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Politique

Togo/ Législatives 2018 : l’UFC veut rafler la majorité par son projet de société

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L’Union des forces de changement (UFC), depuis quelques mois accentue son opération de charme envers les Togolais. Et à la veille de la campagne législative, le parti des jaunes a exposé ce lundi 3 décembre son  projet de société devant un parterre de journalistes. Il s’agit d’un programme conçu et structuré autour de trois axes: la politique, l’économie et le social.

Pour l’essentiel, le sujet qui constitue la pomme de discorde depuis longtemps entre le pouvoir Unir et les autres partis de l’opposition à savoir les réformes seront en premier loge des préoccupations du parti Détia. « Si le parti politique présidé par Gilchrist  Olympio sort majoritaire des élections législatives du 20 décembre prochain, il soumettra à l’Assemblée nationale un projet de loi de révision de la constitution limitant à 2 tous les mandats électifs, notamment présidentiels, législatifs et locaux ».

Une autre préoccupation est de soumettre à l’Assemblée nationale une proposition pour amnistier les crimes politiques, économiques et les crimes de sang pour la période allant de 1958 à 2018.

« Nous nous engageons dans le processus électoral pour contribuer à améliorer les choses. Certains, restés dans une logique de l’absurde, disant qu’on ne peut les forcer à aller boire l’eau à la rivière. Nous pensons que c’est un dilemme poussé jusqu’à l’absurde. Les gens réagissent comme un âne qu’on place entre un sceau d’eau et un sceau d’avoine et qui refuse d’aller boire l’eau et de manger l’avoine. Ce qui arrive, c’est qu’il périt de faim et de soif », a réaffirmé le plus dynamique conseiller politique du président de l’UFC.

Pour  son projet social dénommé ‘Ensemble pour un Togo nouveau et un vivre ensemble en toute tolérance’, le parti de Gilchrist Olympio va faire des choses différentes par rapport à ce qui se faisait par le passé. Une fois la majorité obtenue UFC  à l’Assemblée nationale va faire adopter un statut des anciens présidents de la République, des Premiers ministres, des présidents d’institutions, des directeurs de sociétés d’Etat, des ministres, des députés, des officiers supérieurs de l’armée et des chefs traditionnels encore en vie.

Sur d’autres plans,  notamment économique et social,  le parti va s’assurer que les conditions d’une économie créatrice de richesses et d’emplois soient réunies pour faire travailler les jeunes qui ont des diplômes ou non.

« L’apaisement politique qui a résulté de l’accord RPT-UFC a permis au Togo de connaître une croissance stable d’environ 5% du PIB sur la période 2010-2018. Le gouvernement actuel a initié de nombreuses réformes pour redynamiser l’économie. Le Togo a besoin d’une croissance économique de 9% pour créer suffisamment de richesses et subvenir aux besoins futurs des populations », rappelle Isaac.

Une modernisation de notre agriculture va également retenir notre attention pour une industrialisation qui va aboutir à l’essor de l’économie nationale.

« Le chemin le plus simple pour le Togo, c’est une réforme en profondeur du secteur agricole pour doper la production nationale. A cette réforme, il faut ajouter des mesures visant à améliorer le climat des affaires, une réforme du système fiscal et l’intensification des dépenses publiques pour stimuler la demande et favoriser l’emploi », rassurent les responsables de cette formation politique.

Le Togo dispose d’énormes potentialités qui peuvent permettre à notre pays de sortir de la pauvreté sans cesse grandissante. Pour ce faire Tchiakpé préconise des réformes : « Ces réformes sociales visent à améliorer la qualité de vie des citoyens».

De même sur le plan social, l’UFC veut mettre en place une agence nationale de solidarité sociale qui offrira une sécurité des revenus aux citoyens à faible revenu de 25 à 60 ans, une agence nationale d’assurance emploi qui offrira une allocation proportionnelle à son salaire sur une période allant de 6 à 9 mois au contribuable qui perd son emploi pour des raisons indépendantes de sa volonté et une assurance maladie à l’ensemble des citoyens togolais, une prise en charge des soins de santé des enfants mineurs, de 0 à 18 ans, et la gratuité des manuels scolaires des ménages à faible revenu, et l’introduction de l’anglais dès la maternelle à l’horizon 2025.

« Notre objectif en s’engageant dans ce processus c’est d’abord éviter les scénarii de 2002 et démontrer à l’opinion nationale et internationale qu’on peut faire autrement la politique sans forcément aller à l’affrontement », s’est exclamé un partisan.

Prudence A.

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