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Politique

La position de Agbéyomé Kodjo sur le sommet sur la sécurité maritime au Togo

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Le Togo abrite du 05 au 10 Septembre prochain le sommet de l’Union Africain sur la Sécurité Maritime. Cette organisation divise énormément la classe politique Togolaise. Pour le CAP 2015, ce sommet est inopportun. Pour le parti politique Obuts et son Président : « qui contrôle la Mer contrôle la Terre ».

 « Pourquoi le Sommet de Lomé en ce moment ? » sur la sécurité maritime et le développement en Afrique. Cette question est posée par plusieurs depuis des mois et l’ancien Premier Ministre togolais, Agbeyome Kodjo s’est donné le devoir d’y trouver une réponse. Dans une tribune publiée ce week-end et dont nous avons reçu copie, M. Kodjo se veut clair : “Qui contrôle la Mer, contrôle la Terre“.

Du haut de son de son lourd bagage portuaire, pour avoir géré le Port autonome de Lomé, le patron de la formation politique Obuts pense qu’il est nécessaire de définir des stratégies de protection des mers et océans en Afrique.

Pour Agbeyome Kodjo, l’enjeu de ce sommet est énorme dans un monde de plus en plus menacé par l’islamisme radical et qui connait le ralentissement économique et la montée du chômage.

« C’est tout à l’honneur du Togo d’avoir accepté d’offrir son merveilleux cadre pour engager au niveau multilatéral la concertation devant déboucher sur des mesures cohérentes et appropriées pour rendre la terre et la mer moins risquées pour la sécurité humaine et pour l’épanouissement de l’économie internationale », dit-il avançant un vieux dicton qui dit “Qui contrôle la Mer, contrôle la Terre“.

« Le Togo a vu juste en mettant en place le Haut Conseil de la Mer, la Préfecture Maritime, et la modernisation opérationnelle de la Marine Nationale », affirme avant de souhaiter un plein succès au sommet qui se tient à Lomé le 10 au 15 octobre prochain dans la capitale togolaise.

Lire la Tribune d’Agbeyome Kodjo sur le Sommet de Lomé

Pourquoi ce Sommet en ce moment ?

Simplement parce que le monde n’est plus sûr. La menace sécuritaire est réelle et prégnante. Songez que depuis 15 ans après l’attaque des tours jumelles aux Etats Unis, le nombre d’attaques terroristes dans le monde est passé de moins 2000 à plus de 14.000 soit 7 fois plus d’attentats. Depuis 2014, l’Etat Islamique et ses filiales locales ont perpétré plus de 213 attaques occasionnant la mort de plus de 3000 personnes dans 28 pays dont des pays africains.

Au niveau de la piraterie maritime le Bureau Maritime International a recensé 4000 actes de piraterie entre 1980 et 2010. Ce qui équivaut à 45 actes de grand banditisme perpétré par les gangsters de la mer chaque année.

Le théâtre de l’ensemble de ces actes de piraterie maritime sur les navires commerciaux, les chalutiers les bateaux de plaisance et les installations pétrolières se situe en Asie, Asie du Sud Est, la Mer Rouge, le sous-continent indien, Bangladesh, le détroit de Malacca et de Singapour le Golfe d’Arden et le Golfe de Guinée.

L’épicentre de ces actes de piraterie, s’est déplacé du Golfe d’Arden pour prendre ses quartiers dans le Golfe de Guinée, désormais considéré comme une zone à risques.

Il faut rappeler que le Golfe de Guinée s’étend du Cap Vert au Sud de l’Angola long de 6000 km.

Cette zone attise les convoitises des grandes puissances et pour cause : 7ième réserve mondiale en hydrocarbures 9ième réserve mondiale en Gaz naturel, et est particulièrement poissonneuse.

C’est le corridor maritime plus rapide pour joindre l’Europe et les Etats Unis, donc moins onéreux.

C’est aussi le parcours de prédilection des seigneurs narcotrafiquants pour rejoindre l’Europe et les Etats Unis. 

Ces voyous de la haute mer y développent toutes sortes de trafic notamment drogue, faux médicaments, pêche illégale, attaques des navires commerciaux et des installations pétrolières et prennent les équipages et des marins en otage en exigeant des rançons.

Rappelons que la piraterie maritime coûte chaque année plus de 1200 milliards de franc cfa au pays du littoral du Golfe de Guinée, empêchant les Etats de disposer des ressources nécessaires pour le financement de leur budget, et conséquemment une réduction de leur capacité à satisfaire les besoins essentiels de leurs populations.

L’arrière-pays du littoral regorge du diamant, du minerai de fer, du manganèse, du cuivre, du cobalt, de l’uranium, et du chrome. Ce dernier est indispensable pour les puissances industrialisées pour l’industrie aéronautique. 

On comprend dès lors que l’enjeu de ce sommet est énorme dans un monde de plus en plus menacé par l’islamisme radical, qui connait le ralentissement économique et la montée du chômage.

C’est tout à l’honneur du Togo d’avoir accepté d’offrir son merveilleux cadre pour engager au niveau multilatéral la concertation devant déboucher sur des mesures cohérentes et appropriées pour rendre la terre et la mer moins risquées pour la sécurité humaine et pour l’épanouissement de l’économie internationale. Il y a un vieux dicton qui dit “Qui contrôle la Mer contrôle la Terre”. Le Togo a vu juste en mettant en place Le Haut Conseil de la Mer, la Préfecture Maritime, et la modernisation opérationnelle de la Marine Nationale.

Par le génie togolais qui s’est assoupi un moment je ne doute pas que ce sommet extraordinaire fera date dans les annales de l’Union Africaine comme celui de son ancêtre tenu à Lomé en Juillet 2000 consacrant la mutation de l’Organisation de l’Unité Africaine en Union Africaine.

Que Dieu Bénisse le Togo.

Agbéyomé KODJO

sommet-affiche

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