Développement

L’UEMOA dresse un bilan satisfaisant de ses 25 ans et se projette dans l’avenir

Advertisement

L’Union Economique Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a dressé mercredi à Lomé au cours d’une conférence de presse le bilan de ses 25 ans de création. L’institution ouest-africaine qui a enregistré des avancées majeures à travers des politiques conçues par sa commission et mises en œuvre par les Etats membres, annonce d’autres défis à relever.

Selon Assoukou Krikpeu, 25 ans après, l’UEMOA peut se féliciter d’avoir contribué à la création d’un espace de saine gestion économique.

« Dans  notre espace, le taux d’inflation tourne généralement autour de 1%. Les taux de croissance annuelle moyenne de nos économies sont d’année en année au-dessus de 6%. Ce qui suppose que nous sommes dans un espace  de saine gestion économique. Nous avons pu mettre en place la libéralisation des échanges intracommunautaires, associée au tarif extérieur commun pour instaurer une union douanière effective depuis le 1er janvier 2000 à travers la libéralisation et la mise en œuvre d’un tarif extérieurs commun. Des critères de convergence appuyés par un mécanisme de surveillance multilatérale qui permet de mesurer les progrès dans l’atteinte de ces critères de convergence ont été aussi institués », a-t-il indiqué.

Au Togo, la contribution de l’institution au développement peut s’apprécier sous plusieurs angles. En fin  décembre 2018, le portefeuille actif de projets financés par l’institution au Togo est de 29.

« La mise en œuvre des réformes initiées au niveau communautaire bénéficie de l’appui de la commission de l’UEMOA. De façon concrète en complémentarité avec les efforts des Etats pour assurer le développement et le bien-être des populations, l’UEMOA apporte son appui à l’hydraulique villageoise, au secteur agricole en construisant des magasins de conservation des récoltes et de graines, et à la réhabilitation et la construction du corridor routier », a laissé entendre M. Krikpeu.

Toutefois, il reconnait qu’il y a encore d’autres défis à relever. Selon lui, il y a des difficultés relatives à la libre circulation des personnes et des biens.

« Au niveau du commerce intracommunautaire, les flux ne portent pas encore la promesse des fleurs parce que le niveau des échanges intracommunautaires est loin d’être satisfaisant. En 2019, nous sommes toujours à 15,16% d’échange intracommunautaire »,  a-t-il déploré.

D’autres défis de l’UEMOA portent sur l’insécurité, le sous-emploi conduisant à la migration et la réduction de la pauvreté.

La célébration est placée sous le thème : « 1994-2019 : 25 ans de progrès vers l’intégration régionale, ensemble pour relever le défi de libre circulation des personnes et des biens ». Elle se poursuit ce jeudi 1er avec l’apothéose qui sera marquée par un dîner.

Pour rappel, l’UEMOA a été créée le 10 janvier 1994 à Dakar par 7 pays de l’Afrique de l’Ouest ayant en partage le FCFA à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Elle sera rejointe plus en 1997 par la Guinée Bissau.

Max D.

Togoportail, l’information à votre portée

Advertisement

Publier un commentaire