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Les mouvements de grève de la STT prennent une autre allure avec la pression des élèves sortis manifester dans les rues de Lomé, de Tsévie et d’Atakpamé

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Le Togo connaît ces dernières semaine une suite récurrente de mouvements d’humeurs dans l’administration générale avec l’un de ses points de montée ce mardi 17 février où l’actualité a été rythmée par une sortie mouvementée des élèves sur les voies publiques. Ils ont très tôt le matin, bravé les rues de diverses localités du pays pour annoncer la couleur des 3 jours de grève de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) qui commencera demain mercredi 18 février. Préavis de grève de 72 heures déposé par la STT.

 

’’On est fatigué ! On veut les cours !’’, c’est le slogan qu’une centaine d’élèves du lycée Technique de Atakpamé envoyaient ce matin aux autorités de l’éducation de l’Ogou à travers une marche de protestation improvisée dans les rues de la ville de Atakpamé pour réclamer et inviter le corps enseignant à reprendre les cours jugés bouclés et déjà dispensés malgré que ces cours n’ont pas été donnés lors des dernières grèves.

Une manière pour les élèves de mettre de la pression pour la satisfaction au plus vite des revendications des enseignants et des fonctionnaires en général.

 

L’équipe de Togoportail arrivée dans les écoles a constaté que, ce sont des cours d’écoles et des salles de classe presque vides au lycée Technique d’Atakpamé ex CREFTP et au lycée d’Enseignement Professionnel d’Atakpamé ; il est loisible de voir quelques enseignants et élèves éparpillés et abandonnés à eux- mêmes ; et dans d’autres rares établissements les cours ont été tout de même dispensés jusqu’ à 9h. Après 9h, tous les établissements et classes sont presque vides ; les écoles confessionnelles ne sont pas du reste. Une sortie tapageuse faites par ces élèves qui ne reculent devant rien malgré le dispositif sécuritaire des forces de sécurité qui était en place. 

 

Allant aux informations, l’équipe sur les lieux a pu joindre El Hadj Hamadou Brim Bouraïma Diabacté, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle par téléphone autour de 08h. Il nous est rapporté que les troubles en cours dans la ville Atakpamé sont en train d’être gérés par les autorités de la ville ; des discussions sont en cours avec les acteurs directs.

Quant au proviseur du lycée Technique et le Directeur Régional de l’Enseignement des Plateaux tous les deux joints, ils nous ont rassuré qu’un pourparler est engagé et qu’une solution sera trouvée rapidement.

 

De pareils troubles ont été également suivis dans les villes de Lomé, de Tsévié où la circulation a été bloquée par les élèves sortis massivement.

 

L’enseignement est l’un des rares corps de métier à porter sur son dos la postérité de toute société ou de toute nation.

 

Depuis le début de janvier des appels aux grèves à observer dans les différents secteurs de l’administration générale, sont suivis à degrés divers et principalement des les secteurs de la santé et de l’éducation où le mouvement est très respecté.

 

Selon un communiqué du gouvernement de cette dernière heure, ’’le gouvernement vient de décider de la fermeture de tous les établissements scolaires de l’enseignement général et de l’enseignement technique tant publics que privés à compter de ce jour. Une mesure prise à la suite des troubles enregistrés depuis plusieurs jours dans le cadre du mouvement de grève déclenché par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT)’’.

 

Selon toujours les termes du communiqué, ’’ Cette semaine…les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les centrales syndicales sur la plateforme revendicative déposée par la STT’’.

 

Landry Koss

Togoportail, toute l’information à votre portée

 

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