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Politique

Arc-en-ciel qualifie l’affaire Targone de montages et appelle à la mobilisation pour empêcher cette « injustice flagrante »

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La coalition Arc-en-ciel tient à porter à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale la « grave atteinte » que le pouvoir UNIR tente de porter au député Targone Sambiri Wakim, militant du PDP, parti membre de la coalition. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse organisée par les responsables de la coalition ce mercredi à Lomé.

 

Selon Me Dodji Apévon, le député Targone est pousuivi depuis son élection aux dernières élections législatives par le préfet de Dankpen, Maganawé Dadja pour huit chefs d’accusation qu’il a commis entre 2012 et 2014, à savoir trouble à l’ordre public, violences volontaires, complicité de violences volontaires, homicide volontaire, complicité d’homicide volontaire, destructions volontaires par incendie, complicité de destructions par incendie, vol qualifié et complicité de vol qualifié. C’est ainsi que le 27 mai dernier, le président de l’Assemblée Nationale a demandé à rencontrer le député Targone.

 

Au cours de l’entretien, il lui a annoncé que le préfet de Dankpen a porté plainte contre lui et que suite à cette plainte, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé a demandé la levée de son immunité parlementaire et qu’à cet effet il a constitué une commission spéciale devant laquelle il devait comparaître le lendemain. La commission est composée de cinq membres dont quatre d’UNIR et un de l’opposition, ce que la coalition qualifie de « célérité suspecte ». « La coalition Arc-en-ciel qualifie cette ènième tentative de levée de l’immunité du député Targone comme un règlement de compte du préfet Maganawé car il considère comme un affront à son parti UNIR que l’opposition ait enlevée un siège dans la circonscription électorale de Dankpen considérée comme une bastion d’UNIR », ont déclaré les partis membres de la coalition.

 

Par ailleurs, elle estime que le parquet est incompétent pour trancher cette affaire car les faits allégués contre le député sont censés s’être produits à Dankpen. Aussi ont-ils signifié que les plaignants sont les chefs cantons de la préfecture de Dankpen et la communauté peulh, mais le chef caton de Nandouta a affirmé n’avoir à aucun moment signé une quelconque plainte. « Pour la mort du peulh à Igbétab, il s’agit d’un événement malheureux connu où l’auteur du drame a été jugé et condamné sans que le nom de Targone ne soit lié à l’époque comme co-auteur ou complice par qui que ce soit », ont-ils précisé.

La coalition considère tous ces faits invoqués à l’appui de la plainte et qu’on « tente d’imputer » à Targone sont des « montages grotesques et un tissu de mensonges sans aucune consistance ».

 

Face à cette situation, la coalition Arc-en-ciel demande à tous les partis politiques, à toutes les associations des droits de l’homme, à tout le peuple togolais et à la communauté internationale de « rester mobiliser » afin d’ « empêcher » la commission de cette « injustice flagrante ».

 

Max Dally

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