Education

Rentrée scolaire 2016-2017: Les apprenants ont repris le chemin de l’école malgré le mot d’ordre de grève

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Hier 17 Octobre 2016 sur toute l’étendue du territoire national, apprenants et quelques enseignants ont repris le chemin de l’école. La raison de cette rentrée timide constatée dans certains établissements est la conséquence d’un mot d’ordre de grève lancé par certains syndicats qui réclament leurs primes de rentrée. Cela n’a pas empêché le ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire et son collègue de l’Enseignement Technique de sillonner certains établissements pour constater de visu l’effectivité de la rentrée scolaire.

Cette année, il est estimé à plus d’un million quatre cent mille, le nombre d’apprenants à avoir repris le chemin de l’école. Pour cette rentrée à visage renfrogné, on est en droit de se demander si les ingrédients pour une bonne année scolaire sont-ils réunis au moment où certains agitent des menaces de grève.

Le ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Komi Tchakpélé se veut rassurant et manie la carotte et le bâton. A l’endroit des apprenants, le ministre invite ces derniers à faire preuve d’assiduité et de concentration pour une réussite à la fin de l’année de scolaire. Se tournant vers les enseignants, après les avoir invité à accompagner les apprenants et le gouvernement à permettre une année académique 2016-2017 paisible et réussit menace. « Le gouvernement s’active pour satisfaire les revendications des enseignants, ceux qui seront surpris en train de perturber le cours normal de l’année académique subiront la rigueur de la loi », a-t-il agité.

Des grèves pour revendiquer le peu

De tout temps, l’éducation est l’orphelin de l’Etat. Depuis les structures jusqu’au personnel en passant par l’administration, le système éducatif a toujours été mouvementé. Enfants déshérités, mal aimés des sphères gouvernementales du Togo, les enseignants peinent toujours à rentrer dans leur droit. Tout porte à croire qu’ils n’ont aucun interlocuteur devant eux. Souvent c’est à l’issu de grèves qu’ils rentrent dans leur droit. On se souvient encore des enseignants vacataires ou contractuels qui, non seulement percevaient le millième de ce qui devait leur revenir de droit mais encore doivent faire des grèves avant que le peu ne leur soit versé. Certains ministres comme Manganawé n’hésitent pas à les traiter de tous les noms d’oiseaux. Il va peut-être falloir tout faire pour régler une fois pour toute et assainir le secteur de l’éducation afin que ce corps soit stable. Ceci permettra de bien former les citoyens qui vont contribuer au développement du pays. Vivement !

Martial-Réné

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