Au fil des questions réponses

Invité d’Honneur sur Togoportail : Colonel Gnama-Latta, directeur général de l’ANAC

GNAMA

En ce début d'année 2017, le Colonel Gnama-Latta, ex-ministre de la Sécurité et actuel directeur de l'ANAC, dresse le bilan des activités de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile qu’il dirige et de l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma. Il n'a pas manqué de revenir sur les performances et les meilleurs notes enregistrées dans les efforts de management de niveau haut standing auquel son Agence aspire.

Togoportail : Monsieur le Directeur, dresse nous le bilan de vos activités réalisées au cours de l'année qui s'achève.

Gnama-Latta : Avant toute choses, permettez moi de saluer votre organe qui est venu à l'information et c'est une bonne démarche d'un journaliste professionnel. Je profite donc pour souhaiter mes vœux de fin d'année et de nouvel an au chef de l'Etat et à tout son gouvernement, de même que le président de l'Assemblée Nationale. Je formule également ces vœux au personnel d'ANAC sans lequel le travail réalisé ne serait pas aussi élaboré tel qu’il l’est aujourd’hui. Ces mêmes vœux vont à toute la population togolaise.

Revenant sur votre question, je peux dire que l'ANAC à été l'objet de l'audit de sécurité désigné sous le nom ICVM et qui consiste à analyser les indicateurs d'évolution en matière de sécurité de l'aviation civile togolaise. En la matière, nous avons enregistré un taux de satisfaction de 85,77% qui place notre pays, au 1er rang en Afrique, quand on était audité en 2006-2007. En 2007 précisément, nous devions atteindre la 1ère place continentale et c'est une chose bien faite à partir du 18 au 24  mai 2016. Il faut remercier ici le chef de l'État qui nous a aidé de bénéficier de l’approbation des députés qui ont voté la loi sur le code de l'aviation civile, le meilleur puisqu'il a eu une cotation de 100% de conformité. C'est pour dire ici qu' à l'ANAC, notre leitmotiv c'est d' être leader. Depuis que les autorités nous ont fait confiance, le moindre cas d’accident d'avion n’a été enregistré au Togo. C'est parce que nous surveillons efficacement le contenu sur le monitoring approche; une surveillance continue des opérateurs, des ''agreements''. Des formations suivies au centre des maintenances, et un accent particulier porté sur le volet renforcement de capacité, ont œuvré énormément à minimiser les accidents. Depuis, par la grâce de Dieu et avec le concours de nos autorités, nous n'avons enregistré aucun accident.

Togoportail : Est- que ces facteurs positifs ont amené plusieurs compagnies à venir au Togo?

Gnama-Latta : Asky n'est pas arrivé ici au Togo par hasard! Dans son option de se baser dans un pays à moindre risque et peu exposé aux dangers, accidents et autres, le choix porté sur un pays dont la surveillance est permanente,  et c’est le Togo qui a eu le mérite de faire unanimité. C’est parce que le travail abattu rigoureusement et avec professionnalisme a permis de doter le Togo des critères essentiels de son éligibilité à abriter le siège de Asky. Donc Asky est de droit togolais et nous l'avons accompagné jusqu'à présent au point où la compagnie aérienne obtenu la plus grande distinction qu'est IOSA; et cette distinction est valable jusqu'en 2018. Parmi les 4000 compagnies au monde et accrédités par l'IATA, il n'y a que 4 ou 5 d'entre elles qui ont eu cette certification, dont Asky.

Sur le plan ressources humaines, retenez qu'en dehors des formations reçues sur place, le personnel bénéficie des séances de renforcement de capacité de haut niveau un peu partout en Europe surtout en France, en Luxembourg, et aussi aux USA, à Miami, Oklama City, en Corée du Sud également, à Singapour, à Dubaï etc… Nous avons agréé tous les centres de maintenance en Afrique du Sud et en France. Il faut se donner des objectifs à atteindre, les moyens pour atteindre ces objectifs, et les indicateurs fiables.

Évidemment quand a des objectifs à atteindre, des niveaux de performance et être leader dans un domaine, les sacrifices sont énormes et parfois dissuasifs. Mais il faut, au nom des objectifs fixés, disposer des moyens nécessaires qu’il faut pour y arriver; et cela se compose en terme de personnels, matériels etc… Il faut donc disposer du capital humain nécessaire, donc former les ressources humaines disponibles et accroitre le nombre de personnel en terme de compétences et main d’œuvre qualifiée, mobiliser les ressources matérielles, notamment les matériels didactiques recommandés, les logistiques et outils informatiques de pointe.

Surtout les moyens financiers sont très importants à ce niveau, de même que les indicateurs de performances. Sur ce point précis, il faut noter qu'une analyse minutieuse est importante afin d'évaluer les échecs et les succès. Voilà en quelque sorte notre manière de travailler.

Togoportail : Parlez nous un peu de nouveau Aéroport International Gnassingbé Eyadéma.

Gnama-Latta : C'est le lieu de saluer le chef de l'État pour sa politique de grands travaux. Le nouvel aérogare que nous avons dispose de trois niveaux et est étendu sur une surface de 2100 km2; en aucun endroit dans le domaine de l'aviation civile, vous ne verrez pareil standing  dans la sous région. Je dirai même au niveau de tout le continent africain, et ce n'est pas moi qui le dit, c'est reconnu par des experts en la matière. De Johannesburg à Dakar, vous ne rencontrerai de même niveau en terme de capacité de contrôle-sécurisation et d'atout technologique. A Johannesburg par exemple, c'est vrai qu'on y retrouve d'autres structures d’ossature plus imposante mais à une différence près, l'aérogare de Lomé est enviable. Aujourd'hui, la sécurité à l'aéroport de Lomé est au top, nous avons les appareils de sûreté les plus modernes qui répondent au norme comme DAC américain, les détecteurs d'erreur d'explosifs liquides et solides, AFA, norme EASA européenne, L3, les scanners smith double écran, les visions, les topographes. On a pas été agréé d'aller aux USA pour rien, ne va pas aux États-Unis celui qui veut, il faut remplir toutes les normes de sécurités, une réglementation d'entreprendre dans le respect des normes contraignantes de protection, une mesure de sécurité adéquate, le système de supervision correcte et de scannage performant, sans passer sous silence le dispositif de filtrage jugé impeccable. On peut pas rentrer à l'aéroport Gnassingbé Eyadéma facilement, la sécurité est de mise et les américains reviennent régulièrement pour nous agréer. Avec l'agreement de DCA, nous allons quatre fois par semaine aux États-Unis, quatre fois au Brésil et tous les jours les avions décollent pour l'Europe, et les compagnies de Bruxelles Airlines, Air France, Ethiopian et Asky ne cessent de croitre leurs trafics vers Lomé.  Et en 2017, nous allons nous rapprocher des autres compagnies qui nous sollicitent entre autres Emirates, Thurkish Airlines, Egypt Airlines, South Africa Airlines. Notons qu'aujourd'hui, le trafic aérien à atteint 8% à Lomé et c'est pas moi qui le dis de manière gratuite, mais c'est la structure d'évaluation qui le confirme.

Togoportail : Monsieur le Directeur, votre mot de la fin.

Gnama-Latta : Je veux encore une fois remercier les hautes autorités de ce pays en leur souhaitant mes meilleurs vœux, et à leurs familles respectives. Ces souhaits vont également à tous le personnel de l'Aéroport, de la SALT, de l'ANAC, d'ASAIG et de l'ASECNA. Il faut qu'on soit ensemble pour aller à l'Émergence et pour ce faire, tout le monde doit apporter sa contribution.

Je vous remercie. Interview réalisée par Prudence A. Togoportail, l’information à votre portée

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