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Politique

TOGO/ La réfondation de l’armée, la marque d’un engagement fort du chef de l’Etat pour le bien être de la population et non simple jeu de chaises

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Le dimanche 28 septembre 2014 restera une journée noire pour bon nombre de familles et citoyens togolais, particulièrement ceux qui de près ou de loin ont été victimes de ce braquage le moins pressenti et attendu sous les tropiques. Qui l’aurait cru, une bande de gangs armés d’armes automatiques en plein jour d’un dimanche ensoleillé, a réussi à commettre le grand coup à l’aéroport international de Lomé, un lieu très névralgique de notre capitale, emportant la bagatelle somme de 5 526 691 dollars et 441 000 euros soit 2 milliards sept cent cinquante millions deux cent quinze mille neuf cent cinquante (2 750 215 950) de francs cfa. Un braquage de trop, diront certains, et les décomptes faits, c’est le 4ème braquage d’envergure en moins de quelques deux mois. Mais pour ce 4ème acte, les gangs ont mis la main sur le jackpot. La réussite de ce vol à mains armées en pleine journée, à la barbe et au nez d’une partie des éléments du dispositif sécuritaire de l’aéroport, a suscité moults interrogations et a soulevé du tollé général. Comment se fait-il que des cas de braquages puissent se succéder ainsi dans un pays réputé pour sa sécurité interne bien gérée, s’interrogent quelques uns. Pourrait-on parler de négligence à un niveau donné ? Des failles ont-elles été exploitées par les acteurs de ces attaques bien ficelées et bien calculées à la lettre ? Le décideur a-t-il laissé faire ? Autant de préoccupations recueillies ici et là, et auxquelles des éléments d’analyses ont été apportés dans ce dossier.

 

Un petit retour sur les faits et les probables conséquences induites du braquage de l’aéroport

Ce dimanche 28 septembre, plusieurs familles ont été victimes de ce grand coup perpétré, en un tour à la dérobée, tel dans un film hollywoodien, avec la main mise sur la mallette bourrée d’agents qui faisait l’objet de convoiement. Les gangs ont eu de l’audace pour oser défier le dispositif sécuritaire du parcking de l’aéroport. Un haut lieu stratégique de la capitale togolaise.

Le hold up a été orchestré sur une note de violence ensanglantée faisant un mort, un gendarme en garde sur les lieux qui a été mitraillé sans aucune autre forme de procès…décédé sur le coup, et plusieurs blessés. Le temps était chargé de grande émotion et le ministre en charge de la sécurité fera une sortie pour annoncer officiellement un premier bilan de la forfaiture tout en demandant à la population de ne pas céder à la panique, l’exhortant à aider les autorités compétentes dans leurs différentes investigations à retrouver les traces des malfrats…

 

La bagatelle somme de 2 milliards sept cent cinquante millions deux cent quinze mille neuf cent cinquante (2 750 215 950) de francs cfa disparue dans la nature, va mettre certainement sur le carreau beaucoup de familles, dont les pères et mères famille que sont commerçants ayant perdu de fortes sommes d’argent, des fonds de commerce. A quelques mois de fin d’année, où les affaires se relancent, se fructifient avec plus d’opportunité, à la solde la commande de nouveaux stocks de marchandises dont le flux est plus fluide sur le marché ; c’est la période favorite et l’attente pour le commerçant de pourvoir réaliser de très bons chiffres d’affaires grâce au regain des activités durant la période de fêtes de fin d’années.

Un pareil évènement le non moins inattendu, vient porter un coup dur contre les calculs, surtout dans le rang des victimes. Avec la désintégration dans la chaîne de commande, stockage, écoulement, distribution et promotion des produits, c’est le déficit et un abattement des activités que connaîtront les commerçants victimes avec comme conséquence, la mévente caractérisant le dure moment drastique des affaires et de rupture de stocks entraînant presque la paralysie des activités commerciales du concerné.

L’impact de cette crise n’est pas moins préjudiciable et pour les commerçants et pour les consommateurs. La rareté des marchandises, les spéculations des marchands ayant la monopole d’articles disponibles, contraignent les autres à subir d’une mesure ou d’une autre les suites malencontreuses de la mévente et une période de dépréciation des prix sur le marché.

L’économie en prend un coup, et c’est le pouvoir d’achat qui subit une secousse moindre ou intense-cela dépend de l’effet multiplicateur non vite maîtrisé- avec des conséquences déplorables sur l’économie nationale et le niveau de vie de la population.

 

Comme on pourrait le déduire, ce braquage, avec la forte somme d’argent emportée et disparue dans la nature, n’est pas sans influence regrettable sur la vie sociale, économique et même politique du pays.

 

Les autorités compétentes du pays en sont bien conscientes et n’ont aucun intérêt à encourager de telles forfaitures. Dans son rôle regalien, l’Etat ne peut se permettre de sous estimer les conséquences et les effets dévastateurs entraînant au bout le chaos suite à l’enchaînement de pareils actes de gangstérisme contre l’intégrité du territoire national. Le chef de l’Etat et le gouvernement sont bien conscients de l’enjeu, et l’urgence de protéger les populations contre des facteurs compromettants son bien-être est toujours une des préoccupations au plus haut sommet de l’Etat. Les autorités compétentes ne cessent de veiller à garantir cette sécurité précieuse.

 

Et comme le soulignait à juste le Premier ministre Joseph Kokou Koffigoh et poète dans l’un des ses poèmes inédits publiés sur sa page facebook dont voici un extrait,

’’Ces gens sont dangereux, car avec ces billets,

Ils créeront une armée peut-être djihadiste ;

Et bonjour les dégâts, de Bè à Cinkassé ; (2)

Unissons nos efforts pour enlever ce kyste’’.

 

’’Les ganglions négligés deviennent des cancers

Bien plus durs à guérir même aux grands hôpitaux ;

Si vous laissez ces gangs qui aujourd’hui prospèrent,

Vous créez des tumeurs dans la chair du Togo (…)’’,

 

Ces récurrents cas isolés de vol, peuvent en s’amassant former une véritable boule neige dont la suite pourrait être dangereuse pour les citoyens et la république. Mais comment peut-on aujourd’hui soutenir, comme le laissent entendre certaines voix peu fiables, que l’Etat a fait preuve de négligence dans la gestion du maintien de la sécurité dont a besoin la,population ? D’autres iront jusqu’à soutenir que l’Etat serait derrière le coup !!! Ubuesque…position puérile…

 

Les décideurs et les sommités de la République ont effectivement pris conscience du mal et n’ont pas tardé à prendre les taureaux par les cornes. Comment les autorités compétentes peuvent-elles laisser faire ? Pour quel intérêt ?

En réalité, le chef suprême des armées, le chef de l’Etat a déjà pressenti la nécessité de multiplier les efforts pour plus de sécurité et de protection des citoyens. A cet effet, il pris très tôt la grande décision de refondre la grande muette pour plus de sécurité et de professionnalisme dans les corps armés du Togo.

 

La refondation de l’armée, un acte fort de l’engagement de l’Etat à assurer la sécurité et la sûreté

Le chef de l’Etat, Chef suprême de l’armée, n’a pas attendu que toute cette série d’attaques armées ne surviennent avant de prendre des initiatives allant dans le sens des ‘’modalités de refondation’’ de l’armée togolaise. Prenant le pas sur les évènements, le président de la République annonçait les couleurs d’une prochaine refondation de l’armée le 12 juillet dernier, en situant l’opinion que ‘’cette refondation est rendue nécessaire par l’évolution des menaces qui peuvent atteindre notre pays, le Togo et aussi par l’instabilité de nombreux pays de notre continent’’.

‘’Votre mission est, et demeure la protection de nos concitoyens dans le cadre fixé par nos institutions démocratiques. Elle est surtout la garantie de la souveraineté de notre pays, qui ne peut ni ne doit laisser à personne d’autre le soin d’assurer sa sécurité et la défense de ses intérêts’’ a-t-il ajouté lors de son intervention devant les différents des Forces Armées Togolaises.

 

Poursuivant son intervention à cette occasion, le chef de l’Etat a tenu a tenu à préciser que ‘’C’est pour tout cela que vous avez un devoir d’excellence, sous l’autorité légitime du Chef d’Etat-major Général, des Forces Armées Togolaises et des Chefs d’Etat-major ainsi que du Directeur général de la Gendarmerie Nationale, que j’ai choisis de mettre à votre tête.

Ils conduiront la refondation des forces de défenses et de sécurité, à laquelle participera également la Police nationale, avec un souci constant de cohérence et d’efficacité. Ainsi, tous ensembles, vous participerez, nous participerons au développement de notre beau pays dans un cadre de paix, de sécurité et de sérénité’’.

 

Le décor était déjà bel et bien planté pour effectivement ‘’la création de deux (2) régions militaires de gendarmerie, dont les Etats-majors et les centres opérationnels seront côte-à-côte, comme cela sera le cas dans les cinq (5) secteurs militaires qui épousent les contours des régions administratives, permettra un maillage efficace et permanent du territoire sous l’autorité directe du Général, Chef d’Etat-major Général des Forces Armées Togolaises.’’ Comme le soulignait déjà le président Faure Gnassingbé dans son discours.

 

Contrairement à ce que certaines presses de la place ont annoncé fortuitement, telle une caisse de résonance, les décisions prises par le chef de l’Etat dans le sens de nominations intervenues dans l’armée, ce jeudi à l’issue du conseil des ministres, ne s’inscrivent pas dans « le cadre des mesures hâtives improvisées à l’issue de la série de braquages » de ces derniers temps. Chef d’Etat averti, le président de la République a déjà jeté les bases de cette refondation, depuis quelques mois.

 

Il n’a pas manqué de mettre en exergue le choix de la mobilité et de la rapidité opéré avec la création de deux (2) Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) un par région et avec celle d’un regroupement de forces spéciales, qui donnera, avec les équipements mis en place, cette capacité d’agir sans délai face à toute menace éventuelle et aussi de participer, avec les amis et alliés du Togo à toute action d’envergure hors de notre territoire.

 

Comme on peut s’en rendre compte, le chef de l’Etat a bien avant ces malheureux évènements, cerné l’enjeu de la restructuration et la réorganisation des forces militaires et sécuritaires en proposant cette refondation, à travers laquelle les Forces Armées Togolaises bénéficieront d’orientation destinée à leur permettre de retrouver une capacité opérationnelle de haut niveau.

 

Selon le chef de l’Etat, chef suprême des armées, cette refondation ‘’est nécessaire pour relever les défis qui nous attendent à l’intérieur de nos frontières, mais qu’il faut protéger, mais aussi dans le cadre des interventions internationales où le Togo doit avoir sa place et jouer son rôle’’. Acte et marque tout simplement d’un chef d’Etat averti et soucieux du bien être de sa population.

 

Faustin LOVI

Togoportail, toute l’information à votre portée

 

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