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Coopération

SENEGAL : Dakar accueille les 29 et 30 novembre, le XVème Sommet de la Francophonie avec l’enjeu d’une nouvelle figure attendue à la tête de l’Organisation

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Le sommet de la Francophonie, le XVème du genre se tient à Dakar les 29 et 30 novembre. En marge de cette assise, le nouveau secrétaire général de l’OIF sera nommé au rang de cinq candidats, dont une femme pour sa première, en lice pour succéder à Abdou Diouf.

 

Dakar est, durant cette semaine, la capitale des pays ayant le partage la langue française, la ville abritant le 15ème sommet de la Francophonie. Une quarantaine de chefs d’Etat des pays participants au sommet y sont attendus. Un sommet de grands enjeux socio-économique et culturel, en raison des nouveaux défis de développement durable et des préoccupations majeures de l’heure. Des questions sur lesquelles les ministres des Affaires étrangères de l’OIF en réunion de travaux préparatoires et à huis clos depuis ce mercredi, se sont penchés. Une série de documents qui ont été adoptés, seront présentés aux chefs d’Etat pour leur adoption définitive ces 29 et 30 novembre.

 

Au rang des neuf dossiers de résolution retenus dans un projet de déclaration de Dakar qui sera soumis aux chefs d’Etat de la Francophonie, s’y figure le dossier relatif à la lutte contre le virus Ebola.

Ainsi que l’avait fait dernièrement la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), il est demandé aux Etats francophones de lever les restrictions de voyage et d’ouvrir les frontières, tout en prenant des mesures de surveillance et de sensibilisation. « Il faut que toutes les liaisons aériennes soient réouvertes et nous nous prononçons contre la fermeture des frontières terrestres ; nous demandons plutôt le renforcement des mesures sanitaires aux frontières, afin de laisser les populations circuler librement dans l’espace francophone » explique Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo.

 

La diversité culturelle et l’éducation au travers de la démocratisation de l’outil numérique, le principe du refus du terrorisme sous toutes ses formes, sont quelques uns des chapitres traités dans la déclaration de Dakar. Dans le registre politique, l’évolution positive au Burkina Faso, un appel au dialogue au Mali et à la réconciliation en Centrafrique, constituent les sujets phares.

 

Ce sommet est un cadre de concertation et de décisions de plus haut niveau très attendu par les pays membres de l’organisation en termes de nouvelles résolutions et orientations en faveur du développement de la communauté francophone. Il statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Le Sommet définit les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde, dans un Cadre stratégique décennal.

 

C’est dans cet élan que les ministres ont également adopté le nouveau cadre stratégique qui fixe les grandes orientations de l’Organisation pour les dix prochaines années. Ils ont par ailleurs validé « La déclaration de Dakar », qui sera la déclaration finale et qui comporte une série de recommandations et de grands principes sur le thème officiel du sommet, à savoir, les femmes et les jeunes.

 

Selon plusieurs témoins participants, les ministres n’ont pas évoqué, durant les débats, la question de la réforme des Constitutions ni celle des mandats présidentiels, pourtant au cœur de l’actualité. « On n’a pas abordé ces questions qui sont des questions spécifiques, avance Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo. Et je pense que chaque Etat, chaque pays, à la lumière de ce cadre global, sait ce qu’il doit faire et ce qu’il va faire ».

 

Un autre enjeu de taille : l’arrivée d’une nouvelle tête pour conduire l’organisation

Après trois mandats de quatre ans, l’ancien président du Sénégal, 78 ans, qui a marqué de son empreinte le mouvement francophone, ne souhaite pas rempiler et serait même impatient, dit-on, de transmettre le flambeau à son successeur. Mais qui prendra le relais d’Abdou Diouf

 

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Cinq candidats se sont déclarés jusqu’ici, dont quatre Africains et une candidate nord-américaine. La Canadienne Michaëlle Jean, le Mauricien Jean-Claude de Lestrac, le Burundais Pierre Buyoya, le Congolais Henri Lopes et l’Equato-Guinéen Augustin Nze Nfumu. Aucun d’entre eux ne fait consensus jusqu’à présent. Même si la canadienne semble susciter la préférence de la France, elle aura du mal à passer dans la mesure où sa candidature recueille peu d’adhésion auprès des chefs d’Etat africains.

 

On susurre un autre nom, sixième candidature, qui pourra être une sorte du chapeau au dernier moment, pour permettre un consensus à minima, une sorte de secrétaire général de Transition, le temps de remettre le poste en jeu d’ici quelques années. De toutes les façons, la fin du suspens, c’est pour ce dimanche, le dernier jour du XVème sommet de la Francophonie, où le successeur de Abdou Diouf sera connu.

 

Vicarmelo TIEM

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