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Diplomatie

Au Chatam House, Robert Dussey expose la Charte de Lomé sur la sécurité maritime

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Le Togo se prépare activement à accueillir à Lomé, le 15 octobre 2016, le Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur ‘’la Sécurité et la Sûreté Maritimes et le Développement en Afrique’’. Le sujet a fait l’objet d’une communication du ministre togolais des affaires étrangères mardi au Chatam House (Royal Institute of International Affairs) de Londres. A l’occasion, Robert Dussey a détaillé le projet de Charte de Lomé sur la sécurité maritime.


Pour Robert Dussey, l’économie maritime occupe une place prépondérante dans l’économie générale des Etats côtiers et insulaires de l’Afrique. Cette économie atteint au moins 70% du PIB et constitue les 3/4 des ressources fiscales. De même, les Etats enclavés dépendent stratégiquement des flux commerciaux maritimes transitant par les Etats riverains des océans et des mers. 92% des échanges à destination et en provenance de l’Afrique se font par la voie maritime.

 

Le sommet de Lomé servira réfléchir aux préoccupations actuelles touchant à la sécurité maritime et au développement à travers la promotion de l’économie bleue. Il devra déboucher sur l’adoption et la signature d’une charte africaine relative à la sécurité et à la sûreté maritimes et au développement.

 

L’importance de ce sommet n’est plus à démontrer au vu de l’impact de la criminalité en mer et des trafics illicites de tout genre transitant par la mer, entre autres, qui ruinent ce pilier économique vital qu’est l’espace maritime.

Dans la droite ligne des Code de Djibouti, de Yaoundé visant à garantir la sûreté et la sécurité dans leur espace maritime, une ‘’Charte de Lomé’’ sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement’’ sera adoptée à Lomé.

 

Dans sa communication, le Chef de la diplomatie togolaise indique que l’insécurité en mer, sous toutes ses formes, constitue une menace réelle contre la paix, la sécurité et le développement du continent. Cette insécurité engendre des conséquences néfastes sur l’exploration et l’exploitation des ressources halieutiques, minérales et pétrolières et de graves dommages environnementaux, notamment la pollution marine et l’érosion côtière.

 

« Les problèmes, auxquels l’Afrique est confrontée en ce qui concerne la protection de ses espaces maritimes qui exige une mobilisation collective et générale, justifient nécessairement la tenue de la conférence de Lomé et l’impérieuse nécessité de disposer d’un instrument juridique qui facilite la réglementation et la coordination des interventions en mer tout en favorisant également une gouvernance maritime harmonieuse et efficace au profit du progrès socioéconomique », a déclaré M. Dussey.

 

L’importance de la Charte de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement


L’adoption de la Charte de Lomé permettra aux Etats africains d’accroître l’efficacité de la surveillance de leurs espaces maritimes et côtiers grâce aux échanges et au partage d’informations ainsi qu’au renforcement de leur coopération en matière d’entraide judiciaire dans le cadre des poursuites contre les auteurs présumés de ces actes.

Elle va promouvoir le développement d’une économie bleue florissante, durable et respectueuse de l’environnement dans un espace bien sécurisé, a fait remarquer le professeur Dussey.

 

La mouture actuelle de la Charte encourage la mise en œuvre d’une politique commune de pêche et d’aquaculture qui favoriserait la conservation, la gestion et l’exploitation des stocks de poissons. Elle renferme des mesures efficaces de lutte contre la pêche illégale qui entraîne des manques à gagner considérables aux pays concernés.

Avec ce texte, les Etats africains pourront stimuler leur croissance économique par la création d’emplois le long des côtes africaines à travers notamment la promotion de la pêche artisanale et la commercialisation des produits de pêche aux plans national, sous régional et international.

« Reconnaissant l’importance du commerce international et du tourisme dans la croissance économique des Etats, ce projet de charte est appelé à encourager les initiatives ayant pour objet de protéger l’environnement marin et côtier, conformément aux instruments internationaux sur la biodiversité notamment et de promouvoir la gestion durable des peuplements marins et des espèces marines protégées ainsi que des écosystèmes associés », a indiqué Robert Dussey.

 

Le Chef de la diplomatie précise que la Charte vise non seulement à fédérer et à renforcer les cadres normatifs existants…mais également les initiatives, les actions et les moyens pour y faire face le plus efficacement possible. La thématique de la sécurité maritime es désormais prise sous l’angle du développement économique de l’Afrique avec l’édiction de mesures appropriées pour la protection des mers et des océans.

 

« La conférence extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA du 15 octobre 2016 marquera certainement une étape importante dans l’existence et la mise en œuvre des objectifs de l’Organisation panafricaine qui demeure résolument engagée dans le processus de ‘’renaissance de l’Afrique’’ » conclut M. Dussey qui appelle de son vœu, une Afrique libre et responsable, qui a pleinement à cœur de s’assumer et d’agir en valorisant tous les atouts et toutes les potentialités à sa disposition, y compris en particulier tous ceux dont recèlent ses espaces maritimes, pour réaliser son développement et le bien-être de ses populations.

 

Prudence A.

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