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Médias

Les Etats Généraux de la presse : Ahoomey-zunu souhaite le meilleur pour la presse togolaise

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Le premier ministre Séléagodji Ahoomey-Zunu a lancé ce lundi à l’INFA de Tové à Kpalimé situé à 120 km au nord-ouest de Lomé aux travaux des états généraux de la presse placés sous le thème « le pari de la professionnalisation » en présence des membres du gouvernement et de la représentante du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Khardia’Lo N’diaye.

 

Cette rencontre se veut un cadre d’échange et de discussion dans la sérénité et sans tabou pour diagnostiquer les problèmes qui minent le secteur de la presse togolaise et baliser le chemin en vue de renforcer les capacités managériales des responsables des organes de presse, les organisations professionnels. Pour la ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Formation civique Germaine Anaté Kouméalo, il faut reconnaître aujourd’hui que lorsque la presse joue son rôle, elle « constitue un puissant levier pour le progrès d’une nation, un moteur pour le renforcement du lien social mais lorsqu’elle faillit à cette mission, elle devient un frein à tout processus de développement ».

 

Elle a par ailleurs déclaré que « malgré les atouts dont bénéficient les médias togolais, le secteur traverse une crise profonde marqué par des manquements et des handicapes d’ordre professionnel, économique, structurel, technologique, corporatif  » qui selon elle, « freinent son élan vers l’émergence d’une presse indépendante et professionnelle ». « C’est pourquoi, je ne doute pas un seul instant que toutes ces questions brûlantes de notre actualités médiatiques seront passées au peigne fin de vos discussions. Vous les explorerez avec la plus grande vigilante, sans tabou, ni dogme mais d’une manière dépassionnée et objective », a-t-elle précisé.

 

Ouvrant les travaux de cette rencontre, le chef du gouvernement Séléagodji Ahoomey-zunu a salué l’initiative qui selon lui, vient à point nommé poser un diagnostic sans complaisance des maux qui minent notre presse. « Je félicite les organisations professionnelles qui ont pris conscience des risques de perdition des médias togolais en se mobilisant pour redresser la barre et aborder un nouveau cap pour notre presse au sortir de ces états généraux », a-t-il appuyé tout en insinuant qu’ « il n’y a pas meilleurs diagnostic que celui que vous ferez, vous-même de votre secteur d’activité ».

 

Pour le président de la commission, ces trois jours vont nous servir d’un cadre de réflexion et de méditation destiné à féconder un nouveau départ pour les médias togolais qui sont pour la majorité déterminés à préserver leur outil de travail de même qu’ « ils sont de plus en plus conscients que la survie de la profession peut déterminer l’avenir de notre jeune démocratie ».

 

Pour ce dernier, il importe de restructurer et rationaliser notre espace médiatique en le dotant de véritables entreprises de presse avec des statuts et un capital social bien définis.

 

Ahodo Koffi

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