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Développement

Les témoignages de Ablavi Toyi, volontaire du Programme PROVONAT

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Face à la persistance du chômage (6,5% en 2011 contre 6,8% en 2006 selon les conclusions de l’enquête QUIBB) et du sous-emploi (22% en 2011 contre 27,3% en 2006) au Togo, qui touchent particulièrement les jeunes (8,1% et 20,5% respectivement pour le chômage et le sous-emploi) et les femmes, la question d’emploi et d’insertion socioéconomique des jeunes est devenue une préoccupation majeure des autorités et figure en bonne place dans le Discours-programme du Chef de l’Etat et dans la Déclaration de Politique Générale du gouvernement togolais. Le Togo dans ses différents plans stratégiques de développement, a mis en œuvre diverses politiques de croissance en faveur des secteurs clés de développement dont le secteur de la jeunesse. C’est dans cet objectif que le programme PROVONAT a vu le jour au Togo et est conduit sous la tutelle du ministère de Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.

 

Le Programme de Promotion du Volontariat National (PROVONAT) qui a ainsi, démarré depuis en 2011, a mobilisé et inséré à ce jour 4 280 jeunes diplômés dans la vie active. Parmi l’une des vagues déployée depuis octobre 2012, une vague spéciale, figure Ablavi Toyi, juriste de formation.

Elle fait partie d’une vingtaine de volontaires nationaux de profil juriste qui sont en appui au Ministère de la Justice et des relations avec les Institutions de la République pour apporter une assistance juridique aux personnes vulnérables en détention. Il est question pour eux de mettre leur compétence à profit sur le projet “Recours au volontariat pour une assistance juridique aux personnes vulnérables en milieu carcéral“.

 
Mme Victoire DOGBE, ministre du Développement à la Base, à l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi de jeunes très présente sur les réseaux sociaux, a publié sur sa page facebook, un témoignage de la volontaire Ablavi Toyi sur les retombées de cet engagement. Togoportail se fait le devoir de reprendre le contenu de ce témoignage pour le plaisir des Internautes. Lisez !!!

 

Je m’appelle Ablavi Dimena TOYI, je suis volontaire nationale depuis septembre 2012 et je suis juriste, affectée au sein du Ministère de la Justice et des relations avec les Institutions de la République pour apporter une assistance juridique aux détenus vulnérables en milieu carcéral.

J’ai postulé au volontariat pour, d’une part, mettre en pratique les connaissances acquises lors de la formation en vue d’acquérir une expérience professionnelle et être compétitive sur le marché de l’emploi. D’ autre part, je souhaitais contribuer au développement socio-économique de mon pays en travaillant dans une structure d’accueil qui correspond à mon profil académique notamment la justice et les droits de l’Homme. Par ailleurs, ce biais me permet d’œuvrer aux côtés des groupes vulnérables afin de leur assurer un accès égal à la justice et une protection effective de leurs droits.

Concrètement, je participe au recensement et à l’étude des dossiers des détenus, ainsi qu’à leur écoute ; j’ai mené des campagnes de sensibilisation des détenus sur les infections sexuellement transmissibles et le VIH-SIDA, ainsi que sur leurs droits et devoirs ; j’ai par ailleurs participé à une enquête d’étude pour la mise en place des Bureaux d’Accueil d’Information et d’Orientation du Justiciable dans les tribunaux et Cours d’Appel de Lomé et Kara, et ai contribué à la collecte d’informations pour l’élaboration d’un guide juridique du citoyen. La structure d’accueil est satisfaite de mon travail parce que je contribue significativement à la mission assignée à la Direction de l’Accès au Droit et à la Justice.

C’est l’appui judiciaire en faveur des détenus en milieu carcéral qui m’a le plus marqué. Mon action en qualité de volontaire, aussi ‘’anodine’’ soit-elle, a redonné la joie de vivre à des personnes qui avaient perdu tout espoir. Au total plus de 500 détenus ont été libérés afin de désengorger les prisons. Mais au-delà de cet objectif de désengorgement des prisons, c’est la joie, l’espoir et l’humanité retrouvés par les personnes libérées qui m’ont marquées. En faisant revivre l’espoir là où il avait cessé d’exister, je me sens utile.

Concernant la poursuite de ma vie professionnelle, ce contrat de volontariat me permet d’être plus compétitive sur le marché de l’emploi et m’oriente dans le choix de mon futur emploi. Cela m’a en effet permis d’acquérir une expérience professionnelle significative, de renforcer mes capacités d’écoute de travail en équipe, d’assiduité au travail, de discrétion et de travail sous pression. J’ai maintenant un esprit de rigueur, de synthèse, d’analyse et peux assumer certaines responsabilités.

 

 

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