par des touristiques véreux qui attiraient leur victimes dans les mailles du filet, avec de la monnaie sonnante et trébuchante. Certains de nos cercles d’amis en ont été victimes à l’époque et nous avaient fait des révélations les non moins troublantes, avec des pratiques peu recommandables pour la moralité.

Le phénomène est accentué par Internet et les réseaux sociaux. C’est ainsi que sur la route de Hangbigba un quartier périphérique de la ville de Kpalimé, des expatriés sont logés par de jeunes garçons dans des immeubles et assurent leur éducation en contre partie de ébats sexuels. Ces jeunes ont pour chef de fil « Président », un élève du collège polyvalent de la ville. Il s’exhibe à volonté dans des tenues de filles et revendique sa tendance gay.

L’autre actualité à Kpalimé c’est la prolifération des substances nocives interdites par la loi. Il s’agit principalement du chanvre indien, une plante cultivée au Ghana et dans les villages proches de Kpalimé. La consommation de cette substance qui était au départ l’apanage des artistes sculpteurs et percussionnistes qui sont généralement des Rasta men, est aujourd’hui devenue un business pour tous. C’est ainsi qu’ont dénombre un grand nombre d’élève et de lycéens dans ce deal.

Jacques un jeune de 18 qui consomme cette substance a bien voulu nous raconter son histoire. « Je suis membre d’une association humanitaire qui reçoit des volontaires européens. Ces derniers nous demandent de leur vendre de la drogue. Je me suis renseigné et j’ai appris qu’on en vend au niveau de l’école primaire de la gare. Au départ c’était seulement la vente. Mais j’ai fini par en consommer moi-même. »

Si avec 100 f cfa on a droit à un bâton de chanvre indien, il y a de quoi expliquer son abondance sur le marché. « Moi et ma copine on en prend avant les rapports sexuels. C’est très excitant », nous a confié Dodzi un garçon de 16 ans.

Il serait donc de bonne méthode que le gouvernement prenne conscience de cette réalité qui prévaut dans la cité de Kpalimé et veille à amoindrir l’ampleur du phénomène qui cause plus de dommages pour la santé de la population locale et par conséquent pour le développement de la localité. Des initiatives en matière de sensibilisation et d’éveil de conscience doivent être mises en œuvre pour occuper ces jeunes sexuellement actifs à s’adonner plutôt à des activités saines afin de leur éviter de tomber dans de pareils dérives qui sont de nature à compromettre dangereusement leur avenir.

Occasion de lancer des cris d’alarme aux responsables du projet d’appui de PROVONAT qui ont la lourde tâche de faire engager les jeunes, surtout les ruraux qui triment également dans d’autres localités de l’intérieur pour leur permettre de se valoriser à travers des activités de développement. Quand ce projet tarde à démarrer effectivement, cela ne peut que susciter des inquiétudes. Mme la ministre Victoire Tomégah DOGBE et son équipe sont vivement appelés à passer à la vitesse supérieure pour que les jeunes qui attendent la suite voient leur attentes comblées.

La Rédaction

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