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Enquêtes & Interviews

Interview exclusive du Pasteur Joshua Lonlonyo Kétémépi, fondateur de MEREC : « Notre ambition est de rassembler les 60 000 âmes sous la bannière de notre église…… Plus il y a des saints dans un pays plus la main de Dieu y est visible »

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Octobre 2001-0ctobre 2015, il y a quinze ans déjà que le pasteur Joshua Lonlonyo Kétémépi a répondu à l’appel de Dieu et s’est investi dans son œuvre en fondant la mission évangélique de la réconciliation (MEREC) qui n’est pas des moindres dans le landernau des églises au Togo. Dans le cadre de la célébration de leurs 15 ans d’existence, l’homme de Dieu nous a accordé un entretien.

En voici l’intégralité de l’entretien

Togoportail : Votre église fête ses 15 ans d’existence. Parlez-nous-en

Pasteur : Effectivement, la mission fête cette année ses 15 ans d’existence parce qu’elle a été créée en octobre 2001. Nous célébrons cet anniversaire avec joie et nous sommes très reconnaissants au Seigneur pour ses bienfaits ; nous voulons les témoigner pour que tout le monde sache vraiment ce que le Dieu créateur du ciel et de la terre a fait pour nous.

Dites-nous sous quel thème vous célébrez cet anniversaire et quelles sont les activités inscrites au programme ?

La vision générale de ces festivités, c’est l’essor de la maison MEREC. Le Seigneur nous a soutenu, durant toutes ces années, et nous avons la ferme assurance que nous irons encore plus loin. Donc ce quinzième anniversaire marque pour nous l’essor, le véritable élan de notre maison. Nous avons organisé à cet effet, beaucoup de rencontres, par exemple à Afangnan, à Tsévié, à Agoe et à Adamavo. Nous vous informons que le mercredi qui vient nous seront à Attiégou. Et chaque rencontre avec son thème. Dieu nous a tellement béni avec sa parole et on ne peut pas dire la même chose à chaque fois. A Afangnan par exemple on a parlé du repos divin, le véritable sabbat, c’est-à-dire comment faire pour être en paix avec Dieu, le même thème a été repris à Tsévie. Mais quand on est arrivé à Agoe on a parlé du rachat, c’est-à-dire comment Dieu nous a délivré de nos liens pour nous installer dans la liberté totale. A Adamavo, on a parlé des deux Adam, car beaucoup ne savent pas qu’il y a deux adam sur le plan spirituel. A la rencontre d’Attiégou, on parlera par la grâce de Dieu, du mystère de la foi. Chaque fois que nous avons une rencontre nous montrons au peuple de Dieu ce que le Seigneur a placé dans nos cœurs.

Comment êtes-vous devenu homme de Dieu ?

Justement ça c’est la grande question. Si quelqu’un avait rêvé de devenir pasteur ce n’est pas moi. J’étais destiné au journalisme. J’étais même inscrit à une école au Ghana et c’est quand j’y suis arrivé que j’ai perdu complètement l’envie de parler des choses de ce monde et mon cœur s’est tourné directement vers les révélations du ciel et j’ai abandonné l’école. La famille a crié. Pour eux, c’est de la paresse. Et il a fallu huit ans pour qu’elle se rende compte que ce n’était pas juste de la paresse, mais que c’était véritablement une pulsion venue du ciel. Malgré cela, je n’étais pas allé vite, c’est seulement en 2001 que j’ai reçu directement du Seigneur un ordre précis, parce que ce dont je vous parle c’est 1995. En 2001, Dieu m’a dit Yoshua l’heure est venue, mon serviteur Moïse est mort, lève-toi et partage ce que je t’ai confié. Et dès que j’ai écouté cet appel, j’ai tout suite compris qu’il me parlait de la révélation du ciel, comment faire du pécheur un saint. J’ai entendu ce message précisément le 21 octobre 2001 et une semaine plus tard le 28 j’ai décollé. Et voilà où nous sommes aujourd’hui, on a créé beaucoup d’églises. On a commencé à Nyékonakpoe, on est allé à Agoe, Adamavo, à Tsévie, Afangnan, Agoméglozou, Kara et ce n’est pas fini, ça se poursuit avec ses festivités. Nous irons jusqu’à Cinkassé et au-delà des frontières du Togo. Voilà la réalité.

Quelle est la plus-value de votre église à côté des multitudes d’églises qui pullulent un peu partout ?

Je suis conscient du fait qu’il y a tellement d’églises au Togo. Je dirai même qu’il y a plus d’églises que de partis politiques. Mais voyez-vous nous, nous ne sommes pas venus pour le pain. C’est vrai qu’on est des hommes, on n’a besoin d’argent pour se nourrir mais nous nous sommes venus pour que les âmes aient le salut éternel. C’est pour cela que nous insistons très fort sur le fait que ce n’est pas ce que l’homme donne à Dieu qui sécurise son salut. Ce n’est pas ce que l’homme fait qui lui donne la paix avec Dieu. Nous insistons sur le fait que la vie éternelle de Dieu est gratuite. Ceux-là que vous rencontrez souvent et qui vous disent faites ceci et cela et vous verrez la gloire de DIEU. Nous nous sommes là pour prêcher la grâce et le don gratuit de Dieu. Observez, écoutez et vous saurez qui parle de la part de Dieu et qui le fait pour remplir ses poches.

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Quelle a été le point saillant de votre célébration ?

Je ne pourrai le dire parce que chaque rencontre a été particulière. Elles se sont déroulées avec de nouvelles bénédictions et révélations. Je pourrai dire par exemple, à Afangnan nous avons été grandement bénis par la mobilisation des jeunes avec qui nous avions fait une semaine et c’était merveilleux. Ça fait 15 ans que nous existons et nous avions organisé beaucoup de rencontres de jeunesse mais cette fois-ci c’est différent. C’est tout simplement merveilleux. Les jeunes sont revenus avec des témoignages énormes. On est arrivé à Tsévié pareille. Là ce n’est plus uniquement la jeunesse, mais toute l’église. Nous avons vu comment le peuple de Dieu s’est mobilisé, les âmes ont été touchées et d’autres se sont joints à l’église. A Agoe pareille. Dernièrement on était à Adamavo. Après le séminaire beaucoup de choses se sont dites mais est-ce qu’il y a tout ça dans la Bible et pourquoi on ne nous l’enseigne pas et je leur ai dit qu’il y a pasteur et pasteur. Parce que quand Dieu t’envoie pour prêcher la vérité il faut le faire fidèlement et ne rien ajouter. Donc à travers ses séminaires beaucoup ont été grandement béni et c’est là notre joie. Et en plus quand les âmes sont sauvées. Car il est dit dans la bible que quand un seul pécheur se répand il y a une grande joie au ciel. Notre joie à nous c’est quand les âmes sortent des ténèbres et rentrent dans la lumière de Dieu.

Quel message pour ceux qui n’ont pas eu la chance de participer à vos précédents séminaires ?

En fait c’est pour cela que nous délocalisons nos séminaires. Parce que les gens qui nous voient souvent à la télé se plaignent que nous sommes loin de chez eux. Ils disent qu’ils ont envie de venir participer aux séminaires mais n’arrivent pas à cause de la distance. Donc notre nouvelle vision est de nous rapprocher de ces âmes. C’est dans ce cadre que nous avons entamé des tournées. Demain mercredi nous serons à Attiégou pour apporter la bonne nouvelle aux habitants de ce quartier. Ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de nous rencontrer, nous leur demandons de rester à l’écoute. Nous avons une importante rencontre du 26 au 28 octobre à Nyékonakpoe Togbato. Tous ces programmes, pour que nous puissions nous rapprocher de ceux-là qui ont la soif de la parole. Si par ces tournées ils ne sont pas touchés nous allons organiser d’autres pour les atteindre.

Quelles sont les ambitions futures pour votre église ?

Sans vous mentir notre foi c’est de rassembler les 60 000 âmes sous la bannière de notre église. Nous avons pour ambition d’atteindre tous les coins de ce pays. On a constaté que certaines églises se focalisent juste dans les villes. Nous, nous voulons aller au-delà de cette ambition parce que les âmes se trouvent aussi dans les villages. Nous, nous déploierons jusqu’au fond du territoire et si Dieu nous donne la grâce, nous irons jusqu’au-delà. Plus il y a des saints dans un pays, plus la main de Dieu y est visible. Nous l’avons vu avec la rencontre d’Abraham et de Dieu quand il était sur le chemin d’aller détruire Sodom et Gomhore. Plus il y aura des personnes comprenant la voie de la vérité plus la bénédiction sur notre pays sera plus grande.

Dans le nom de votre église, il y a le thème réconciliation. Est-ce que a un rapport avec la situation socio-politique de notre pays ?

Si ma mémoire est bonne, je crois que c’est en 2005 qu’ils ont décrété la réconciliation « Armée et Nation ». Mais nous, on a vu le jour en 2001. Vous voyez déjà qu’on a précédé le concept. Deuxième chose la réconciliation dont nous parlons ce n’est pas entre les hommes même si cette réconciliation est très importante. Mais nous nous parlons de la réconciliation entre Dieu et l’homme pécheur. Comment est-ce que Dieu a tout organisé pour que nous, pécheurs comme Adam nous puissions rester dans sa paix. Maintenant s’il y a une occasion pour apporter notre pierre pour qu’il y est un mieux-vivre au Togo, nous le ferons ; mais ce n’est pas de ça que nous sommes chargés. Notre mission c’est de réconcilier les hommes avec leur créateur.

Un mot de la fin

Je vous remercie pour l’opportunité et je demande aux lecteurs que j’invite à nos futurs séminaires. Que Dieu vous bénisse.

Prudence A.

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