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Culture

Interview exclusive : « Vart Valentini dans la cours des grands »

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Comme un coup d’essai, Vart Valentini réalise un coup de maître. La jeune artiste après sa première exposition appréciée l’année dernière, vient cette année présenter d’autres tableaux. Sa seconde exposition dénommée “acanthe” et qui se tient actuellement au Grand Rex, a connu son vernissage le 11 février dernier et se poursuit jusqu’au 11 mars 2016. Dans cet entretien, la diplômée en commerce international, nous livre ses débuts, ses chefs-d’œuvre et son avenir. Lecture.

 

Vart Valentine, Comment a été la St Valentin chez vous ?

(Rire). Bien. Je suis Sokpoh Elotodé Valentine à l’état civil. Mon nom d’artiste Vart Valentini. Le 14 février est ma date anniversaire. Je l’ai bien fêtée en compagnie de mes copines. Nous sommes sorties pour faire une tour au restaurant et pour une partie de danses. Nous nous sommes éclatées le temps d’une soirée. Comme on fêterait toute fête, je veux dire.

 

Quel est l’objet de votre présence au Grand Rex ?

Je suis en pleine exposition au Grand Rex, depuis le 11 février et ce jusqu’au 11 mars prochain. Je présente mes tableaux aux Loméens. Je suis à ma deuxième exposition en effet, après celle de l’année dernière pratiquement à la même période. J’ai baptisée la présente exposition acanthe, amour de l’art.

 

Comment êtes-vous arrivée à la peinture ?

Quand j’ai fini mes études à l’école internationale d’aviation et après un BTS en commerce international en poche, j’ai fait des stages comme toute diplômée d’ailleurs. Cela a malheureusement laissé un mauvais souvenir en moi. Je ne supporte pas qu’on me martyrise, qu’on me marche dessus. Alors m’est venue l’idée d’entreprendre une initiative personnelle avec laquelle je pourrai mener mes propres activités et où je serai mon propre chef, un truc dans lequel je ne recevrai d’ordre de personnes dans le cadre de la gestion et orientation de ma profession. Je me débrouillais déjà pas mal dans la peinture. Alors elle est toute trouvée, ce que je dois entreprendre personnellement. Je peignais depuis sauf que je ne suis pas encore professionnelle dans ce que je prenais plaisir à faire. J’ai passé une année dans l’atelier « Forgive art » de monsieur Ayikpé Konou Komivi en 2014 et me voilà lancée. En janvier 2015, j’ai fait ma première exposition ici même, je suis encore là cette année.

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Pourquoi avoir choisi la peinture au lieu d’un autre métier ?

Avec l’art ou la peinture je m’épanouis. Je m’y plais beaucoup et aussi je me sens à l’aise avec bien d’inspirations. J’apprends en même temps. Déjà, quand je finis de peindre un tableau, je suis satisfaite de l’oeuvre et l’envie de la garder pour soi et pour toujours dépasse parfois cette démarche de m’en séparer en l’exposant. Je n’ai plus envie de l’exposer, et je préfère la garder chez moi dans ma chambre. C’est pour vous dire qu’avant tout, la peinture est avant tout une émanation de motivation, une passion avant d’être un métier ou une source génératrice de revenus. Et c’est là aussi ma force dans la pratique de cet art, dans l’exercice de ce choix professionnel.

 

Qu’est ce que vous exposez ?

Je n’expose que des fleurs de différentes couleurs. Des orchidées et des tulipes et beaucoup d’autres fleurs encore. Chaque tableau à son nom. Amarilys par exemple est une fleur que j’ai découverte en peignant ; je ne la connaissais pas. C’est sous l’effet de l’inspiration et le résultat est à la fin magique. Je crée des fleurs qui n’existent pas forcément dans la nature… Des fleurs que vous ne verrez jamais, vous ne contemplerez jamais dans le réel, mais qui trouvent formes sous mes pinceaux. A travers la peinture aussi on peut donc apprendre. 

 

On le dit souvent que l’art ou la peinture ne nourrit pas son homme, une jeune diplômée comme vous, n’aurait pas bien choisi de faire autre chose que la peinture ?

Mon art est différent et atypique dans mon environnement. C’est en cela que j’ai confiance et je crois ne pas me tromper de l’avantage concurrentiel dont revêtent mes créations. J’ai plein espoir en ce que je fais et je suis rassurée des objectifs à atteindre. Et donc à travers mes tableaux, je donne ma personnalité. Et si les gens aiment ce que je fais, je crois que je peux gagner ma vie avec.

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Après les deux expositions à Lomé, quelle est la prochaine étape ?

Je compte dans les mois à venir, aller présenter mes tableaux au Ghana, en Côte d’Ivoire et pourquoi pas en France ou dans d’autres pays.

 

Bonne chance. Votre mot de fin

Tout mes remerciements à Togoportail pour le relais d’information et la satisfaction qu’il nous apporte dans nos besoins de communication et de visibilité, afin de nous mettre en contact avec le public. Je voudrais donc profiter de ce canal pour remercier le public qui apprécie bien mes oeuvres. Je les invite encore une fois à faire un tour au Grand Rex où mes oeuvres sont actuellement en exposition. Je remercie les volontés et surtout mes proches qui me sont d’un soutien inconditionnel dans l’évolution de mes activités artistiques et mon choix professionnel. Je vous remercie.

 

Interview réalisée par Réné W.

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