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Développement

Togo : le PAEIJ-SP,un projet entrepreneurial innovant en évaluation

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Contribuer à créer les conditions d’une croissance économique plus inclusive à travers le renforcement de l’employabilité des jeunes et la promotion de l’entrepreneuriat dans les secteurs porteurs tel est l’objectif que vise l’Etat togolais à travers le ministère du développement à la base de l’Artisanat, de la jeunesse et de l’Emploi des jeunes en mettant en place ce projet innovant comme le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (Paeij-SP). Après 5 ans d’existence, il est nécessaire qu’on évalue ce projet afin de voir son impact sur la population cible.

Avant la mission finale d’évaluation du projet PAEIJ-SP, il est important qu’on passe en revue les grandes lignes de ce projet et voir les résultats qui étaient attendus. Le secteur agricole, qui concentre plus de 70% de la population active togolaise, est peu valorisé malgré ses fortes potentialités notamment compte tenu d’un faible niveau de transformation des produits agricoles. Il en résulte un niveau de pauvreté et de chômage élevé  au niveau des couches vulnérables que sont les jeunes et les femmes. Pour favoriser la promotion de l’entreprenariat dans le secteur agricole, l’Etat Togolais, à travers le ministre du développement à la base de l’Artisanat, de la jeunesse et de l’Emploi des jeunes a investi dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP).

Ce projet entrepreneurial innovant ciblant les jeunes est une approche des chaînes de valeur agricole qui a permis de développer l’entreprenariat agro industriel ; promouvoir l’agriculture commerciale et offrir des conditions d’emploi plus favorables aux jeunes et réduire la pauvreté.

Aujourd’hui, les résultats parlent d’eux-mêmes avec 12 PME structurantes appuyées au plan technique et ayant accès au financement bancaire ;19 600 emplois directs dont 40% pour les femmes ;1 200 jeunes (dont 40%) formés ont créé leur entreprise ;1 000 jeunes (dont 40%) formés dans les centres de formation appuyés par le projet ;14 200 producteurs / éleveur (dont 40% de femmes) ont accès au financement ;1 000 groupements ont accès au financement ;5 centres de formation équipés intègrent les nouveaux modules de formation ;4 IMF et 1 Institution Financière sont formées au financement des CVA ;Revenus des bénéficiaires sont accrus de 25% 200 femmes dans 21 villages vulnérables bénéficient de financement et d’équipement pour les AGR ;Les capacités de l’observatoire de l’emploi sont renforcées.

Au vue des percées qu’ont générées le projet, il est  attendu une mission en Septembre prochain afin d’évaluer les résultats.

Le bien-être des animaux d’élevage s’oriente vers une obligation de résultats plutôt que de moyens, nécessitant le développement d’indicateurs de bien-être basés sur l’animal adaptés aux filières, fiables et simples d’utilisation. A cette fin, le partenaire et l’Etat togolais ont depuis quelques années mis l’accent sur la promotion des élevages commerciaux afin de permettre aux éleveurs d’augmenter leurs revenus. Quelles sont les touches particulières apportées pour  révolutionner le secteur ?

Avec l’appui du PASA, 1 300 poulaillers et 500 bergeries ont été construits à travers le pays et sont progressivement investis par leurs nouveaux propriétaires. Les premiers bénéficiaires regroupent plus de 2 375 éleveurs, dont 585 femmes. Ceux-ci ont reçu des kits comprenant des matériaux de construction et des équipements, incluant paquets de ciment, mangeoires, abreuvoirs, rouleaux de fils de fer galvanisé et feuilles de tôle ondulée, qui permettront de renforcer les enclos.

Un autre aspect crucial du projet consiste à faire des actions de sensibilisation et de formation, menées par l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) en collaboration avec l’ONG internationale Agronomes et vétérinaires sans frontière (AVSF). Ces actions ont permis de renforcer les capacités de 209 conseillers agricoles, de 280 éleveurs de petits ruminants (ovins et caprins) dont 111 femmes et de 2 095 éleveurs de volailles, dont 474 femmes. Les éleveurs ont été formés sur l’entretien et la santé des animaux, l’utilité des vaccinations pour prévenir les maladies et la construction d’enclos propres et spacieux. Ces activités se sont traduites, aussi souvent que possible, par l’emploi de méthodes durables et par l’utilisation de ressources et matériaux locaux, pour permettre une pérennisation des résultats sur le long terme.

Ainsi, en 2019, le gouvernement a décaissé près de 1,5 milliard de francs CFA dans le cadre du projet PASA  pour subventionner 307 éleveurs : cinquante (50) dans la région maritime, soixante-dix (70) dans les Plateaux, soixante-sept (67) pour la région centrale, cinquante (50) dans la région de la Kara et soixante-dix (70) dans la région des savanes.Entre autres, cet appui financier a servi à doter les bénéficiaires d’infrastructures et d’équipements d’élevage.

Cet engagement du gouvernement ne peut qu’engendrer la promotion des élevages commerciaux qui vont contribuer à l’essor de l’économie nationale au grand bonheur bien sûr des éleveurs qui bientôt vont changer de statut.

 

Prudence A.

 

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