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Société

Togo : quel modèle pour l’économie énergétique ?

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Le Togo a un taux de croissance attractif, une population jeune, une ouverture rapide aux nouvelles technologies et ses ressources naturelles demeurent abondantes. Le Togo pourrait avoir un très bel avenir. Mais, quels outils pour la croissance ? Quel investissement pour demain ? Quel modèle de développement durable ? Comment faire en sorte que le pays se porte mieux malgré ses propres défis. Telles sont plusieurs questions que se posent les gouvernants. Face à ces défis, plusieurs approches de solutions sont en train d’être explorées.

Le Togo est caractérisé par trois types de situations : des structures inadéquates (manque d’infrastructures, étroitesse des marchés, secteurs industriels ébauchés, faiblesse de l’environnement institutionnel), des politiques inadéquates (économie administrée, poids de la corruption, mauvaise gestion des secteurs publics et privés) et, enfin, des vulnérabilités internationales (endettement, prix des matières premières).

Elle reste en effet marquée par une économie de rente, où l’enrichissement résulte davantage de prélèvements que de créations de richesses, qui se marginalise à l’échelle internationale. Les logiques distributives l’emportent ainsi sur les logiques productives. Or le Togo doit gérer le passif de la dette tout en répondant aux défis démographiques et urbains : 55 % de la population a moins de 15 ans, et l’explosion scolaire à peu débouché sur la formation de compétences utilisables par le système productif.

Les autorités togolaises font face aux nombreux défis internes : gestion de la dette, l’accroissement de la population, reconstitution des écosystèmes. Néanmoins, l’agriculture constitue une priorité. Le gouvernement va  l’intensifier, notamment avec l’utilisation d’intrants, afin de pallier la raréfaction des terres. Sans parler de l’industrie qui, encore embryonnaire, doit affronter la concurrence internationale, en particulier celle des pays voisins.

« Pour l’heure, les principaux défis concernent l’accroissement de l’espace budgétaire et le financement bancaire des secteurs porteurs de croissance. La pression fiscale qui plafonne à 20% du PIB, doit augmenter pour combler le gap infrastructurel (énergie, transport, télécom), financer les réformes des secteurs à fort potentiels de croissance tels que l’agro-industrie et allouer des ressources plus importantes au renforcement du capital humain ».

 

Prudence A.

 

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