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Chronique de la Semaine N° 149 du 09 juin 2011: La fermerture de ReDeMaRe, porte-t-elle atteinte contre le développement socio-économique du Togo?

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Chronique de la Semaine dans sa parution N° 149 du 09 juin 2011, publie un reportage sur le Système ReDeMaRe, entendez le Réseau des Masses sans Ressource lancé au Togo en 2008, structure qui a beaucoup fait parler d’elle et qui continue d’en parler. La plus récente médiatique sortie date du 07 mai dernière avec une conférence débat sur le thème : «Publication des résultats du rapport sur le modèle d’Economie Sociale de Marché Commun proposé» par M. Sama Essohamlon sur : «l’analyse de la solvabilité et impact sur la réduction de la pauvreté au Togo». L’hebdo informe son lectorat de la place de la structure dans l’économie nationale et le développement de social de la population qui a bénéficie notablement des retombées significatives signalées par “l’indicateur de la pauvreté alimentaire, passé de 0,63 (période de non adhésion à ReDeMaRe) à 0,53 (période d’adhésion à ReDeMaRe) puis à 0,68 après la fermeture du réseau’’. Parcourez le contenu du numéro 149 de Chronique de la Semaine. Bonne lecture.

Selon des économistes togolais :

Le système ReDeMaRe est loin d’être une escroquerie du point de vue économique

Le cabinet PALM’S (Programme d’Analyse Leadership Management et Stratégies) a organisé, en collaboration avec des experts économiques, une conférence-débat sur le thème : « Publication des résultats du rapport sur le modèle d’Economie Sociale de Marché Commun proposé par M. Sama Essohamlon : analyse de la solvabilité et impact sur la réduction de la pauvreté au Togo. » C’était le 7 mai dernier à le FOPADESC à Lomé. Cette rencontre a consisté à présenter au public le rapport d’une étude menée sur le système ReDeMaRe. D’après le docteur en économie Sodokin Koffi, les activités de ReDeMaRe ont eu un impact significatif sur les ménages et contribué de façon sensible à la réduction de la pauvreté au Togo. Il est en effet parti du constat selon lequel, l’indicateur de la pauvreté alimentaire est passé de 0,63 (période de non adhésion à ReDeMaRe) à 0,53 (période d’adhésion à ReDeMaRe) puis à 0,68 après la fermeture du réseau. Il faut préciser que cette étude scientifique a été menée par le professeur Gogué Aimé, les docteurs Sodokin Koffi et Couchoro Mawuli. M. Sodokin a par ailleurs estimé que les inquiétudes liées au fait que les adhérents étaient incités à ne pas travailler, ne sont pas fondées. En effet, selon lui la grande majorité des adhérents de ReDeMaRe a continué à garder son emploi (soit 94%) contre 5% qui ont abandonné. Le conférencier a terminé son propos en déclarant que « nous ne critiquons pas la décision du gouvernement. En effet, quelque chose peut se justifier économiquement mais politiquement non. ReDeMaRe pouvait bien assurer le remboursement à ses adhérents même s’il n’y avait plus d’adhésion. Tant que l’économie et l’investissement du réseau fonctionnent bien, il n’y a pas de soucis que ReDeMaRe ne puisse honorer ses remboursements par rapport à ses adhérents ». M.B

Hausse des prix des produits pétroliers de 5%

Des mesures d’accompagnement pour amoindrir le choc

Face à la montée vertigineuse du prix du pétrole brut sur le marché international, le gouvernement n’avait d’autres choix que de procéder à une légère hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. Ainsi, le vendredi dernier, les téléspectateurs ont suivi le ministre du Commerce, M. Ahoumey-Zunu Séléagodji, qui a annoncé l’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe avec à la clé des mesures d’accompagnement. Ainsi, les nouveaux prix à la pompe se présentent comme suite : – Super sans plomb : 567 F cfa – Pétrole lampant : 467 Fcfa – Mélange deux temps : 639 Fcfa – Gaz oïl : 599 Fcfa – Gaz butane : 3675 Fcfa la bombonne de 12 kg (le prix est resté inchangé). Le gouvernement, conscient du fait que la pilule était très amère à avaler par la population, a pris des dispositions pour atténuer le choc. Parmi ces mesures figure en bonne place le maintien des tarifs du transport. Généralement, l’augmentation du prix du transport provoque la flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché. Malgré l’existence d’un accord entre les syndicats et le gouvernement stipulant que lorsque l’augmentation des prix du carburant ne dépasse pas 50 Fcfa, il ne peut pas y avoir de majoration des prix de transport, le gouvernement a décidé d’exonérer les transporteurs des taxes. Ainsi, les transporteurs routiers, les taximen, les zémidjans ne payeront plus la taxe communément appelée « trimestre ». En clair, l’on ne verra plus le service des Impôts bloquer les motos des zémidjans pour non payement de cette taxe. Les fonctionnaires des catégories B, C, D, les agents permanents, les hommes de rang des FAT, les salariés du secteur privé, déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et dont le salaire est inférieur à 35000 F cfa, les retraités civils et militaires et leurs ayants-droit relevant de la Caisse de Retraite du Togo (CRT) ou de la CNSS avec une pension inférieure à 35000 F cfa bénéficieront d’une allocation mensuelle de 5000 F cfa. Quant aux étudiants, le gouvernement leur accorde une allocation de 5000 Fcfa par trimestre. Toutes ces mesures visent à amortir le choc de cette augmentation surtout pour la population la plus vulnérable. Vivement que le prix du baril du pétrole redescende à moins de 80 dollars pour que les prix des produits pétroliers puissent connaitre à leur tour une baisse significative car le Togo n’étant pas pour le moment producteur du pétrole, les Togolais ne peuvent que subir le coup des prix mondiaux de l’or noir. Aliziou Dominique

Le campus de Lomé réouvert aujourd’hui

Les étudiants de l’Université de Lomé reprennent le chemin des amphis ce matin. Les autorités ont décidé la réouverture du campus de Lomé. L’annonce en a été faite le mardi nuit dans un communiqué lu à la télévision nationale (TVT). Le campus avait été fermé depuis le 27 mai 2011 sur décision du gouvernement suite aux affrontements entre les étudiants et forces de sécurité sur le campus et ses abords. Ces manifestations des étudiants qui réclament de meilleures conditions d’étude, une revalorisation de leurs aides et une bonne application du système LMD (Licence-Master-Doctorat) sont les résultats des échecs répétés des négociations entreprises par les étudiants avec les autorités universitaires. Elles ont dégénéré en violences préjudiciables à la sécurité des étudiants eux-mêmes. Pour éviter que la situation ne perdure, le gouvernement a initié une rencontre entre les différents acteurs à la primature. Selon notre confrère « Forum de la Semaine » dans sa livraison n°956 du mardi 7 juin 2011, le collectif des associations et mouvements estudiantins et une délégation gouvernementale sont parvenus à un accord de sortie de crise. Au nombre des mesures envisagées, on note la restauration de la bourse d’études (une commission devra se charger des critères d’attribution), la recommandation aux concepteurs des programmes de formation de ne s’en tenir qu’à ce qui est indispensable. Les étudiants ont recommandé que le cas de leurs camarades en transition, c’est-à-dire ceux qui ont commencé avec le système classique et que le nouveau système a rattrapés soit pris en compte. D’une façon claire, les étudiants ne rejettent pas en bloc le système LMD mais critiquent sa mauvaise application par les autorités universitaires. Dans le souci de soulager les étudiants des effets de la nouvelle hausse des prix du carburant, le gouvernement leur a octroyé 5000F par trimestre pour les deux trimestres, soit 10.000F. Vivement que cet accord trouvé entre les étudiants et le gouvernement soit mis en œuvre pour assurer une bonne formation à notre jeunesse, relève de demain.
Pierre A

Réhabilitation du corridor Abidjan-Lagos

Les travaux du tronçon Aného-Sanvee Condji lancés

Dans onze mois, le tronçon Aneho-Sanvee Condji-frontière Bénin sur le corridor Abidjan-Lagos aura un nouveau visage. Les travaux de réhabilitation et de modernisation de ce tronçon ont été lancés le 26 mai 2011 par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à Aného. Ces travaux d’un coût total de 33 millions de dollars Us, soit 9,9 milliards de Fcfa sont financés par la Banque mondiale et le gouvernement togolais dans le cadre du projet de Facilitation du Commerce et du Transport sur le Corridor Abidjan-Lagos qui vise à doter les pays concernés d’infrastructures routières modernes capables d’assurer la libre circulation des personnes et des biens. Le Togo est le premier pays à lancer les travaux de réhabilitation de ses infrastructures sur le Corridor, une action qui vient s’ajouter aux travaux de construction de routes en cours à Lomé et dans les autres villes du pays. Les travaux de ce tronçon long de 7,76 km ont été confiés au groupement d’entreprises SGMT/COGEB tandis que le contrôle et la surveillance seront effectués par COMETE/CAEM. Dans son allocution de circonstance, le ministre des Travaux Publics, Andjo Tchamdja, a montré l’importance de la route Aflao-Hillacondji-Frontière Bénin. « …La route Hillacondji-Frontière Bénin comprend les routes nationales n°2 et n°3. Cette route est longue de 52,5km et fait partie du corridor Abidjan-Lagos. Elle est classée n°1 par l’UEMOA et fait partie du réseau communautaire de la CEDEAO ». Cette route construite il ya 25 ans se trouve dans un état de dégradation avancée dû au poids des années et surtout à « l’accroissement exponentiel du trafic routier sur la route communautaire reliant les capitales administratives des Républiques sœurs du Bénin et du Ghana », a-t-il expliqué. Il a par ailleurs indiqué qu’ « il est donc apparu nécessaire d’y entreprendre des travaux de réhabilitation et de modernisation afin de répondre non seulement à la sollicitation actuelle du trafic mais aussi aux exigences des normes de construction de l’UEMOA ».

Caractéristiques des travaux Les travaux se présentent sous deux composantes principales : une route d’environ 8km et un pont de 95m de portée à Adjido ; et quatre composantes intégrés d’ouvrages connexes. Selon la configuration géométrique ; les ouvrages se présentent comme suit : – une voie principale composée : d’une chaussée unique en 1×2 voies de 7m de large sur 1,52 km (entre le PK O et le PK 1,52) d’une part et d’autres part d’une double chaussée unique en 2×2 voies de 7,00 m de large chacune sur une longueur de 4 m (entre le PK 1,52 et le PK 5,52) à partir de la station Total jusqu’à la frontière du Bénin; – une voie secondaire urbaine composée d’une chaussée unique en 1×2 voies sur 2,24 km allant du pont d’Adjido jusqu’au carrefour Messan Condji. Ces chaussées seront bordées de trottoirs de 2 m de large de part et d’autre et d’un terre-plein central de 1 à 3 m de large pour la double chaussée de 2×2 voies. Afin d’éviter toute dégradation précoce de la chaussée par les eaux, le drainage de la route en construction sera parfaitement assuré de bout en bout par des caniveaux et dalots en béton armé pour permettre une évacuation efficace des eaux pluviales. Le projet intègre également des travaux connexes qui visent à améliorer l’environnement immédiat des populations riveraines. Pierre

Processus de réconciliation durable au Togo

Quelle contribution pour la société civile?

Un Forum des organisations de la Société Civile pour la réussite du processus de réconciliation nationale au Togo regroupe, depuis hier mercredi à l’hôtel « Le Sphinx » de Lomé, une quarantaine d’acteurs issus des organisations de la société civile, autour du thème : « Quelle contribution de la société civile pour une réconciliation durable au Togo ?». Cette rencontre de trois jours organisée par le Collectif des Associations contre l’Impunité (CACIT) avec le soutien financier du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme – Bureau du Togo (HCDH-B-T), vise, d’après les organisateurs, à contribuer à la formulation de recommandations et de suggestions devant nourrir à l’avenir les travaux de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, installée par le chef de l’Etat le 29 mai 2009 en vue de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme et les violences qui ont secoué les fondements de la communauté togolaise de 1958 à 2005. Dans son discours d’ouverture, lu par sa représentante, Mme Mensah, la ministre des Droits de l’Homme, de la Formation Civique et de la Consolidation de la Démocratie, s’est réjouie du désir des organisations de la société civile de soutenir davantage la CVJR dans sa mission de réconciliation de tous les Togolais. « Ayez confiance dans les institutions de la République, ayez aussi confiance à un heureux aboutissement des travaux de la CVJR. Le gouvernement est conscient de la mission qui incombe à cette commission et entend continuer à la soutenir et à l’accompagner. C’est pourquoi il est heureux de vous savoir aujourd’hui, acteurs de la société civile, dans la même dynamique », a-t-elle conclu. Quant au président du CACIT, Me Zeus Ajavon, il a mis un accent particulier sur la pertinence de la mission de la CVJR à laquelle les acteurs de la société civile entendent apporter leur contribution. « Chaque peuple a le droit inaliénable de connaître la vérité sur les événements passés relatifs à la perpétration de crimes odieux ainsi que sur les circonstances et les raisons qui ont conduit à la violation massive ou systématique des droits de l’homme. La mise en œuvre pleine et effective du droit à la vérité, constitue une protection essentielle contre le renouvellement des violations et une armure solide contre leur récurrence », a-t-il dit. Au cours des trois jours des travaux, les participants auront à suivre des communications relatives à la justice transitionnelle suivies de débats ; ce qui leur permettra à la fin des travaux de formuler des recommandations et des suggestions constructives dans le sens de baliser le terrain pour une réconciliation durable au Togo. Pour y parvenir, le CACIT a invité à ce forum, des personnes ressources étrangères qui, à travers leurs organisations respectives, ont déjà travaillé avec des CVJR, pour partager avec les participants, les riches expériences de leurs pays respectifs. Il s’agit pour le CACIT d’outiller les Organisations de la Société Civile (OSC) sur les impératifs qui régissent une justice transitionnelle ; ce qui aura le mérite d’éviter des ratés et des dérives dans le contexte togolais. Carole AGHEY

Le nouveau produit M’FRI, de Togo Télécom :

Une nouvelle opportunité de communication à un coût réduit

Mieux répondre aux besoins de communication de ses clients, c’est l’ambition que s’est fixée Togo Télécom, qui vient de lancer le 5 juin dernier à Lomé son nouveau service dénommé M’FRI. Les avantages de ce service vont de la réduction systématique de tarifs à la liberté de communiquer quelle que soit la destination de l’appel. L’appellation M’FRI est tirée de la phrase anglaise « l’m free » c’est-à-dire « je suis libre » et se retrouve pratiquement de façon sonore dans les différentes langues autochtones du Togo: m’lé fri en mina, m’ba fri en moba, m’bé fri en bassar, mêwê fri en kabyè, etc. Il s’agit à partir de ce service de donner au client la latitude de choisir ce qui lui convient le mieux selon sa bourse et ses besoins en communication. En effet, M’FRI permet au souscripteur de payer un forfait mensuel donnant droit à une communication variable selon le type d’offre choisie et selon la destination. Deux options s’offrent à cet effet au souscripteur : le prépaiement ou le post-paiement. Pour la première, la durée de validité du forfait M’FRI est de trente (30) jours cycliques à compter de la date de la recharge. Quant à la seconde, elle est d’un mois calendaire à compter du premier jour du mois suivant le mois de souscription. Le client peut toutefois changer d’option à sa convenance et passer du prépaiement au post-paiement ou vice versa. Selon le directeur général de Togo Télécom, M. Sam Bikassam, avec le produit M’FRI, le Togo ne fera plus partie des pays dont le coût de communication est des plus exorbitants. Grâce aux offres M’FRI, le client a la possibilité de suivre son crédit de communication en temps réel, de téléphoner à n’importe quel point du Togo au tarif d’un appel local. Par ailleurs, il bénéficie d’une tarification à la seconde des appels téléphoniques, d’une réduction allant jusqu’à 80% sur les offres HELIM, l’internet haut débit ainsi que la maîtrise et la planification de son budget de communication. Pour souscrire au M’FRI déclare la directrice commerciale et marketing, Mme Tantoa Midaanga, « Togo Télécom dispose de points de vente appelés ’’Espaces Télécom’’ sur toute l’étendue du territoire national. Il y en a 7 à Lomé et 7 à l’intérieur du pays. De plus, Togo Télécom dispose de gestionnaires et de commerciaux itinérants». L’offre M’FRI s’adresse à tout le monde quel que soit le profil : entreprises, ménages, jeunes, professions libérales, etc. Bien avant la signature d’un contrat M’FRI, le client doit remplir 3 conditions spécifiques : avoir été un client illico, chemoi ou Helim de TogoTélécom pendant au moins trois mois, avoir souscrit au contrat d’abonnement de l’offre M’FRI et ne pas avoir souscrit au service de renvoi d’impulsion. Avec M’FRI, point n’est besoin de continuer à s’encombrer avec plusieurs appareils alors qu’une seule ligne filaire peut satisfaire tous les besoins en communication qu’il s’agisse d’illico, chemoi ou Helim. B.M

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