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Environnement

COP21 : une opportunité pour une croissance verte en Afrique

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Les pays Africains sont parmi les moins responsables du dérèglement climatique mais aussi parmi les plus vulnérables et les moins bien équipés pour faire face à ces dérèglements climatiques.

 

Selon un rapport des Nations Unis, l’Afrique contribue qu’à 4% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. A ce titre, ils sont les plus légitimes pour défendre les intérêts des pays en développement dans les négociations climatiques à venir à Paris en décembre 2015 qui à pour but de limiter à 2 degrés le réchauffement climatique d’ici la fin de ce siècle par rapport à l’ère pré-industrielle.

 

Face à cette situation, le continent africain possède un immense potentiel en matière d’énergies renouvelables qu’il doit faire valoir au cours de cette rencontre mondiale. Des exemples à suivre existent déjà sur le continent : le Cap Vert produit déjà 20% de son électricité grâce à l’éolien et espère atteindre 50% avant 2020, tandis que les Comores projettent d’alimenter tout le pays grâce à la géothermie. En Ethiopie, le gigantesque barrage de la Renaissance, financé par l’Etat, doit voir le jour en 2017 sur les eaux du Nil et apporter 6.000 mégawatts de courant pour toute la région.

 

« Nous avons une opportunité extraordinaire de voir un continent qui croît vite, croître de manière verte », s’enthousiasme Makthar Diop, vice-président de la Banque mondiale.

« L”Afrique peut devenir un modèle à suivre », confirme Kurt Lonsway, directeur du département Environnement à la Banque africaine de développement (BAD), qui assure dans une interview accordé à un média que le continent peut se développer « sans reproduire les conséquences négatives qu’ont connues les pays industrialisés ».

Pour devenir un modèle, les pays africains ont cependant besoin de 45 milliards d’euros par an pour s’adapter au changement climatique, selon les Nations unies. Une facture salée pour un continent qui ne contribue qu’à 4% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

 

Certains chefs d’Etats des pays développer en l’occurrence François Hollande font déjà des pas dans ce sans. Il a indiqué sur France 24 que la France va renforcer sa solidarité aux pays qui sont victimes du changement climatique. Il s’est engagé à consentir d’ici à 2018, 20 milliards d’euros d’aide aux pays africains, sous toutes ses formes, en privilégiant la santé. Il a aussi annoncé l’établissement d’une Taxe sur les transactions financières (TTF) qui doit être affectée à la lutte contre le réchauffement climatique et à celle contre les grandes pandémies.

 

Sur cette base, la rencontre de paris doit être le lieu où les pays africains doivent parler d’une seule voix pour réclamer aussi l’opérationnalisation du crédit carbone qui est l’une des financements qui à l’origine était la solidarité entre les pays riches et pauvres pour faire face à la crise climatique. Mais cet esprit a été oublié au fil des années au profit du développement d’un marché des crédits carbone, centré surtout sur les bénéfices environnementaux, et financiers. Perdant ainsi dans de nombreux cas, l’essence même de ce mécanisme de développement.

 

L’injustice climatique envers les pays pauvres doit être réparée et les négociations du Climat à Paris (COP21) seront un moment clé pour défendre les intérêts de l’Afrique et mobiliser des fonds pour investir dans des projets climatiques créateurs de valeurs multiples.

 

Kossi Atcha

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