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Environnement

La moitié des pays d’Afrique donnent la priorité aux solutions d’ordre climatique

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Abidjan, Côte d’Ivoire, le 24 mars 2016

La BAD vient de lancer Financing Change: the AfDB and CIF for a Climate-Smart Africa (« Financer le changement : la BAD et les FIC pour une Afrique ingénieuse au plan climatique », ndlr), son rapport annuel 2015 sur le portefeuille des Fonds d’investissements climatiques (FIC) dont elle a la gestion.

 

Fin 2015, indique le rapport, 27 pays africains – soit la moitié de l’Afrique – s’étaient d’ores et déjà engagés dans divers volets de solutions au changement climatique, grâce au portefeuille de Fonds d’investissement climatiques (FIC) que soutient la BAD. La nouvelle est d’importance et s’inscrit dans le droit fil de l’objectif ambitieux de la Banque qui entend tripler d’ici à 2020 ses financements d’initiatives en faveur du climat en Afrique. «Depuis le Sommet sur le climat qui s’est tenu à Paris en décembre dernier, l’architecture mondiale de la finance climatique est entrée dans une nouvelle ère », souligne Kurt Lonsway, directeur de la division de l’environnement et du changement climatique de la BAD et coordonnateur des FIC.

 

Tout d’abord, à la fin décembre 2115, la moitié des 54 pays du continent africain avait accepté de participer à un total de 39 projets pilotes dans le cadre des FIC –  certains s’engageant dans des projets pilotes de plusieurs programmes des FIC. À ce jour, 5 pays à revenu intermédiaire et une région sont investis dans des projets pilotes en faveur des énergies renouvelables ; 11 pays riches en forêts mènent des projets pilotes destinés à établir des secteurs forestiers durables ; 9 pays vulnérables au changement climatique sont engagés dans des programmes de résilience ; et 14 pays à revenu faible sont investis dans la transformation des énergies renouvelables.

 

Deuxièmement, face aux nombreux programmes des FIC et au flux croissant de sources de finance climatique, les pays cherchent à créer des synergies entre programmes et une collaboration transfrontalière. Selon un rapport de la BAD, par exemple l’Ouganda et le Rwanda, où conjuguer les missions des programmes forestier et de résilience climatique des FIC a permis de détecter des problèmes communs aux deux programmes, comme les facteurs de déforestation et de gestion des paysages. Ce qui permet aux plans d’investissement des FIC qui en résultent de pouvoir envisager toute la chaîne de valeur. En outre, certains pays cherchent également à travailler avec des partenaires au développement et d’autres fonds, tels que le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), pour s’assurer que les projets d’investissement incluent des programmes à même d’être financés par différentes sources. Au nombre des résultats escomptés, mentionnés dans le rapport, figurent :

-2,13 millions de tonnes d’émissions de CO2 évitées par an;

– Une hausse annuelle significative de production d’électricité issue des énergies renouvelables ;

– Une mesure de l’équilibre entre les sexes et 204 000 hectares de forêt gérés de manière durable au Burkina Faso.

 

Établis en 2008, pour être  l’un des plus importants instruments à procédure accélérée de financement de la lutte contre le changement climatique au monde, les FIC, dotés d’une enveloppe de 8,3 milliards de dollars EU, accorde aux pays en développement des subventions, des prêts consentis à des conditions préférentielles, des instruments d’atténuation des risques et des fonds qui mobilisent un financement important auprès du secteur privé, des Banques multilatérales de développement (BMD) et d’autres sources.

 

Emmanuel Kossi Atcha

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