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Au fil des questions réponses

Invité d’Honneur sur Togoportail : Azaad Kelani Bayor, président de la Fédération Togolaise de Boxe (FetoBoxe)

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Le président de la Fédération Togolaise de Boxe FetoBoxe, M. Azaad Kelani Bayor est élu vice-président de la faîtière des fédérations internationales de Boxe sur le continent. Quelques jours après cette élection et de retour au bercail, M. Bayor nous parle dans cette interview aux lecteurs de Togoportail, de ce qui a milite en sa faveur, les chantiers pour la boxe Togolaise en particulier. M.Bayor dit simplement que c’est le Togo qui en sortira gagnant. Lecture….

 

Togoportail : Monsieur le président, vous venez d’être porté à la tête de la Boxe Africaine à travers une élection des fédérations faitière de la discipline tenue en Corée du Sud, quelles sont vos nouvelles responsabilités ?

Président de la FetoBoxe : A Jeiju, en Corée du Sud du 13, 14 et 23 Novembre 2014, nous avons participé aux élections de la faîtière des fédérations internationales affiliées à la Boxe. A ce rendez-vous, nous avons eu cent soixante dix sept (177) pays des cinq continents du monde entier. Cinq mois avant cette élection, je n’avais aucune idée de la participation du Togo à travers ma modeste personne. Je n’avais même pas d’idée d’aller conquérir un quelconque titre. C’était juste un rêve et j’ai voulu tenté et voilà ! Mais avant, il fallait déposer ma candidature et qu’elle soit validée d’abord. Si on suppose qu’il faut l’appui de cinq, sept voire neuf fédérations du continent Africain qui doivent valider votre candidature, j’ai réussi à avoir ce quitus là. Ainsi, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Madagascar et les Iles Seychelles m’ont rapidement accordé leur confiance. Ce qui explique la validation de ma candidature à deux jours avant la date de la clôture des élections à Jeiju.

Si vous êtes élus au poste de vice-président, vous avez à charge tout le continent Africain en matière de boxe. Donc j’ai visé haut tout de suite et j’ai été élu vice-président de la faitière des fédérations internationales de Boxe. Ce n’est pas ma personne, c’est mon pays que je suis en train de vendre cher. Je suis vice-président de l’Association Internationale de Boxe Amateur (A.I.B.A) et président de boxe de tout le continent Africain. Mais la seule chose qui a paru un peu très forte, c’est que maintenant quand tu es président de notre structure, tu ne dépends plus de l’A.I.B.A. C’est à toi de gérer la boxe Africaine et tu rendras compte à l’AIBA. Donc je ne suis pas ici en tant que recevoir d’ordre de l’AIBA mais je propose, j’initie, je rends compte ensuite. C’est vous dire que c’est une nouvelle donne. Je me dis que je suis le patron des cinquante trois pays africains en matière de boxe. 

Pour qu’on soit une sélection forte sur le continent Africain qui puisse valablement représenter l’Afrique aux JO. Ceux-là qui seront qualifiés, seront envoyés en Zambie ou l’AIBA a mis en place un centre de formation et de recyclage. Attendez-vous à ce qu’on envoie de vrais représentants aux JO pour que l’Afrique ne soit plus balayée comme lors des deux décades. Donc, si on ne peut pas avoir la médaille d’Or ou d’Argent (Ndlr : lors des prochains JO) il nous faut un bon classement, pour qu’on parle de l’Afrique de façon positive. Nous aurons aussi à relancer la boxe féminine. Parce qu’a Jeiju dernièrement ou s’est tenu le championnat mondial de la boxe féminine, seuls le Cameroun et le Nigeria ont pu envoyer leurs représentantes.

 

 

Quels étaient les pays en lice pour le poste de vice-présidence ?

Ils sont deux ou trois notamment le Nigeria, l’Ile Maurice. C’étaient des adversaires sûrs, n’eut été le fait qu’ils soient écarté pour n’avoir pas parce remplis les conditions requises, mes chances seraient peut-être amoindries.

 

 

Dites-nous président, qu’est-ce qui selon vous a milité en votre faveur ?

Une seule chose. Au cours de la compétition pour la qualification des JO en 2008 pour la zone des Etats-Unis, j’ai été nommé délégué technique. J’ai eu la paternité totale de cette organisation depuis les comités locaux des organisations jusqu’aux antennes médicales en passant par la vérification de l’état des rings, l’hébergement des délégations et autres la restauration et la compétition elle-même en matière de convoie de classement, j’ai géré tout cela. A l’issue de cette compétition j’ai eu beaucoup d’appréciation, les gens étaient étonnés de comment j’ai géré tout cela.

 

 

Monsieur le président, aujourd’hui que vous êtes élus vice-président de l’A.I.B.A, qu’est-ce que l’Afrique en général et le Togo en particulier peut tirer de votre élection ? 

On vous dit que c’est votre frère Bayor est président du continent Africain, vous me voyer servir les autres continents sans insérer les besoins de mon pays, non. Je suis ici pour évaluer les manquements qui sont d’abord les nôtres avant d’aller voir ailleurs. En ce sens, j’ai déjà sensibilisé les entraineurs de boxe au Togo pour recenser les besoins de notre discipline. Donc j’enverrai la demande à l’AIBA pour avoir l’assistance en matériels, en instructeurs pour former les arbitres. On ne peut pas viser les grandes compétitions sans les officiels autour du ring, on n’en manque cruellement au Togo. Nous ne sommes pas le seul pays d’ailleurs, le ministre des Sports du Niger vient de m’appeler ils n’ont pas un seul arbitre de boxe. C’est un avantage que je puisse vendre cher mon pays. Le Togo sera une vitrine désormais en matière de boxe. Les Togolais vont en bénéficier. 

 

 

Quels sont les chantiers que vous avez à court et à long terme ?

Chantiers à moyen terme si vous voulez, je suis élu pour un mandat de quatre ans, je souhaite marquer positivement mon passage. Faire en sorte que nous puissions avoir des centres, on n’en a carrément pas. J’ai un centre à Agaza, mais il faut ring digne de ce nom et l’extension de la discipline dans tout le pays. J’ai une ambition, c’est de faire une compétition chaque mois pour le moment. Quitte à moi de la déplacer dans telle ou telle ville du Togo. Nous voulons commencer par la base en détectant les talents dans les établissements scolaires, pourquoi pas parmi les corps habilles ?

 

Interview réalisée par Sylvia

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