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Technologie

Les administrateurs de l’OAPI se prononcent sur l’environnement et la technologie verte

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technologie-verteLe 13 septembre, date de création de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), est célébrée la Journée Africaine de la Technologie. Cette année, la célébration porte sur le thème : « Propriété intellectuelle et technologies vertes ». Ce message d’exhortation des Africains à la préservation de l’environnement dresse un bilan sur ce dernier.

Le maître-mot de cette célébration pour l’Afrique est de ne pas être à la traîne vis-à-vis des domaines que sont le développement des énergies renouvelables, des techniques d’optimisation de l’utilisation des ressources et des procédés d’usage dans les domaines du bâtiment. Quant aux domaines de l’industrie ou des transports, le recyclage des déchets, le traitement des eaux usées sont autant d’innovations dont l’objet de cette journée est de réduire les effets préjudiciables de l’activité humaine sur l’environnement ; le but étant de préserver et d’économiser les ressources précieuses, d’optimiser l’exploitation des énergies, et de trouver des solutions à long terme pour prévenir la dégradation des écosystèmes.

Regardant dans le rétroviseur ses dix dernières années l’auteur du message constate que « l’Afrique a connu une croissance économique vigoureuse et ses perspectives de croissance à moyen terme demeurent positives, malgré les incertitudes qui planent sur l’économie mondiale », se félicite-t-il. Cependant, il tempère en reconnaissant que « cette croissance ne s’est pas traduite sous la forme d’une diversification économique, en particulier dans les secteurs qui offrent des possibilités d’emploi importantes. La majorité des africains a encore un accès limité à l’énergie et aux prestations de services de base, comme l’eau potable ou les soins de santé  », a regretté l’orateur.

Se tournant sur la dégradation croissante de l’environnement, on comprend que la diminution des ressources naturelles, la réalité du changement climatique et ses effets sur la sécurité alimentaire, le déficit de l’offre énergétique, les besoins en matière d’infrastructures et de santé, sont autant de motifs qui font de l’économie verte non pas une alternative de luxe mais une nécessité pour le développement économique et social durable de l’Afrique. Notre continent dispose d’abondantes ressources naturelles, telles que l’eau et les sources d’énergie renouvelables. Par conséquent, l’Afrique devrait avoir toutes ses chances intactes en matière de technologies vertes, aidée en cela par ses immenses ressources génétiques et ses savoirs traditionnels qui continuent à faire l’objet de pillage, faute malheureusement d’un mécanisme international de protection contraignant et d’une exploitation locale modernisée.

Après le constat, des pistes de solutions. En vue d’améliorer le niveau de vie des populations, de créer des emplois, de stimuler la croissance et l’investissement et de faciliter la prestation de services importants aux populations rurales, en matière de l’électricité et des soins de santé, il va falloir disposer de nouvelles solutions technologiques permettant de répondre à la demande de façon écologique et abordable pour les couches sociales à faibles revenus.

Célébrée pour la première fois en 1999 par la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, cette journée est un moment de choix pour les Etats, les institutions de recherche et les structures productives, de faire le point sur les politiques, les stratégies et les pratiques impliquant la propriété intellectuelle et la technologie, afin de définir de nouvelles perspectives relatives à cet aspect décisif de la problématique du développement économique et social du continent, et de faire en sorte que ces perspectives trouvent une résonance favorable auprès d’un large éventail de parties prenantes.

Réné Martial

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