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Economie

Économie: le marché régional , un tremplin pour booster l’économie nationale

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A l’heure des débats sur la mondialisation des économies et sur les questions relatives au financement du développement des pays du Sud, la question du financement du développement de l’Afrique se pose avec plus d’acuité que jamais. Il ne saurait en être autrement si l’on sait que le débat sur les modèles possibles de développement a depuis belle lurette, laissé place à des interrogations sur les moyens de réduction de la pauvreté, la lutte contre la malnutrition et les grandes endémies, en un mot, les questions de survie ont remplacé les questions de développement. Une des conséquences tirées de cette situation, est que l’aide au développement qui s’est essoufflée au cours des deux dernières décennies est de plus en plus consacrée au soulagement de quelques « souffrances » comme la pauvreté, les maladies, etc.

Alors que les pays africains ont toujours fait recours à la dette auprès des organismes internationaux et des pays amis pour financer leurs investissements aussi bien pour les grands projets de l’Etat que pour les projets des entreprises publiques et privées, il s’est avéré utile et urgent de réfléchir sur les moyens alternatifs de financer l’investissement public et privé, ce qui dans toute économie saine et orientée vers la croissance et le développement, devrait provenir de l’épargne nationale. Or, l’exiguïté des marchés nationaux et la faiblesse des tissus économiques locaux, cumulées aux besoins grandissants des Etats africains, font que l’on ne peut plus se limiter aux sources classiques de financement.

Dès 1974, à la création de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), les Etats membres ont compris l’enjeu que constituait le financement des investissements publics et privés par l’épargne intérieure (sous régionale). C’est ce qui a justifié la création d’un Marché Financier Sous-Régional avec comme point d’orgue l’érection de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) à la place de la Bourse d’Abidjan en décembre 1993. Ce Marché qui regroupe l’ensemble des pays membres de l’Union Monétaire et Economique Ouest-Africaine (UEMOA) a été conçu pour compléter et renforcer les marchés interbancaires et monétaires, et offrir aux opérateurs économiques de la Sous-Région de nouvelles opportunités de placement et de financement alternatifs.

Au vu de cette compréhension, le Togo s’est lancé très tôt sur ce marché régional. Ce qui lui a permis de financer cette urgence de l’heure notamment la crise financière que traverse le pays et son cortège de maux sur l’économie nationale. C’est ainsi que le 17 Avril dernier, le Togo a bouclé la levée de fonds de 22 milliards de francs CFA. Le pays, à la recherche de 20 milliards à travers un Bon assimilable du trésor (BAT), a été servi par les investisseurs régionaux à hauteur de 29 milliards de francs CFA, soit un taux de couverture de plus de 147%.

Le Togo peut donc compter sur l’accompagnement de certains investisseurs pour atteindre son objectif sur le marché.

 

Prudence A.

 

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