pub
Au fil des questions réponses

Togo : APG, les défis, bilan de la gouvernance politique : Séna Alipui fait le grand déballage

Advertisement

 

Dans une interview accordée à nos confrères de republic of Togo, le député de l’UFC Ogou-Anié, président du groupe parlementaire UFC, Séna Alipui fait le point de la situation politique au Togo.

 

1- L’accord politique global (APG), doit-on encore en parler… ?

 

Selon Séna Alipui, l’APG appartient plus aux historiens et chercheurs qui doivent évaluer son impact sur notre processus démocratique.

Comme politique, nous pouvons dire d’une part que l’APG a été le fruit d’un compromis politique, compromis qui doit rester la pierre angulaire dans l’édification de notre édifice démocratique; d’autre part, le contexte a évolué et les préoccupations des Togolais ont évolué. Les défis auxquels nous devons faire face ensemble sont d’ordre sanitaires, sécuritaires, financiers et une amélioration de la bonne gouvernance politique et économique sans oublier la question de l’alternance que nous avons en partie réglée avec les réformes limitant le mandat en mai 2019.

 

1- Jeudi dernier était la célébration des 14 ans de l’APG. Mais, événement passé inaperçu. La page est tournée, n’est-ce pas…?

 

Sur ce point le député a souligné que, le silence général autour de cette date indique clairement que les Togolais dans leur majorité sont passés à autre chose.

 

2- Aujourd’hui, quels sont les défis actuels auquel fait face le Togo ?

 

Pour Séna, nous devons faire face à la crise sanitaire liée à la Covid-19, prendre des mesures pour endiguer la crise économique qui s’en suivra, poursuivre la mise en place des filets sociaux et continuer à travailler avec la majorité présidentielle sur des questions d’intérêt national comme la mise en œuvre du PND dont l’échéance se rapproche.  Nous devons également préserver la stabilité politique et sécuritaire pour garantir la paix et créer plus de prospérité pour chaque Togolais.

Une fois les élections passées, nous devons aller au-delà de la partisanerie politique et nous mettre ensemble pour relever ces défis dans l’intérêt supérieur du Togo. Nous devons oser davantage.

 

4- Pour des défis, les togolais sont impatients de l’avènement d’un nouveau gouvernement. Qu’en pensez-vous?

 

Il a précisé que, le gouvernement actuel ne démérite pas et la complémentarité et la complicité entre le chef de l’État et le premier ministre actuel ont permis au Togo de traverser bien des crises, qu’elles soient politiques, économiques ou sociales sans rompre le fragile équilibre du vivre ensemble. Le choix du premier ministre et des ministres est du ressort du chef de l’État qui décidera le moment venu de ce qui est opportun et sert au mieux l’intérêt du Togo dans ce contexte mondial et régional fragile.

 

3- Vous aviez aussi voté favorablement le programme de gouvernement  du PM. Quel petit bilan faites-vous aujourd’hui de son séjour ?

 

Sur cette question, l’élu a expliqué qu’il est un peu tôt pour faire le bilan d’un séjour qui n’est pas achevé et qui se passe bien, mais ce que je peux dire comme député c’est que la plupart des textes que nous recevons viennent du gouvernement et nombre d’engagements pris en Janvier 2019 ont été tenus. Cependant, le chantier reste immense et il faut mobiliser plus de ressources humaines et financières pour poursuivre la réalisation des projets liés au PND. Il faut continuer à améliorer la bonne gouvernance politique et économique en poursuivant la mise en place des autres institutions (CFO, Senat, Conseil économique et Social etc.), les rendre opérationnelles et trouver les moyens pour permettre aux institutions comme la cour constitutionnelle, la HAAC etc… de mettre en œuvre leur différents plans stratégiques.

 

4- Selon vous, quelle devra être la carrure du nouveau PM à nommer par le PR?

 

Le choix du premier ministre est une prérogative du chef de l’État qui au regard des différents équilibres à maintenir dans le pays et de la nécessité d’avancer doit choisir celui ou celle qui a le meilleur profil pour l’emploi et qui le mieux donnera corps à la vision que lui-même a pour le présent mandat.

Comme opposition, nous sommes plus préoccupés à veiller à l’amélioration de la gouvernance politique, économique et sociale et à proposer des politiques alternatives a indiqué Séna Alipui.

 

Landrykoss

 

 

Togoportail, l’information à votre portée

Advertisement

Publier un commentaire