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Culture

TOGO/ Les professionnels et acteurs culturels imprégnés du contenu de la Politique Commune de Développement Culturel de l’Uemoa

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Au Togo, les acteurs et professionnels de la culture se sont retrouvés ce 24 novembre à Lomé dans le cadre d’un séminaire portant sur la familiarisation avec le nouveau programme de développement culturel adopté dans l’espace de l’Uemoa, il y a un an. Ce nouveau programme est l’expression d’une politique commune de développement culturel adoptée par la 17ème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union le 24 octobre 2013.

 

Un an après l’adoption de la Politique Commune de Développement Culturel (PCDC) dans l’espace Uemoa dont l’objectif général est de contribuer à valoriser la culture comme source de création de richesse et de rayonnement de l’Union, il est question de sensibiliser les acteurs du secteur sur le contenu de cette nouvelle orientation envisagée au sein de l’espace communautaire en matière de développement culturel conformément à une nouvelle perspective de stratégies et d’actions destinées à contribuer à la réussite de la construction de l’espace économique et son intégration régionale.

 

C’est dans ce cadre qu’une cinquantaine de professionnels et d’acteurs du secteur des arts et de la culture ont pris part à cet atelier dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre Togolais de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation Civique Mme Anaté Kouméalo, qui dans son allocution a salué le mérite d’une telle rencontre ‘’qui a pour objectif de permettre aux participants, acteurs et responsables d’actions culturelles de s’imprégner des nouvelles recommandations et orientations qui doivent être exploitées dans un cadre de concertation régional dans le souci de mutualiser les efforts pour une économie de la culture stable’’.

’Cette politique cherche à diversifier l’économie sous régionale et assurer le rayonnement de l’UEMOA à travers la création des conditions optimales de développement culturel dans une perspective de développement durable et de consolidation de la dynamique communautaire’’ a t-elle mentionné.

 

Elle ne manquera d’exhorter les participants à tirer le meilleur des travaux en vue de répondre avec objectivité et pertinence aux questions relatives au statut juridique des artistes et opérateurs culturels, au financement des programmes culturels, à la circulation des acteurs, biens et services, ainsi qu’à la lutte contre la piraterie des œuvres de l’esprit ; des thématiques qui ont été traitées dans le document synthèse de cette politique.

 

Au cours des travaux, cinq (05) grands points relatifs respectivement aux objectifs stratégiques définis dans la Politique Commune de Développement Culturel (PCDC) ont été exposés dans tout leur contenu en terme d’actions ciblées, de résultats attendus et d’indicateurs. Développer un marché régional unifié des biens et services culturels, Promouvoir les métiers de la culture et la professionnalisation des acteurs et opérateurs culturels, Faciliter l’accès des institutions et opérateurs aux financements, Améliorer la visibilité des expressions culturelles de l’espace communautaire et Assurer une gestion efficace du programme sont les déclinaisons de ces différents objectifs stratégiques.

 

Au terme de la mise en œuvre de ces axes stratégiques, les actions doivent concourir à la réalisation de la vision de l’Uemoa, celle de faire de l’espace communautaire, une aire de créativité où les expressions culturelles sont promues et partagées dans un environnement économique et social dynamique. Ainsi, le marché des arts sera organisé et mieux structuré, les industries culturelles et créatives connaîtront une vitalité, les expressions culturelles seront mieux gérées et valorisées et l’environnement juridique et institutionnel assaini et harmonisé.

 

La Politique Commune de Développement Culturel s’assigne comme mission d’impulser et accompagner les actions structurantes pour un ancrage réel de la culture dans les sphères de la vie publique, tant au niveau du pouvoir central que dans les collectivités décentralisées. Car au-delà de ses enjeux sociaux et politiques, la culture représente aujourd’hui l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale.

 

Dans la volonté des principaux artisans de cette politique, il est question de répondre aux nombreux défis auxquels la Commission de l’Uemoa fait face. Et en la matière la ‘’Commission investit depuis quelques années, des ressources pour définir un cadre d’intervention de l’Union dans le domaine de la culture‘’ a souligné M. Komla Agbo, le chargé des Affaires culturelles à la Commission de l’Uemoa. ‘’Outre son rôle fédérateur, la culture offre des possibilités de retombées économiques et sociales. Elle demeure, par ailleurs, le moyens par lequel l’espace Uemoa peut offrir et valoriser ce qu’il a de singulier au reste du monde’’ a-t-il ajouté.

 

Vicarmelo TIEM

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