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Société

Togo/GIABA: La problématique du blanchiment de capitaux et le terrorisme au cœur d’une réunion

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Les maux qui minent le plus nos sociétés et qui fragilisent le tissu socio-économique ne sont rien d’autres que le blanchiment des capitaux  pour financer le terrorisme. Afin de trouver des solutions plus adéquates à ces deux fléaux, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA) initie depuis ce mardi à Lomé une réunion régionale conjointe de tous les acteurs et experts  impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Il s’agit pour  ces acteurs de faire le bilan des activités menées par la structure GIABA l’année dernière et de définir de nouvelles stratégies afin de contrecarrer les velléités des personnes qui se livrent à ces genres de pratiques.

Prenant la parole au nom du ministre en charge des finances, le directeur de cabinet Kossi  TOFIO, a  salué la vision du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé qui a fait de la lutte contre Blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme son cheval de bataille. Pour TOFIO, « à l’instar de tous les pays de la sous-région, le gouvernement togolais a mis en place un dispositif ‘robuste’ de lutte contre ces fléaux ». « Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ne constituent pas une criminalité ‘ordinaire’ mais une criminalité ‘insidieuse’ dont la lutte nécessite un mécanisme particulier »,  a-t-il laissé entendre.

En dépit de l’existence des textes législatifs et réglementaires dans tous les pays, a-t-il relevé, leur application, notamment le respect des obligations imposées aux acteurs, n’est pas toujours effectif. Il y a une insuffisance de collaboration entre les acteurs et une faible coordination de la lutte qui ne dit pas son nom. « Ces manquements constituent un défi majeur pour les dispositifs de lutte en place dans la sous-région », a-t-il-déclaré.

Pour sa part, Dr Buno NDUKA chargé de programme et de projet représentant le DG de GIABA a souligné l’importance que revêt cette réunion de Lomé qui permettra de mettre en place un réseau et un forum consultatif GIABA/Secteur privé qui devrait : “servir de cadre permanent pour en savoir davantage sur les perspectives du secteur privé face à certaines exigences de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme”

Durant quatre jours, les directeurs en charge de la supervision, les cadres en charge de la conformité dans les cellules de renseignement financier (CRF), les responsables de la conformité des institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées (EPNFD) vont s’enquérir des récentes décisions intervenues dans les normes du Groupe d’action financière (GAFI),  partager les meilleurs pratiques et initier un cadre de coopération favorable.

En un mot, cette réunion de Lomé va renforcer la capacité de ces experts et acteurs pour mieux appréhender les questions liées à ces problématiques que sont le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la sous région Ouest-Africaine.

Prudence A.

 

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