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Politique

Rencontre avec la presse : La majorité silencieuse à travers le MJPG invite la STT à plus de retenue

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Le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance (MJPG), regroupement d’associations proches du pouvoir, s’est prononcé en début de cette semaine sur le mouvement de grèves continues de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). C’était ce mardi que les Responsables de ce mouvement étaient face à la presse. Il y a quelques mois que la STT est en bras de fer avec le gouvernement pour des revendications en vue de l’amélioration des conditions de travail des fonctionnaires. Seulement que c’est à quelques mois de l’élection présidentielle que les mouvements de grèves sans cesse lancés par la synergie prennent de plus en plus d’ampleur. Ce que déplore le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance (MJPG) qui a tenu à rencontrer la presse et à se prononcer sur les grèves à n’en point finir de la STT. Son porte parole Hubert Atouyo a lu la déclaration liminaire. Voici in extenso la déclaration…

 

POINT DE PRESSE DU MJPG AU SUJET DE LA GREVE DE LA SYNERGIE DES TRAVAILLEURS DU TOGO

Mesdames et messieurs les journalistes, Le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance vous remercie une fois encore d’avoir répondu aussi massivement à son invitation et salue votre engagement pour la collecte et la diffusion de l’information juste, obtenue à la bonne source. A la veille d’une élection dont les bonnes volontés nous aident à affiner et parfaire les paramètres délicats, nous sommes indignés et profondément déçus des risques que font courir certains travailleurs à la paix sociale. Nos compatriotes insatisfaits ont en effet décidé de jeter le bébé avec l’eau du bain, comme si les revendications salariales, quelles qu’elles soient, passent avant les intérêts de notre patrie commune.

 

Vous comprenez ainsi que la position et l’activisme de la Synergie des travailleurs du Togo, en cette période délicate, veille de la tenue d’un scrutin présidentiel, dans un pays où l’on a marché d’un bout à l’autre du quinquennat finissant, n’est ni plus ni moins que de la pyromanie. La STT veut donc mettre le feu. Mais pourquoi ? Comme c’est prouvé dans les lignes suivantes, ce pourrait être pour de nombreuses raisons, mais en aucun cas, pour des revendications classiques d’avantage de salaires. Car, l’étude des statistiques que vous tenez entre vos mains fait clairement ressortir que :


- De 20. 527 agents recensés en 2004, la fonction publique en compte aujourd’hui 51.378. Soit une augmentation de 148%, si l’on compte les nombreux enseignants dont certains font la grève aujourd’hui, et qui avaient massivement reversés en 2005. Il en découle une courbe ascendante de salaires. Dans la même période, certains instituteurs de la catégorie B sont passés de 65.534F à 136.626F, le professeur de catégorie A2 est passé de 96.116F en 2005 à 184.660F et le professeur de catégorie A1, de 113. 593F en 2005 à 206. 698F. Et savez-vous à titre d’exemple, qu’en fin de carrière, le garde malade qui percevait 61. 544F en 2005 est passé à 151. 849F en 2015, et que le médecin de catégorie A1 qui percevait 248. 070F en 2005 empoche aujourd’hui 527.994F ?

 

Voilà la vérité des chiffres. Une vérité qui nous révèle aussi au passage, que le SMIG est passé de 19.500F, montant effectivement payé par l’Etat en 2005, à 59. 737 F effectivement payé en 2015. C’est-à-dire à quel point le gouvernement s’est attelé à rétablir une meilleure solidarité et une plus juste répartition des richesses nationales. Ce souci s’est surtout traduit par un engagement à élever le niveau de revenu des plus petits salariés qui appartiennent à la catégorie des plus défavorisés.

 

Ainsi, et à titre d’illustration, les salaires des garde-malades en début de carrière est passé de 26.592F en 2005, à 87. 737F. Soit une augmentation de 223%. Et les moniteurs et assimilés de catégorie D de l’enseignement qui avaient un salaire mensuel de 23.592F en 2005, gagnent aujourd’hui, 84. 237F, soit une augmentation de 257%.

 

Mesdames et messieurs les journalistes, Il est incontestable qu’il reste beaucoup à faire. Mais pour autant, peut-on oser affirmer au regard de ces chiffres que le gouvernement, depuis 2005 s’est désintéressé des conditions de vie des travailleurs ?


- Quels sont alors les objectifs réels que poursuit la STT avec son intransigeance ? Pourquoi la STT veut tout, tout de suite ?
- Est-il logique d’abandonner les élèves à l’oisiveté et de venir crier sur la place publique qu’on se préoccupe de leur sort ? Les évènements de Glei sont-ils indépendants des mouvements de débrayages observés par les enseignants ? A ces questions graves, nous n’avons d’autres réponses que l’inconséquence et l’irresponsabilité.

 

En tout état de cause, nous dénonçons vigoureusement les manœuvres visant à faire des enfants, les victimes sur lesquels certains charognards se préparent à danser pour masquer leur dépit. Nous exhortons par conséquent, tous les parents d’élèves à s’occuper de leurs enfants, en les empêchant de servir de cobaye et de prétexte à des fauteurs de troubles, car aucune manifestation d’élèves ou d’étudiants ne saurait régler les points de divergence entre les travailleurs et l’Etat employeur.

 

Par ailleurs, il nous parait utile d’appeler l’attention de la Synergie des travailleurs du Togo sur le fait que, la satisfaction de leurs justes revendications ne se fera que dans le dialogue avec le gouvernement. Aussi, nous leur demandons instamment de prendre exemple sur les autres centrales syndicales, et à arrêter de se singulariser sous de fallacieux prétextes, d’autant que les salaires, en constante augmentation, sont régulièrement payés à tous les travailleurs. Ce que n’ont pas les autres citoyens Togolais qui ont pourtant les mêmes droits mais qui ne sont pas travailleurs de la fonction publique.

 

Pour notre part, nous tenons à signifier que nous restons vigilants et mobilisés pour préserver, quoi qu’il nous coûte, le climat de paix qui règne dans notre cher pays. Tel est, mesdames et messieurs les journalistes, le point que nous tenions à faire sur la grève de la STT qui, de notre point de vue, est inopportune et extrémiste. Merci encore d’être venus et bon retour dans vos rédactions respectives.

 

 

 

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