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Société

Gléi : Mouvement d’humeur du 29 juillet, des administrés se prononcent

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Au Togo, le problème de chefferie devient de plus en plus récurrent. Et pourtant chaque peuple, chaque communauté est régie par des us et coutumes dont les dispositions prévoient déjà la succession après la mort d’un chef.

Dans nos communautés, la succession à la chefferie est devenue une bataille parfois violente entre des fils d’une même famille ou des foies entre communauté.

Du coup, le lien parental ou le cordon ancestral qui lie les collectivités se déchire à l’occasion du choix d’un successeur.  La vie communautaire issue de la solidarité légendaire prend également un coup, d’où l’apparition d’une division due aux querelles issues de ces problèmes de chefferie.

C’est ainsi que le mercredi 29 juillet à Gléi, un mouvement d’humeur d’un groupe de personne appelant à destituer le chef canton de Gléi Aladji Kokoua Akomédi VIII avait eu lieu. Dans leurs revendications, ils accusent le chef canton d’être une source de grande division et un ennemi au développement dudit canton.

Après cette manifestation, une équipe de Togoportail s’est rendue dans le canton de Gléi pour avoir plus d’information et éclairer ces internautes par rapport au sujet. L’équipe s’est entretenue avec plusieurs administrés et recueilli leurs avis.

Beaucoup étaient surpris de voir qu’une partie de personnes se réclament la population de Gléi puisse agir de cette façon envers un chef canton, gardien des us et coutumes désigné par voie coutumière. Pour d’autres, ce qui s’est passé, est une agression, une menace, une injure ou diffamation car un chef traditionnel est protégé par les lois et règlements en vigueur dans notre pays.

Toujours selon ces administrés, le chef canton de Gléi Aladji Kokoua Akomédi est un chef qui a toujours eu de bonnes relations avec les autorités, sa communauté. Ce désastre est occasionné par un de ses frères qui n’est pas de la lignée de la famille royale de la chefferie traditionnelle du canton de Gléi et qui convoite la chefferie depuis longtemps en traitant le chef de tous les noms. “On ne peut pas comprendre que le chef qui a toujours soutenu la vision du Chef de l’Etat puisse subir ces injures” a souligné un administré.

“Un chef traditionnel incarne une valeur. C’est un homme de développement, un rassembleur. Ne mélangeons pas la politique au développement. Le chef canton a été toujours respectueux vis-à-vis des lois et nul n’est parfait dans ce monde. Et pour des raisons politique on veut destituer un chef, nous appelons à la vigilance des autorités de ce pays en l’occurrence le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé à travers lui le Ministre de l’Administration Territoriale car ces comportements des certains groupuscules ternissent l’image de nos chefferies traditionnelles au Togo” a expliqué un autre administré.

Selon un proche conseiller du chef, le but de cette manifestation n’est pas claire car il est difficile de savoir ce qui est reproché au chef. “Nous nous sommes proches de lui et nous sommes surpris.  Tout le monde est bien avec lui. Les manifestants ont trompé les chefs de quartiers qu’on va leur distribuer des choses, c’est pourquoi les gens sont partis. Le chef n’a pas de problème avec quelqu’un. Il se comporte très bien avec la population et il assiste à toutes les réunions de UNIR.  C’est des marionnettes assoiffés qui n’ont rien” a ajouté le conseiller.  Jusque-là, le chef canton de Gléi Aladji Kokoua Akomédi VIII ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.

Nous y reviendrons

 

Prudence A. 

 

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