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Environnement

Les forêts disparaissent dangereusement au Togo

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Dans la sous région, le Togo fait parti des pays qui ont un taux de déforestation très élevé. D’après les experts, si rien n’est fait pour stopper le phénomène, les forêts risquent de disparaitre d’ici quelques années. En effet, le Togo, le Nigeria et le Ghana sont les trois Etats qui ont le plus fort indice de déforestation selon une étude réalisée dans 65 pays à travers le monde par la FAO. Le Togo à lui seul a perdu 5,75% de ses forêts entre 2005 et 2010, d’après le document publiée par l’International Tropical Timber Organization (ITTO). « A ce rythme, dans quelques années, il n’y aura plus de forêts au Togo », affirme Duncan Poore, un ancien professeur à Oxford et auteur du rapport.

 

« Nous devons travailler avec les autorités et avec les populations locales pour leur faire comprendre qu’une bonne gestion des forêts est dans leur intérêt », explique le rapport.

Ces dernier 25 ans, le taux de déforestation au Togo est passé de 3,4% à 5,8%alors que le taux moyen en Afrique est de l’ouest et centrale est de 0,46%. Cette situation du Togo l’un des pays  où le taux de déforestation est très élevé. Par ailleurs, la superficie des forets au Togo est passée de  486.000 ha en 2000 à 287.000 ha en 2010, selon une étude la FAO.

 

La couverture végétale à étendre à 30% d’ici à 2050

Aujourd’hui, on estime que chaque année, entre 15 000 à 16 000 hectares de forêts et savanes disparaissent, soit un taux de déforestation de 4,5% contre un faible effort de reboisement estimé à environ 1 000 hectares l’an. Les récentes évaluations des ressources forestières ont révélé que la superficie des formations forestières est de 386 000 hectares, soit 7,1% du territoire national. Ce taux de couverture reste l’un des plus faibles de l’espace UEMOA.

 

Selon l’ancien ministre de l’Environnement et des ressources forestières est nécessaire de développer un secteur forestier viable, rentable et autonome à l’horizon 2030 par la sauvegarde du potentiel forestier existant et l’extension de la couverture végétale à 30% d’ici à 2050.

 

Il est relevé que pendant la période coloniale, le domaine forestier permanent de l’Etat était constitué de 83 aires protégées dont 70 forêts classées (217 243 hectares, 3 parcs nationaux (357 290 hectares) et 10 réserves de faune (218 755 hectares). Ces aires protégées couvraient jusqu’en 1990 une superficie totale de 793 288 hectares, soit 14,2% du territoire national. En l’absence d’une politique claire d’aménagement et de gestion de ces aires, leur dégradation s’est accentuée à partir des années 90, entraînant ainsi la disparition de certaines d’entre elles due à l’envahissement total de leurs étendues par les populations riveraines.

 

Il est donc temps pour les gouvernants d’entreprendre des actions visant à renverser la tendance par l’adoption de nouvelles approches de gestion durable des forêts. D’où la promulgation du nouveau Code forestier le 19 juin 2008, qui se voulait un cadre légal et moderne d’un système de gestion plus participatif et plus efficace pouvant permettre à la forêt de se pérenniser.  

 

Kossi Atcha

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