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Culture

8e session sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles à l’UNESCO : La ministre ANATE Kouméalo a pris part aux travaux

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Le Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a tenu sa huitième session du 9 au 11 décembre 2014 au Siège de l’UNESCO à Paris. C’est une rencontre annuelle des 24 Etats membres du comité qui est élargie aux pays observateurs (dont le Togo), aux Organisations internationales et aux organisations internationales non gouvernementales (OING) œuvrant dans le domaine culturel. La ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation civique, Germaine Kouméalo ANATE qui a conduit la délégation togolaise a prononcé un discours lors de la cérémonie d’ouverture de cette session.

 

Durant trois jours de travaux, dix huit points ont été étudiés, notamment l’impact de la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement, la concertation et la coordination internationales, la mise en œuvre du Fonds International pour la Diversité Culturelle (FIDC) et les stratégies de levée de fonds pour l’institution. A ce sujet, il a été demandé au secrétariat du comité de commettre une société professionnelle spécialisée dans la levée de fonds.

 

Concernant les rapports périodiques quadriennaux, il a été décidé de mettre en place un programme de renforcement de capacités afin d’aider les Etats parties à rédiger leurs rapports. En effet, l’article 9 de la Convention demande aux parties de fournir tous les quatre ans, dans leurs rapports à l’UNESCO, les informations sur les mesures prises en vue de protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles sur leur territoire et au niveau international. Pour sa part, le Togo s’est déjà acquittée de son devoir en mai 2013.

 

Dans son discours, la ministre Kouméalo ANATE a rappelé les efforts fournis par les autorités togolaises en matière de protection et la promotion de la diversité culturelle. Selon elle, l’engagement du Togo dans cette bataille s’est concrétisé très tôt. En témoigne le fait qu’il a été le 9ème pays au monde et le 3ème pays africain à avoir ratifié la Convention de 2005. Ensuite, la politique culturelle du Togo a été élaborée et adoptée le 30 mars 2011. C’est ainsi qu’un Plan stratégique national et décennal de cette politique financée sur le Fonds International de la Diversité Culturelle a été élaboré pour traduire la politique culturelle dans les faits.

 

Pour dynamiser le secteur, a-telle indiqué, le Fonds d’Aide à la Culture mis en place par l’Etat togolais a été rendu opérationnel depuis 2013. « Ce Fonds octroie des subventions aux filières de la création, de la promotion et de la diffusion culturelles. Il apporte un soutien considérable à tous les créateurs et promoteurs qui travaillent à concrétiser leurs projets culturels. Le Fonds d’aide à la culture veut contribuer, entre autres, à renforcer les capacités des acteurs culturels nationaux, à favoriser l’émergence d’un secteur culturel dynamique capable de s’imposer sur les marchés culturels régionaux voire internationaux  », a-telle indiqué. Ce fonds, d’après la ministre, pourra propulser les industries culturelles afin qu’elles créent des emplois et participent à la réduction de la pauvreté.

 

Les échanges ont aussi porté sur les rapports sur la gouvernance de l’UNESCO de même que sur le budget pour 2015 qui a été approuvé.

En 2014, sur 172 projets soumis pour financement, 07 ont été retenus. En vue de donner plus de chance aux pays disposant peu de ressources financières, le comité a invité les Etats parties qui ont les moyens de soutenir leurs propres ONG à s’abstenir de soumettre des projets aux FIDC. Il a aussi invité la conférence des Etats parties à considérer les critères les plus appropriés pour une bonne répartition des fonds du FIDC.

 

Déjà en 2010 et en 2011, l’Organisation des nations-unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a apporté son soutien financier et son expertise technique au Togo, à travers son Bureau Régional d’Accra. Un Plan stratégique national et décennal de cette politique financée également sur le Fonds International pour la Diversité Culturelle a été élaboré pour traduire la politique culturelle dans les faits. C’est pourquoi, la ministre Kouméalo ANATE a présenté les emerciements du Togo au Secrétariat de la convention pour cette aide qui, de son point de vue, insuffle un dynamisme salutaire aux activités culturelles de son pays.

 

Au cours des travaux, les discussions ont tourné autour de l’état de situation et les suites à donner aux du numérique qui a été reconnu comme un levier de la promotion de la convention de 2005.

Enfin, le comité a élu le bureau de la 9e session qui sera dirigé par Mme EVA Nowotny de l’Autriche et a décidé que la prochaine session aura lieu du 14 au 16 décembre 2014 au siège de l’UNESCO à Paris.

 

Le Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité culturelle est élu pour un mandat de quatre ans par la Conférence des Parties (organe plénier et souverain de la Convention de 2005), à laquelle le Comité est redevable. Il se réunit une fois par an en session ordinaire au Siege de l’UNESCO à Paris.

 

 Le comité a pour fonction de préparer des directives opérationnelles pour la mise en œuvre des provisions de la Convention, de transmettre à la Conférence des Parties les rapports périodiques quadriennaux des Etats membres, accompagnés de commentaires et de résumés, d’établir des procédures et autres mécanismes de consultation visant à promouvoir les objectifs et les principes de la Convention dans les autres forums internationaux et de décider des projets/programmes bénéficiant du financement par le Fonds international pour la diversité culturelle.

 

AWESSO Padaro Essohanam (Attaché de cabinet MCCAFC)

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La délégation togolaise lors de la session (à gauche la Ministre K. ANATE et à droite, le représentant permanent du Togo à l’UNESCO, M. ASSAH)

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