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Economie

L’ISAAA lance le rapport 2013 sur la situation des cultures génétiquement modifiées dans le monde

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Ce jeudi, le 08 mai 2014 s’est tenue à Lomé, la réunion de lancement du rapport 2013 d’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA). Au cours de la séance, il a été question de la situation mondiale des culturelles commerciales génétiquement modifiées 2013. Etaient présents, les acteurs agricoles et de l’environnement, dont le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement des Ressources forestières Ouro Djéri, celui à qui l’honneur est donné de lancer le rapport.

 

Parlant des cultures génétiquement modifiées, plusieurs faits ont été retenus en 2013. Selon ces faits, l’année 2013 était la 18ème année de commercialisation avec succès des plantes génétiquement modifiées. Depuis la première année de culture en 1996, une superficie cumulée sans précédent de plus 1,5 milliards d’hectares a été cultivée avec succès. Cette superficie est de 50% aux terres arables totales de Chine ou des USA. La superficie des cultures génétiquement modifiées a augmenté de plus de 10 fois, passant de 1,7 millions d’hectares en 1996 à plus de 175 millions d’hectares en 2013.

 

Ceci fait des plantes génétiquement modifiées, la technologie végétale la plus rapidement adoptée ces derniers temps pour cette raison qu’elles apportent des bénéfices. En 2013, la superficie a augmenté de 5 millions d’hectares, soit une croissance annuelle de 3%. Parmi les 27 pays ayant cultivé des plantes génétiquement modifiées en 2013, 19 étaient des pays en voie de développement et 8 des pays industrialisés. Les empilements de caractères ont occupé 47,1 millions d’hectares, soit 27%. Les pays en voie de développement ont cultivé, en 2013, plus d’hectares que les pays industrialisés.

 

Ils ont cultivé en 2013, plus de plantes génétiquement modifiées, 54% de la superficie mondiale de plantes génétiquement modifiées (94 millions d’hectares), que les pays industrialisés, 46% (81 millions d’hectares). En 2013, un record de 18 millions de fermiers, soit une augmentation de 0,7 millions par rapport à 2012, ont cultivé des plantes génétiquement modifiées.

Plus de 90%, soit plus de 16,5 millions, étaient des petits fermiers pauvres de pays en voie de développement. Pour le déploiement du premier maïs tolérant à la sécheresse et du soja avec un empilement tolérant à un herbicide/ résistant à un insecte, le premier maïs tolérant à la sécheresse a été planté par 2000 fermiers américains sur 50 000 hectares.

 

Le Brésil a planté le premier soja avec empilement Tolérant à herbicide/résistant à un insecte sur un lancement record de 2,2 millions d’hectares. IL est suivi de l’Argentine, suivi de l’Inde et du Canada. L’Afrique a continué à faire des progrès avec l’Afrique du Sud qui bénéficie des plantes génétiquement modifiées depuis plus d’une décennie. Tant le Burkina Faso et le Soudan ont augmenté leurs superficies de coton Bt d’un impressionnant 50% et 300% respectivement, en 2013.

 

Le projet WEMA devrait apporter le premier maïs tolérant à la sécheresse pour l’Afrique en 2017. Cinq pays de l’UE ont cultivé un record de 148 013 hectares de maïs Bt, soit 15% de plus qu’en 2012. L’Espagne est le chef de file dans l’UE avec 136 962 hectares de maïs Bt, soit 18% de plus qu’en 2012 avec un taux d’adoption record de 31% en 2013. De 1996 à 2012, les plantes génétiquement modifiées ont contribué à la sécurité alimentaire, au développement durable et changement environnement/climat en augmentant la production des cultures d’une valeur estimée à 116,9 milliards de dollar, en fournissant un meilleur environnement, en économisant 497 millions de Kg de pesticides, en réduisant, pour 2012 seulement, les émissions de CO2 de 26,7 milliards de Kg,ce qui équivaut à enlever 11,8 millions de voitures des routes pendant une année, en conservant la biodiversité, en économisant 123 millions d’hectares de terres entre 1996 et 2012 et en aidant à diminuer la pauvreté pour plus de 16,5 millions de petits fermiers er leurs familles.

 

En termes de perspectives, des grains annuels plus modestes sont attendus à cause des taux d’adoption déjà élevés (au moins 90%) dans les principales cultures génétiquement modifiées sur le marchés établis tant dans les pays en voie de développement que dans les pays industrialisés. Pour rappel, les cultures génétiquement modifiées se définissent comme celles dont le patrimoine génétique a été modifié par intervention humaine. Quant à l’ISAAA, c’est une association à but non lucratif, sponsorisée par les organisations publiques et privées.

 

Max Dally

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