pub
Environnement

Le reboisement fait reculer la pauvreté en Afrique…

Advertisement

En Afrique, une personne sur 9, soit 795 millions de personnes environ, ne mange pas à sa faim. Nous savons également que 80% des ménages pratiquent l’agriculture. Or, l’abattage anarchique des arbres, vendus comme bois de chauffage ou pour la cuisine, a favorisé l’érosion des sols, qui ne produisent plus comme avant. Quatre mois de sécheresse par exemple au Togo en 2015 ont empêché de planter du maïs. De plus, sur la côte, le niveau de la mer a monté, détruisant par endroit des maisons. Certains habitants de ce fait ont fui les zones rurales, pensant vivre mieux à la périphérie des villes ou même à l’étranger…

 

Pour pallier à ces problèmes, les autorités togolaises ont multiplié des actions de reboisement et de sensibilisation. Pour le ministre togolais de l’Environnement et des Ressources forestières, André Johnson, la population doit contribuer au reboisement et chaque foyer doit mettre un arbre en terre. « La faiblesse du reboisement conjuguée à la déforestation a des impacts négatifs considérables sur les conditions de vie des populations rurales. Notre objectif est de disposer d’une couverture forestière nationale de 20% à l’horizon 2035 », a indiqué M. Johnson.

 

Des campagnes de sensibilisation vont être lancées dans les écoles et auprès de la population sur la nécessité de protéger l’environnement. Parallèlement, la police forestière intensifiera la surveillance pour prévenir l’exploitation illicite de la flore et de la faune, ajoute le ministre. Rappelons que en 2015, les patrouilles régulières de la police et de la brigade forestière contre les braconniers a permis de saisir pour le premier trimestre de cette année, 425 tronçonneuses, 95 pièges, 23 filets de chasse et 18.946 produits de sciage de tout genre.

Rebois.jpg

 

 

 

Les produits des saisies ont généré au trésor public une somme de 214 millions de francs CFA. « L’avenir de la forêt dépend de nous et notre devenir est conditionné par la forêt. C’est en plantant des arbres et en réhabilitant des forêts disparues que nous lutterons également contre l’érosion des sols, contribuerons à rétablir des réserves d’eau en péril et mettrons un frein à la désertification et à la disparition de la biodiversité. Nous devons mettre les moyens et redoubler d’efforts pour réaliser notre croissance et notre développement de la nature », a indiqué le ministre.

 

En effet, des associons a l’instar de l’Association pour le bien-être de la population ou ABEP la déforestation apporte leur soutien au reboisement des terres au Togo. Pour lutter contre la malnutrition, la pauvreté et l’exode rural, cette association en effet forme des paysans locaux et les accompagne dans la création de pépinières et la mise en place de plants. « Grâce à ce reboisement et à l’utilisation de nouvelles techniques agricoles, les paysans arrivent à nouveau à subvenir à leurs besoins. De plus, ils apprennent la coopération entre villageois et à effectuer des coupes de bois raisonnées », a confié Mr Ankou Saram, président de l’association ABEP.

 

Sur le plan social, la déforestation a des impacts négatifs sur les conditions de vie des populations rurales. Malgré 3000 hectares de reboisement privés et étatiques réalisés chaque année, il y a une perte annuelle environ 15000 hectares de forêt. Le chemin est encore long.

 

Atcha Kossi

Togoportail, l’information à votre portée

Advertisement

Publier un commentaire