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Enquêtes & Interviews

Interview du Coordonateur de la Majorité Silencieuse

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Les Associations et Mouvements membres du MJPG organisent depuis quelque semaine par région les universités de vacances.

 

Quels sont les objectifs que vise cette initiative nouvelle ?

AGBESSI : Le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance (MJPG) est partie intégrante des forces politiques nationales et se pose désormais comme un arbitre pour trancher certaines questions sur lesquelles l’absence de position de la majorité silencieuse que nous constituons favorisait un enlisement des discussions. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où nous faisons pencher la balance du côté où se situent les intérêts de la majorité en pesant sur les débats qui nous permettent d’avancer.

Pour continuer à s’illustrer positivement de cette façon dans la vie publique, les jeunes ont besoin de s’instruire, de se former et de réfléchir. Les universités de vacances nous permettent de faire le point de nos engagements passés et futurs, de partager l’information afin d’éveiller davantage notre conscience civique ainsi que notre fibre patriotique. Elles nous donnent l’occasion de réfléchir sur l’avenir, d’analyser les grands sujets d’actualité nationale et de faire des choix judicieux pour l’avenir. Surtout que se profilent à l’horizon, de grands rendez-vous électoraux. 

 

En parlant des grandes questions d’actualité nationale, la majorité parlementaire a récemment rejeté le projet de reformes institutionnelles et constitutionnelles proposé par le Gouvernement. C’est une position curieuse sur laquelle nous souhaiterons connaître l’avis de la Majorité Silencieuse que vous constituez.

AGBESSI : Le débat sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles devrait être fait à l’Assemblée Nationale parce que c’est l’Assemblée Nationale qui a les prérogatives nécessaires pour mener ce genre de débats. En envoyant le projet à l’Assemblée Nationale, le Gouvernement a fait son devoir. Il revient aux députés de mener les débats, d’apprécier ou de voter les lois et de rendre le verdict. On peut ne pas être d’accord avec leur position. Mais ce qui est important, c’est que chaque institution joue correctement sa partition pour le reste, la démocratie est la loi de la majorité.

 

L’opposition semble avoir pris la mesure des enjeux et s’organise pour présenter un candidat unique à la prochaine élection présidentielle. Cela vous inquiète-t-il ?

AGBESSI : Cela ne nous inquiète pas du tout. Ca nous permet de mesurer les forces et savoir de quel côté se trouve la majorité du peuple. Mais à l’allure ou vont les choses, il serait très surprenant qu’elle y parvienne parce que leur combat a toujours tourné autour de leurs intérêts personnels. Ouvrez bien les yeux et vous verrez que l’avenir nous donnera raison.

 

Les choses pourraient mal s’engager pour la majorité présidentielle si Pascal BODJONA qui se dit victime d’un acharnement politique venait à se rallier à l’opposition, qu’en dites-vous ?

AGBESSI : La première mise au point à faire, c’est que Pascal BODJONA est cité dans une affaire d’escroquerie internationale. Et pour nous de la Majorité Silencieuse, il est présumé innocent tant qu’il n’est pas formellement condamné par la justice. Notre souhait, c’est que les batailles de procédures s’arrêtent pour laisser la place aux débats sur le fond du dossier. De cette façon, chacun sera fixé sur les faits. C’est la seule façon pour Mr Pascal BODJONA de laver son honneur. Les tentatives qui sont faites pour ramener ce débat purement judiciaire sur le terrain politique sont maladroites. Mais nous sommes dans un pays libre et si Monsieur Pascal BODJONA a des ambitions politiques, il est libre de ses choix. Pour notre  part, s’il se déclare opposant, nous le traiterons comme tel.  

 

Mot de Fin

AGBESSI : Nous profitons de l’occasion  qui nous est offerte d’exhorter les togolais à cultiver toujours cet esprit de paix, de cohésion nationale pour le développement de notre cher pays.

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