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Politique

Gilchrist Olympio se prononce sur la question des reformes au Togo

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Le président national de l’Union des Forces de Changement (UFC), Gilchrist Olympio était à Accra au Ghana aux côtés du Chef de l’Etat qui a effectué une visite de travail de trois jours dans le pays. Au cours de ce voyage, Faure Gnassingbé s’est prononcé sur plusieurs sujets liés aux projets de développement entre les deux pays et à la situation politique interne au Togo. Il a particulièrement apprécié la présence de Gilchrist 

 

Olympio à Accra. «  Je pense que sa présence ici est l’un des symboles de la réconciliation qui est en cours au Togo. Mais cette réconciliation et ce symbole ont une racine, une fondation qui est le progrès démocratique, le progrès dans la construction et la consolidation d’un Etat de droit. C’est aussi cet état de fait qui nous a permis d’aller vers la normalisation de nos relations avec le Ghana parce que nous partageons les mêmes principes de démocratie et de liberté avec ce pays », a-t-il laissé entendre.

 

Interrogé sur sa candidature aux prochaines élections présidentielles, Faure Gnassingbé a préféré réserver la surprise à ses « compatriotes » togolais.

 

L’Agence de presse Afreepress en marge de cette tournée, a tendu son micro au président national de l’UFC qui est revenu sur les sujets au cœur de l’actualité au Togo.

 

Lire l’intégralité de l’entretien.

 

On vous a vu accompagné le Chef de l’Etat au cours de sa tournée au Ghana. On vous a vu très actif dans la délégation togolaise. Peut-on dire que les années de frictions et de malentendus entre l’UFC et le parti au pouvoir sont loin derrière ?

 

Giclhrist Olympio :Je ne dirai pas qu’il n’y a pas de frictions. Il y a des frictions mais notre rôle en tant que parti politique c’est d’éliminer, pas complètement mais de les adoucir les frictions qui arrivent encore dans notre pays. Ce n’est pas notre intérêt de créer des problèmes parce qu’il faut en créer, de créer des difficultés parce que nous sommes des partis politiques de l’opposition. Cet que nous voulons, c’est de regrouper le maximum d’opinion dans notre pays pour qu’on puisse participer à sa reconstruction. C’est l’avenir qui compte pour nous et nous ne voulons pas tout le temps regarder dans le rétroviseur.

 

 

En prenant part à cette rencontre, qu’apportez-vous de concret aux projets de développement entre les deux pays ?

 

Giclhrist Olympio :D’abord il y a la paix au Togo, une paix générale, les gens sont libres il y a au moins une vingtaine de journaux, de radios, de télévisions dans le pays. C’est déjà un grand pas en avant.

Ensuite nous avons beaucoup de projets en cours. Je soutiens à 100% le projet de la Volta qui va permettre de canaliser l’eau pure de la Volta vers le Togo. Nous avons plusieurs autres projets sur lesquels je travaille, notamment celui de la vallée de l’Oti dans le nord du Togo pour l’aménagement de l’Oti et en même temps y créer un complexe sucrier. Dans ce domaine je crois que nous sommes légèrement en avance sur le Ghana parce que le nôtre sera prêt avant celui du Ghana.

 

 

Dites-nous si l’UFC sera candidat aux prochaines élections et surtout et comment appréciez-vous l’actuel débat autour de la question des réformes.

 

Giclhrist Olympio : Je pense que notre parti UFC sera présent au prochain scrutin. Il n’y a pas de doute là-dessus. Mais la manière dont nous allons participer à ce scrutin reste une affaire du congrès du parti. Ce congrès se tiendra d’ici quelques mois et nous allons prendre certaines décisions.

Pour ce qui concerne les reformes constitutionnelles et institutionnelles, je peux dire tout de suite que c’est la politique fondamentale de notre parti et nous sommes en discussion  avec le Président Faure sur la question. Donc nous devons voir les modalités pour les appliquer afin de ne pas disloquer complètement notre pays. Nous travaillons là-dessus dans une atmosphère d’optimisme.

Ces réformes peuvent intervenir avant, pendant ou après les élections.

 

 

Qu’est-ce que vous avez à dire sur la crise du Burkina Faso ?

Giclhrist Olympio :Sur la crise au Burkina je suis, un peu triste. Je ne connais pas très bien la politique interne de ce pays mais je sais que pendant les moments difficiles au Togo, le président Blaise Compaoré a déployé beaucoup d’effort pour nous aider  à sortir de notre crise. C’est comme cela j’ai fait sa connaissance.

Je crois qu’une certaine solution a été apportée par les Burkinabè à leur problème. De notre côté aussi, nous devons apporter nos solutions à nos problèmes. Pas nécessairement les importer soit du Burkina, de la Tunisie, de l’Egypte ou on parle  du printemps arabe.

Je ne conçois pas, je n’adhère pas à cette façon de raisonner. Nous avons nos problèmes et nous devons nous asseoir pour les résoudre nous-mêmes et je crois que c’est ce qui est en cours.

Source: Afreepress

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