Journée mondiale

Journée Mondiale de lutte contre le SIDA

Chaque 1er décembre, se célèbre la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA. Cette année, à l’occasion de la célébration de la journée, plusieurs rapports présentent des chiffres encourageants. Quinze millions de personnes pourraient bénéficier de traitement en 2015 et bien sûr moins d’infections avec le niveau soutenu des sensibilisations. Pas pour autant qu’on doit baisser les bras face à la pandémie. Car elle est loin d’être terminée, cette guerre.

Au Togo, conscients de l’enjeu et du défi liés à la lutte contre la pandémie, le Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST) et le Système des Nations Unies au Togo organisent ce 1er décembre, une grande campagne d’information. Quatre (04) préfectures sur le territoire national feront objet de cette grande campagne. Dans l’ensemble des préfectures de Blitta, Sotouboua, Tchamba et Tchaoudjo, 1,2 millions de préservatifs masculins et féminins seront distribués gratuitement et 3000 personnes bénéficieront d’un test de dépistage.

Au Togo, le taux de prévalence du sida dans la population générale est de 2,3%. Les plus touchés sont les prostituées (13,5%), les homosexuels (19,6%) et les toxicomanes (5%), Quant aux femmes, elles sont deux fois plus infectées que les hommes (1,7%).

Selon les données de la Commission National de Lutte contre les IST (CNL/IST), 2 personnes sur 5 vivants avec le VIH ont fait l’objet de discrimination cette année de la part de l’entourage familial, professionnel, dans les églises et dans les hôpitaux.

C’est en cela qu’au menu des actions marquant la célébration au Togo, il est prévu des activités de sensibilisation sur la lutte contre la discrimination dont sont victimes les malades.

Les données statistiques sur l’évolution de la pandémie au Togo illustre le niveau d’effort réalisé par le gouvernement car la situation sur l’ensemble du continent africain n’est pas aussi moins préoccupante.

En effet, sur le continent africain, la prise en charge est inégale. Chez les adolescents – dont le nombre est croissant à travers le monde – mais aussi dans la population masculine notamment sur le continent africain, l’accès aux soins et au dépistage est beaucoup plus faible que chez les femmes, ce qui les classe dans le groupe des personnes vulnérables. Les groupes à surveiller également sont les homosexuels, les toxicomanes et encore les travailleurs du sexe. Une meilleure prise en charge avec un dépistage précoce et une mise sous traitement rapide doit rester une priorité dans le Nord comme au Sud. Il faudrait pouvoir doubler le nombre d’accès aux traitements. Seuls un adulte sur trois et un enfant sur quatre, vivants dans les pays en développement, ont accès aux anti-rétroviraux.

En somme, sur le continent africain, les personnels de santé sont largement insuffisant, il s’agit donc de mieux gérer les risques et de profiter de ce qui est appris. Surtout avec le nouveau défi inhérent à l’apparition du virus Ebola, les chercheurs eux-mêmes qui travaillent sur l’épidémie du sida sont mobilisés par le virus Ebola. Globalement et tout compte fait, moins de cas sont constatés aujourd’hui ; beaucoup trop de décès bien sûr mais moins d’infections avec un meilleur accès aux traitements même si les disparités régionales perdurent.

Aujourd’hui, la situation épidémique du sida est stabilisée. La couverture globale est comprise entre 50% et 60%.

La Rédaction

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