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Togo : Une journée ‘‘morte’’ finalement très ‘‘vivante’’

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La journée morte dont l’appel a été lancé par les partis politiques de l’opposition au Togo n’a pas fonctionné. Ce vendredi 25 août 2017, sur toute l’étendue du territoire national, les fonctionnaires autant du secteur public comme du secteur privé ont vaqué librement à leurs occupations, conformément à l’appel du gouvernement.

On peut dire que l’opposition a mordu la poussière. C’est le moins qu’on puisse dire. L’appel lancé par l’opposition pour amener les uns et les autres à boycotter le travail ce vendredi août 2017 n’a visiblement pas marché. Ce matin de très bonheur, un tour au grand carrefour GTA-C2A ou Leader Price ou encore Attikoumé, pour ne citer que ceux-là, montrent un trafic très chargé sur la voie, comme la veille ou comme tous les jours. « C’est quoi journée Togo mort ? C’est quoi cette histoire ? Je ne peux pas laisser mon travail et disant que je veux lutter contre le gouvernement. C’est même insensé. Qui viendra nourrir ma famille ? », tonne Alidou Byao, un comptable dans une société privée au Togo. Selon lui, la classe politique de l’opposition doit changer de stratégie si ‘‘elle veut qu’on la prenne au sérieux’’.

Le point de vue de cet employé est partagé par plusieurs autres personnes. « Ce matin, ma femme et moi sommes séparés en allant au bout. Chacun de son côté. On ne peut pas refuser d’aller au boulot. Qu’est-ce qu’on apprend à nos enfants là ? Qu’on arrête ce désordre-là. Revendiquer est une chose, mais encourager les citoyens à ne pas aller au boulot est une bêtise des leaders politiques de l’opposition », renchérit Joe Messanvi, un fonctionnaire du public. La cinquantaine dépassé, l’homme se souvient encore des conséquences des erreurs du passé, commise dans l’opposition, de son point de vue.

Des revendications au prix trop lourd

Pour Joe Messanvi, comme pour plusieurs autres Togolais, les hommes politiques togolais de l’opposition doivent être ‘‘un peu plus responsables’’ dans leur démarche. D’après lui, les décès survenus le week-end du 19 août 2017 sont à leur imputer dans tous les sens du terme. « Si les leaders du PNP avaient accepté respecté l’itinéraire suggérée par l’autorité, il n’y aurait eu aucun problème. Pourquoi refuser de respecter les décisions des autorités au juste ? A Bafilo, vu que l’itinéraire a été respecté, on n’a eu aucune information concernant des violences. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose à Lomé, à Anié, à Sokodé surtout ? », a développé Joe Messanvi.

Notons que les manifestations du 19 août ont fait officiellement 02 morts dont un par balles, des disparitions d’armes de guerre, de munitions, des véhicules de police et de gendarmerie incendiés, et des commissariats parti aussi en fumée. Pire, des images ayant fait le tour des réseaux sociaux ont montré des militaires se faisant lyncher par les populations à Sokodé. Des images choquantes qui ont fait le tour de monde et qui démontre bien que l’opposition a perdu le contrôle des manifestations et devraient prendre ses responsabilités.

Emmanuel Atcha

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