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Développement

Togo/CETEF : Le thème de la 15ème Foire explicité aux exposants

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La 15ème foire de Lomé continue par susciter de la curiosité de la part des visiteurs qui viennent soit pour acheter soit pour suivre des conférences initiées par le CETEF. Ce jeudi 29 novembre, la salle de conférence dudit centre a accueilli un panel autour du thème : « chaîne de valeur : aspect conceptuel et théorique ».

Ce sont les panélistes bien choisis pour la circonstance qui ont animé la conférence en présence du directeur du Cetef, Kueku-Banka JOHNSON. Il s’agit de l’aspect conceptuel et théorique de la chaîne de valeur, le type de contrat entre les acteurs de la chaîne de valeur qui sont les thèmes abordés.

Pour Kodjovi Mawuli Couchoro, panéliste, la chaîne de valeur, l’enchaînement des opérateurs depuis les intrants à la production primaire, la commercialisation jusqu’à la consommation finale, permet de créer davantage d’emplois, une restructuration positive de l’économie. Mais au même moment, cela expose les pays africains aux aléas sur le plan international.

« Dès qu’il y a un problème de crise à l’international, nous sommes fortement affectés. L’autre chose, c’est que nous n’arrivons pas à aller au-delà de la production des produits bruts du fait que nous n’avons de l’avantage comparatif que dans la production des biens à l’état brut. Il faut aller au-delà dans la transformation. Nos infrastructures de production sont telles que nous n’arrivons pas à être très compétitifs et  à produire à moindre coût pour concurrencer les produits sur le plan international », a-t-il souligné.

De son coté, Edoh Kokou Adabé rappelle que le contrat est très important dans le développement durable des affaires dans une chaîne de valeur. Les acteurs de la chaîne qui vont des producteurs d’intrants spécifiques aux consommateurs  en passant par les producteurs primaires, les industries ou les transformateurs et les grossistes ou détaillants, doivent être liés par des contrats.« Sans cela, la chaîne de valeur ne peut subsister », a-t-il ajouté.

Pour ce dernier, la contractualisation n’est pas encore encrée dans les réalités togolaises et la plupart des contrats ne sont pas écrits. La question de la contractualisation est problématique à tous les niveaux de la filière agricole.

Abordant à son tour la thématique, M. Robert SEDJRO, président des producteurs d’Anacarde au Togo a donné le cas spécifique de l’anacarde où il y a une structure bien définie qui montre clairement les chaînes de valeur partant de la production à la distribution en partant par la transformation de plusieurs produits finis à partir du seul produit de base qu’ est l’anacarde,

« Le secteur le plus rentable actuellement  est le secteur agricole et la filière de l’anacarde passe pour être un secteur porteur, encouragé par le gouvernement. Les défis à relever entre autres sont la réforme financière, le renforcement de la production locale. La transformation n’est pas au rendez-vous », a martelé M.SEDJRO.

En guise de conclusion , le  DG du cetef a invité les jeunes entrepreneurs à investir dans le secteur agricole pour permettre à notre pays de s’épanouir sur tous les plans.

Prudence A.

 

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