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Culture

Danse : Festival « Assassan », un lieu de métissage et de brassage d’idées chorégraphiques

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C’était un grand moment pour la danse togolaise voire africaine ! La période du 29 avril au 1er mai dernier. Que les amateurs de l’art de la danse se sont réjouis ! Plusieurs rendez-vous très enrichissants et captivants étaient en effet inscrits au cœur de la première édition du festival « Assassan », à l’initiative de la Compagnie Dzidzo Danse Théâtre, avec le soutien des partenaires comme le Fonds d’Aide à la Culture et le Goethe Institut de Lomé. Ce dernier a abrité l’événement qui, à son ouverture, le 29 avril – journée internationale de la Danse – a fait l’honneur au chorégraphe Francis Djidjo-Blassou pour « Sitou ».

 

La pièce « Sitou » 

Avec son solo « Sitou », il entonne le temps de l’émotion qui va être le maitre-mot durant les trois jours du festival.

 

Dans l’architecture intimiste et vide de la pièce, on y découvre un rapport interrogateur du danseur à son quotidien, entre les gestes rationnels de l’individu ordinaire, lambda et le débordement incontrôlable de la vie intérieure. Y voir un jeune danseur –chorégraphe, qui a fait le choix de s’installer en Belgique depuis plusieurs années, donne sans doute à cette pièce un sens et un relief particuliers. Mais sa démarche constitue une source de libération de ses questionnements. Donc une perpétuelle quête de liberté qui lui permet d’avancer vaille que vaille quitte à enterrer les questionnements restés sans réponse. En voilà une belle conduite de vie pour ce Togolais de Belgique, dont la présente chorégraphie pourrait être lue comme un témoignage du ressenti de l’émigré, dans son « ici » et son « ailleurs », actuels, sinon son espace de vie d’aujourd’hui, autour du souvenir et de la mémoire. Et voir danser Francis Djidjo Blassou « ici », c’est-à-dire le Togo d’où il est parti, est un enchantement, tant le retour au pays, s’est opéré avec dans les valises un projet de festival aussi émouvant que les gestes dont il est porteur sur scène : « Assassan » (Ndlr : Mélange, tissage, métissage, melting-pot en Minan), un festival qui se veut un rendez-vous, un brassage, un métissage des idées chorégraphiques issues de plusieurs horizons. Cette toute première édition en était la preuve en rassemblant des compagnies de danse du Togo et de la Belgique. Notamment, Zondo Dance Théâtre, Woenyo, Cécilia Lisa Eliceche.

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Au terme de la prestation de Francis D. en ouverture du festival, les responsables des compagnies programmées et la direction du festival ont échangé sur le vif avec l’assistance. A l’occasion de cette journée internationale de la Danse, il n’y avait pas meilleure tribune pour les danseurs, les chorégraphes et les « divers publics » présents, d’évoquer des sujets relevant de la communication autour des pièces chorégraphiques, leur visibilité, leur diffusion et circulation, la professionnalisation des compagnies, la recherche de financements et des mécènes, etc.

 

Il faut noter que Dzidzo Danse Théâtre, anciennement connue sous le nom de Dzidzo Danz, est aujourd’hui chapeautée par l’association Dzidzo Togo. L’idée étant de s’ouvrir à plus de perspectives aux plans national et international et d’aboutir à une réelle structuration et maturation de tous les projets portant la signature de la compagnie.

 

Dieudonné Korolakina

Togoportail, toute l’information à votre portée

 

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