pub
Finances

Atelier de sensibilisation sur la réglementation des systèmes financiers

Advertisement

Dans le cadre de l’exécution du deuxième axe stratégique du secteur de la microfinance sur mentionné, la CAS-IMEC, sur financement du PSFG, le ministère de l’économie, des finances et de la planification du développement a organisé le mercredi 25 mai 2016 une séance de sensibilisation à l’endroit des préfets, des présidents des délégations spéciales de différente commune, des représentants des forces de l’ordre et de sécurité et des chefs canton des régions des plateaux et centrales.

Cet atelier de trois jours auquel prennent part les autorités administratives et des chefs traditionnels des deux régions a pour objectif de vulgariser la nouvelle loi et son décret afin d’améliorer la protection des populations par une meilleure information, la nouvelle loi n° 20011-009 du 12 mai 2211 portant réglementation des systèmes financiers décentralisés au Togo ; le décret d’application de la nouvelle loi signé le 03 décembre 2013 ; les aménagements apportés à l’ancienne loi, notamment en termes d’innovations et réformes à mettre en œuvre ;

 

Il s’agit également de sensibiliser les participants sur les fondements qui sous tendent l’autorisation préalable de l’activité de collecte de dépôts ainsi que les opérations de prêts d’argent ; les procédures de constitution et d’agrément et les modalités de fonctionnement des SFD.

 

Les participants ont suivi plusieurs communications. Elles ont été présentées par Mme Litaaba-Kassou Baya, Coordinatrice de la CAS-IMEC, M. Kadansao Tchilabalo chef service Agrément, M. Kassalowoé K. K. Romain chef service des Etudes, des Statistiques et de la Cartographie des Risques, M. Atinoto Dzigbodi Woétsa et M. Pakidame Maïpa, tous les deux chargés de contrôle.

 

En ouvrant les travaux, le Préfet de l’Ogou M. Akakpo Edoh a souhaité la bienvenue aux participants dans la ville d’Atakpamé. Il a marqué sa reconnaissance au Ministre en charge des Finances pour sa compréhension des difficultés auxquelles font face certains concitoyens, et plus particulièrement ceux vivant en milieu rural, en relation avec certain structures financières décentralisées.

Mme Litaaba-Kassou Baya, Coordinatrice de la CAS-IMEC dans son discours, a remercié le Préfet de l’Ogou pour avoir permis l’organisation de cette manifestation à Atakpamé et pour l’accueil réservé à ma délégation et à moi-même ainsi que les participants a ce séminaire. Elle a, pour finir rappeler que, la protection de la population est un enjeu majeur pour le Gouvernement. Et comme vous le savez, le secteur de la microfinance est un maillon important de la longue chaîne des acteurs qui œuvre pour cette protection. Secteur autrefois informel, la microfinance a connu, dans les Etats membres de l’UMOA sa première réglementation dans les années 1990.

 

Au Togo, c’est la loi n°95-014 du 14 juillet 1995 portant réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit et son décret d’application n°96-038 du 10 avril 1996 qui a régi la microfinance jusqu’en 2011. Cette loi a permis la promotion des institutions de microfinance avec un accent mis sur les mutuelles et les coopératives d’épargne et de crédit. Avec moins de 300.000 bénéficiaires et 4 milliards d’encours de crédits et de dépôts, ces indicateurs ont évolué pour atteindre, au 31 décembre 2010, 823.776 bénéficiaires des services de microfinance, 79.494.092.336 FCFA d’encours de dépôts et 72.744.083.931 FCFA d’encours de crédits.

 

Le nombre d’institutions qui était moins d’une dizaine en 1995 est passé à quatre-vingt-six (86) en 2010. Cette évolution nécessite la prise de mesures pour la mise en place d’une gouvernance adaptée et un encadrement plus adéquat.

Pour M. Anoumou Gaméli chargé de projet PSFG, Il n’est un secret pour personne que les cas d’escroquerie, de détournement de l’épargne des populations, de fausses promesses de crédit, la pratique de fort taux d’intérêt sont devenus monnaie courante dans le secteur de la micro finance.

Force est de constater que certaines autorités locales continuent de soutenir ces dérives du fait de leur manque de connaissance de la réglementation et du fonctionnement de la micro finance.

 

En tant que leaders d’opinions ou représentants l’administration centrale, ce séminaire de trois jours, finance par le Projet Secteur Financier et Gouvernance, vise à vous faire connaître toutes les dispositions prévues afin d’aider, les vaillantes populations à détecter les institutions exerçant dans l’illégalité et a éviter toute transaction avec elles.

 

LandryKoss

Togoportail, l’information à votre portée

 

Advertisement

Publier un commentaire