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Spécial CAN Orange : 23 ans après leur confrontation en une finale historique de la CAN 1992, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont rendez vous demain pour une nouvelle finale

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La Coupe d’Afrique des Nations était à sa 18ème édition et on était en 1992. Après l’édition de 1990 accueillie et remportée par l’Algérie, c’est au Sénégal d’abriter la CAN 1992 avec pour la première fois, l’élargissement de la compétition à douze (12) équipes à la phase finale au lieu de huit (08) précédemment. Une CAN plus enrichie de suspens et de rebondissements, au nombre des duels plus prononcés et de talents…La 18ème CAN a permis pour la première fois, à la Côte d’Ivoire de s’inscrire au rang des pays champions d’Afrique. C’était au terme d’une finale légendaire, d’un duel sans merci, entretenu de suspens jusqu’au bout des 120 minutes –temps réglementaires et prolongations- avant que le trophée ne choisisse son camp à la suite d’une longue séance de tirs au but…Les âmes sensibles ont été éprouvés, les cœurs ont chancelé à plusieurs reprises et les tensions ont monté à plus d’un cran au Ghana de Abédi Pélé et en Côté d’Ivoire de Alain Gouaméné. Retour sur la finale de la CAN 1992 au Sénégal, à la veille d’une autre finale remake ce dimanche 08 février à Bata (Guinnée Equatoriale) 23 ans après. Revivez les temps forts d’un match « finale  » de la CAN, au soir d’un 26 janvier 1992 à Dakar, qui dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations, reste une finale exceptionnelle, éprouvante !

 

En 1992, lors de la Coupe d’Afrique des Nations au Sénégal, et après les phases de matchs de poule, la Côte d’Ivoire et le Ghana répondaient présents au rang des pays qualifiés pour les ¼ de finale respectivement dans les groupes C et groupe D repartis en poules de 3 pays chacune comme les autres groupes A et B. Après avoir éliminé respectivement la Zambie et le Congo en quart de finale, le Caméroun et le Nigéria en demi-finale, la Côte d’Ivoire et le Ghana se croiseront en finale pour un dernier round en vue de s’adjuger le trophée tant convoité.

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Ce dimanche 26 janvier 1992, au stade de l’Amitié de Dakar archicomble de 47.500 spectateurs, les protégés de Ottoh Pfister ( Sélectionneur des Black Stars du Ghana à l’époque ) avaient le favori des pronostics sur les hommes de Yéo Martial ( Entraîneur des Eléphants de la Côte d’Ivoire lors de cette CAN). Seul bémol coté Black Stars, grand handicap des Ghanéens avec la suspension de Abédi Pélé, l’attaquant de pointe de l’équipe et la Star incontestable du moment, qui avait écopé de deux cartons jaunes avant cette finale réputée.

 

Privés de leur « buteur maison », les Black Stars ne sont pas parvenus à violer les cages d’un Alain Gouaméné très chanceux, malgré les prouesses de Anthony Yéboa et de Nii Lamptey. Le dispositif du sélectionneur basé sur un impressionnant système de jeu développé en de petites passes à la brésilienne et les multiples incursions opérées dans la défense des Eléphants n’ont pas été fructueux. Le système de 3-3-4 de Pfister qui a axé son jeu sur une tactique beaucoup plus offensive, n’a pas permis de piéger les Ivoiriens très bien en place à la défense. Gadji Céli et les siens ont fait preuve de tout leur niveau et capacité de grande équipe finaliste de la compétition, en maîtrisant le jeu aérien et du milieu du terrain, bénéficiant de la meilleure statistique en possession de balles. Ce qui déjoua les calculs des Black Stars pris parfois en contre. Mais éprouvés par le match de la demi-finale contre les Lions indomptables du Caméroun, soldé par une prolongation et une séance de tirs au but, les Joël Tiéyi, Gadji Céli et Didier Otokoré ont manqué de lucidité et d’adresse pour conclure leurs derniers gestes offensifs devant les buts de Edward Ansah. C’est sur un score nul et vierge que les deux équipes vont parvenir à la fin des 90 min réglementaires avant d’entamer une prolongation qui va se terminer elle aussi dans le même registre, le même marquoir de zéro (0) but partout toujours affiché. Les contre attaques menées par Nii Lamptey, Samuel Oponku Nuti et Anthony Yéboah ne trouveront jamais le chemin des filets.

 

Le verdict final était confié au sort d’une longue séance des tirs au but. Là aussi c’était une autre épisode ; une interminable séance de tirs au but, certainement la plus longue dans l’histoire d’une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

En effet, au cours d’une continuelle partie de tirs au but pour trouver l’héritier du trophée, il a eu 12 tirs de la part de chacun des camps. La première phase des 5 tirs au but a permis d’enregistrer quatre (04) buts marqués de chaque coté, avec la ratée d’un tir de part et d’autre. La seconde phase au cours de laquelle les 5 autres joueurs de chaque équipe ont repris les tirs, n’a pas, non plus, dégagé un vainqueur. Tous ont trouvé le chemin des filets.

 

Après les deux phases de tirs au but, on comptabilisait 10 tirs au but dont 9 buts marqués de partout. Toujours l’égalité parfaite. « Quel match ! quelle finale ! », s’exclamaient les commentateurs et le public. « Le trophée a toujours de la peine à choisir son camp  ».

Tous les neuf (09) tireurs sur dix (10) dans chacune des deux formations, ont pris en contre pied Alain Gouaméné et Edward Ansah, les gardiens de buts. Et même lorsqu’il a fallu que ces deux gardiens de buts ne tentent leur chance en tant que tireur, chacun d’entre eux a montré toute la grandeur de sa classe de grand joueur, en s’exécutant à merveille et en trompant son alter pour envoyer le ballon au fond des filets.

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Abédi Pélé de son vrai nom Ayew. Il a manqué à l’appel pour la finale de 1992 pour avoir écopé de deux cartons jaunes.

 

 

 

On était toujours donc à égalité avec dix (10) buts partout. Il revenait à Aka Kouamé de prendre toute sa chance et de redémarrer cette fatidique séance. Il a fallu de peu pour voir son tir arrêté par Ansah qui s’est jeté du bon côté. Mais le tir était bien puissant et bien travaillé pour que le ballon puisse passer entre les mains du gardien ghanéen, portant le score à 11 pour la Côte d’Ivoire. C’est alors le tour de Anthony Baffoé, le libéro ghanéen qui jusque là a séduit avec une impressionnante prestation dans la défense des Black Stars, de prendre toutes ses responsabilité et de mieux faire que le camp adverse. Cette fois-ci Alain Gouaméné a été plus décisif dans ses arrêts. Le tir peu dosé et moins déroulé de Baffoé sera capté par le gardien ivoirien qui a choisi le bon côté, envoyant toute une nation à la première place du podium. La Côte d’Ivoire s’octroie le titre prestigieux du champion d’Afrique dans une liesse impressionnante.

 

Avec l’avantage de 11 tirs réussis contre 10, les Eléphants de la Côte d’Ivoire remporteront la Coupe d’Afrique des Nations pour la première fois de leur histoire. Un match historique dont le score vierge et nul jusqu’à la fin des temps réglementaires et des prolongations, sera finalement bien fourni en buts avec la seule séance de tirs au but qui a enregistré 12 tirs pour chaque camp. Avec deux (2) tirs manqués du coté des Black Stars du Ghana et un seul (1) raté de la part des Eléphants de la Côte d’Ivoire. Exceptionnel ! ’’ Le baraka était au rendez-vous pour les tireurs aux buts, ce jour là ’’, affirmeront certains…

 

Vingt trois (23) ans, les deux équipes se retrouvent ce 08 février en finale de la CAN Guinée Equatoriale pour un remake. Avec bien sûr un goût mordant de revanche pour les Black Stars qui ont eu du mal à digérer la perte de ce match historique dont la victoire devrait leur permettre depuis 1992 de remporter le 5ème titre de la CAN manquant dans leur palmarès. Au sein de l’équipe des Black Stars brille actuellement un André Ayew, fils de Abédi Pélé qui a dit quelques années plus tard, ses adieux à la formation nationale avec du regret, avec quelque chose d’inachevé ; lui qui a pourtant marqué les esprits et a permis à Olympique de Marseille de gagner jusqu’à présent, sa seule coupe aux grandes oreilles en Europe. Peut être au fils, une occasion tant rêvée d’offrir ce beau cadeau à son géniteur…

 

Les Ivoiriens qui attendent depuis l’occasion d’ajouter un second trophée de la CAN à leur palmarès, ne se laisseront pas faire et n’ont pas encore dit certainement leur dernier mot…

Une finale qui promet toutes les attentes d’un match de choc des titans. Il y aura tout simplement du duel et du spectacle demain à partir de 19h TU à Bata ! Que la fête du ballon rond africain soit belle et que le meilleur remporte la partie.

Finale_CAN-2015.jpg Un duel dévorant à l’affiche pour la finale remake de 1992 !

 

La Rédaction

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