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Niger : Mahamadou Issoufou a du pain sur la planche

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Le premier président de la 7ème République du Niger et son gouvernement ont du pain sur la planche. La coalition est fragile mais les problèmes du pays à résoudre sont très délicats.

Les résultats globaux provisoires des élections présidentielles deuxième tour sont désormais connus, Mahamadou Issoufou candidat du PNDS-Tarayya arrive en tête avec 57,95% contre son challenger Seyni Oumarou candidat du MNSD-Nassara avec 42,05%, avec un taux de participation de 48,17% contre 51,02% au premier tour.

Le candidat Mahamadou Issoufou du PNDS-Tarayya a eu 36,06% au présidentielles premier tour et 39 députés aux législatives. Il a été soutenu par la CFDR qui regroupe 32 partis politique dont quatre (4) candidats malheureux y compris le faiseur du roi Hama Amadou qui a eu 19,82% aux présidentielles et 24 députés aux législatives ; Chéffou Amadou 4,07% ; Amadou Boubacar Cissé 1,61% aux présidentielles premier tour, 6 députés ; Moussa Moumouni Djermakoye de l’ANDP-Zaman Lahiya avec 3,95% aux élections présidentielles, 9 députés aux législatives et RDP-Jama’à qui n’a pas présenté de candidat aux élections présidentielles a totalisé 7 députés.

Le candidat Seyni Oumarou du MNSD-Nassara a eu 23,24% au présidentiel premier tour, 26 députés aux législatives. Il est soutenu par l’Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN) dont deux candidats malheureux aux élections présidentielles premier tour Mahamane Ousmane de la CDS-Rahama qui a eu 8,42% aux élections présidentielles et 2 députés aux élections législatives, Ousmane Issoufou Oubandawaki 1,93% et de même que l’Indépendant UNI qui a eu un (1) député.

Le taux de participation a baissé. Plusieurs facteurs peut-être à la base de cette situation tels que la haute chaleur de la journée, les autres préfères ne pas aller voter puisque leur candidat a été éliminé dès le premier tour. En plus le présidentiel premier tour était couplet avec les élections législatives, où certains sont parfois contrains d’aller voter pour un parent ou proche. Car même pendant le couplage de ces deux élections au législative le taux de participation est de 52,83% tandis que le présidentielle premier tour est de 51,02%.

Sur les alliances, mathématiquement Mahamadou Issoufou devait avoir plus de 75% au lieu de 57,95% si les consignes de vote des militants des partis alliés auraient été respectées. Cela montre que la plupart des partis politiques tels que le RSD-Gaskiya qui à son fief à Maradi, le RDP-jama’à à Zinder et Doutchi leur consigne de vote n’a pas été respecté par leur militant. Tandis qu’à Tillabéri et Niamey les fiefs de Moden FA Lumana de Hama Amadou les consignes ont été respectées.

Pour l’avenir du pays, cela dépend du future Premier ministre, chef du gouvernement qui conduira la politique du premier gouvernement de la 7ème République. Il est difficile que Mahamadou Issoufou puisse avoir un Premier ministre qui peut sacrifier sa carrière politique et restera fidèle à lui comme Hama Amadou l’a été avec l’ancien président Mamadou Tandja pendant le premier quinquennat. Car plusieurs gros dossiers attendent un traitement minutieux comme l’affaire MEBA où est cité certaines personnalités membres de la coalition qui a amené Mahamadou Issoufou au pouvoir tel Ari Ibrahim, Hamani Harouna ; affaire de la SONIDEP dans laquelle est cité l’ancien président Mamadou Tandja ; l’affaire dite fonds d’ aide à la presse où est inculpé l’ancien Premier ministre Hama Amadou ; l’affaires de coup d’Etat qui a amené quatre (4) officiers supérieurs de l’armée, pour ne cité que cela.

L’augmentation de salaire des fonctionnaires de l’Etat par le régime de Mamadou Tandja et de la transition, les subventions aux étudiants, la création des trois universités qui demandent beaucoup d’investissements et l’adoption des plusieurs statuts particuliers des fonctionnaires qui a attiré la colère de certains secteurs comme les médecins qui sont actuellement en grève de dix jour. Cette situation va créer une charge énorme à l’Etat difficile à supporter avec la situation économique du pays. A cela s’ajoute le problème de chômage des jeunes, l’insécurité alimentaire et le problème de l’urbanisme. La réconciliation des Nigériens et l’assainissement des biens publics sont les dossiers délicats que Mahamadou Issoufou doit apporter des réponses.

Sur le plan internationale, Mahamadou Issoufou doit gérer le problème de boycotte de port de Cotonou (Bénin), la sécurisation des frontières avec la menace terroriste de ACQMI branche magrebienne de AL-QAÏDA.

Cette alliance qui a amené Mahamadou Issoufou au pouvoir va-t- elle apporter des réponses appropriées conformément aux lois et règlements nationaux et internationaux ? On se frottera les yeux pour voir ce qui s’ensuivra.
(Xinhua)

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