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Enquêtes & Interviews

Entretien avec ADANBOUNOU Akoété Kovi, Président du CJD

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Vice-président du Réseau International de Transit Transport et des Affaires (RITTA –AFRIQUE), Directeur Régional du programme AFRONETWORK-Télécommunication de L’espace CEDEAO, Directeur Général de la société COVI-TRANS SARL, Commissionnaire agréé en Douanes Togolaises, et membre du Conseil des Exportateurs de Café-Cacao du Togo (CECC-Togo), M. ADANBOUNOU Akoété Kovi est aujourd’hui Président du Collectif de Jeunes pour le Développement (CJD). Créé en 2007 pour contribuer à la mise en valeur et à la promotion des forces et compétences de la jeunesse togolaise confrontée à la précarité et aux manques de repères depuis 1990, le CJD entend mobiliser les énergies de la jeunesse de la nation autour de la politique de notre pays. ADANBOUNOUComposé de plus d’une cinquantaine d’associations et regroupant des acteurs de développement et responsables d’associations, ses actions sont orientées vers de jeunes démunis dans le but d’œuvrer pour l’instauration d’une société démocratique, de tolérance, d’unité nationale et de paix, offrant ainsi aux jeunes la motivation et les moyens d’œuvrer à leur plein épanouissement, en se prenant en charge.
Dans son élan de mettre les internautes au cœur des initiatives et actions qui s’opèrent en faveur de la jeunesse togolaise et africaine en général, togoportail vous emmène à mieux découvrir le Collectif des Jeunes pour le Développement. Un détour édifiant à travers cette interview que nous a accordée son Président.

Togoportail : Vous êtes à la tête de CJD qui est le Collectif de Jeunes pour le Développement pour un mandat de 4 ans; Qu’est-ce qui a motivé la création d’une telle association? A quand remonte la date de sa création?
ADANBOUNOU Akoété Kovi : Le CJD est créé en 2007 suite au constat fait sur le terrain, constat révélant que les jeunes togolais ont perdu leurs repères depuis 1990, ce qui a occasionné une fuite de cerveaux et des compétences. La mission du Collectif des Jeunes pour le Développement est de rassembler ces forces vives de la nation, ces compétences autour de la politique de développement sans distinction de partis politiques, d’ethnies ni de religions, dans l’intérêt supérieur de notre pays.
Parlez-nous des objectifs et des moyens d’actions du CJD.
A. A. K. Le CJD a pour objectifs : la conscientisation, la sensibilisation de la jeunesse et son implication dans le développement du pays, la promotion de la formation civique, la lutte contre la pauvreté et la délinquance juvénile et enfin la promotion de l’auto–emploi et l’entreprenariat.
Concernant les moyens d’actions du CJD, nous comptons d’abord sur nos ressources humaines constituées de techniciens qualifiés en matière de développement aux niveaux national et international, la mise en place de magazine d’information et plus tard de chaine de télévision et radio et enfin la mise en place d’équipes de formateurs et d’une structure de financement des groupes organisés pour la réalisation des projets de développement à moyen et long termes.

Quels sont les grands chantiers de développement auxquels le CJD compte se consacrer au cours de votre mandat?

A. A. K. Nous allons privilégier la politique de décentralisation, ce qui nous permettra de connaitre exactement les besoins réels des populations au niveau local afin de les accompagner dans la réalisation de projets communautaires, raison pour laquelle nous comptons installer dans les prochains mois des bureaux régionaux, préfectoraux et des cellules de développement locales qui auront pour mission de recenser les potentialités économiques de leur région et les besoins essentiels afin de permettre aux commissions techniques d’élaborer des projets concrets à soumettre à nos partenaires pour financements.

Vous semblez vous annoncer, comme une formation associative citoyenne qui vient apporter des approches de solutions à l’essentiel des problèmes de pauvreté auxquels la jeunesse togolaise se heurt dans son effort à sortir de sa précarité. Pouvez-vous rassurer les uns et les autres à vous faire confiance? Qu’est qui vous démarque des autres associations de même nature qui s’annoncent avec force mais qui par la suite, n’agissent pas sur le terrain? Disposez des moyens de vos actions ?

A. A. K. Vous savez le mal du Togolais est qu’il n’aime pas fournir d’effort, mais plutôt le tout fourni ; il attend toujours les bons résultats pour en profiter sans véritablement apporter une quelconque participation ; au CJD nous disons non à cette pratique car c’est une raison fondamentale qui décourageait la plupart des associations qui donne l’impression qu’elles s’annoncent en pompe et par la suite rien de concret; pour bâtir une maison on a besoin de plusieurs artisans, chacun apporte sa pierre à l’édifice, c’est ce qu’on a compris au CJD raison pour laquelle nous invitons tous les Togolais conscients du retard de notre pays à se joindre à nous pour relever le défit; pour finir, je vous rassure que nous avons les moyens de nos actions, la preuve depuis 2007 nous avons financé à coût de millions nos actions sur le terrain sur nos fonds propres, la jeunesse Togolaise est appelée à croire tout d’abord à ses potentialités et sa détermination pour réussir et aller de l’avant.

Une idée du nombre d’adhésions dont fait l’objet le CJD et du nombre d’associations qui forment le Collectif. Pouvez-vous énumérez quelques unes d’entre elles?

A. A. K. Aujourd’hui le nombre d’adhérents du CJD avoisine 10 000 ; pour le nombre d’associations le composant il dépasse la cinquantaine, on peut citer entre autres : Jeunesse Patriotique pour le Renouveau (JPR), Association des Jeunes en Action pour un Développement Intégral (AJADI), Mouvement des Jeunes Chrétiens pour la Non Violence au Togo (MJCNVT), Association pour la Promotion des Jeunes de Bè (APJB), Mouvement Togolais pour l’Evolution (MTE), Association LA RELANCE, La Coopérative des Mutuelles et de Crédit Agricole (CMCA), Réseau des Communicateurs Agricoles ( RECA ), Fondation ETHER, FEG FAN’CLUB, CJTAPF etc. et des associations qui ont finalement pris la dénomination SECTION telle que : CJD-SECTION BE,HEDZRANAWOE , CAMPUS UNIVERSITAIRE, TOGOVILLE, NOTSE, ANEHO, TOGLEKOPE, KPALIME, AKOUMAPE etc. Nous publierons bientôt officiellement la liste de toutes les associations membres.

Un regard scrutateur porté sur la composition du bureau exécutif et les membres du CJD permet de se rendre compte du foisonnement de compétences et ressources humaines avérées qui le composent. Comment avez-vous pu convaincre et mobiliser un tel panel de compétences qui ont accepté faire confiance au CJD et à vous porter à leur tête?

A. A. K. Une première raison de la réussite de ma mission de rassembleur de ces compétences et ressources humaines avérées est le dialogue et l’humilité, mon langage de motivation des jeunes à être ambitieux et réalistes, le bannissement de tous comportements d’exclusion et surtout la nécessité de donner plus de chance à une collaboration franche; l’autre raison qui les a convaincu à me porter à la tête de ce collectif est sans nulle doute la chance qu’a ma modeste personne avec des ouvertures multiformes compte tenu de mes relations tant au Togo qu’à l’étranger.

Face aux soubresauts et enjeux liés aux intérêts politiques, la plupart de nos associations bien qu’étant apolitiques, subissent des disfonctionnements qui les empêchent de réussir dans leur ambition et de se pérenniser dans le temps. En quoi le CJD compte se prémunir de ces aléas étant donné surtout qu’on retrouve au sein du CJD quelques acteurs politiques de premier rang?

Vous ne perdez pas de vue certes que nous avons des responsabilités politiques, étant donné que nous avons pour la plupart milité dans les partis politiques, raison pour laquelle nous aurons un droit de regard sur la vie politique de notre pays, mais la différence est qu’au CJD nous avons opté pour la politique de développement, donc avec nos propositions dans ce domaine nous apporterons notre soutien aux acteurs politiques qui épousent nos idéologies, tout en gardant notre indépendance.

Quel message avez-vous à l’endroit de cette jeunesse qui a son mot à dire dans le processus de relance de l’économie togolaise, une jeunesse dont la force et l’implication sont non négligeables dans toute politique de développement d’une Nation?

A. A. K. Je lance un appel solennel à toute la jeunesse Togolaise de l’intérieur et de la diaspora et l’invite à nous rejoindre pour relancer l’économie togolaise et contribuer au développement de notre très chère Patrie ; plus on sera ensemble, plus on sera fort et le rôle primordial du CJD est de promouvoir la jeunesse, qu’elle démontre son savoir faire, et c’est le lieu de la voir à l’œuvre.

Votre mot de fin, M. le Président.

A. A. K. Jeune Togolais, le développement de notre pays Togo est l’un de tes devoirs sacrés, alors n’hésite pas, apporte ta pierre à l’édifice national.
Je remercie toute l’équipe de togoportail et vos internautes.

Interview réalisée
par Vicarmelo TIEM

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