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Justice

Les ODDH dénoncent l’assassinat de Michel Evoda et demandent que lumière soit faite autour de sa mort

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Les Organisations de Défense de Droits de l’Homme (ODDH) ont dénoncé ce mercredi à Lomé, les conditions controversées dans lesquelles Michel Evoda, jeune togolais de 28 ans évoluant dans le club de rugby de la Cologne en Allemagne a été assassiné par la police allemande le 12 décembre dernier en Allemagne.

 

Selon ces dernières, les versions servies sur les circonstances de la mort de Michel Evoda ne sont pas conformes. « Tantôt Michel aurait été touché par une balle perdue au bras, tantôt il aurait été atteint de deux balles au niveau de la tête. Ce qui semble constant, c’est que la police allemande qui serait intervenue pour mettre fin à une dispute entre Miche et son épouse Cathérine, a cru bon de tirer sur ce jeune togolais. Vous convenez avec nous que les circonstances de cet assassinat demeurent floues et méritent que des dispositions soient prises pour que lumière soit faite », ont-il dit. Elles ont également déploré cet acte ignoble qui été posé en ce 21ème siècle dans un Etat de droit comme celui de l’Allemagne. « Il est inadmissible qu’en ce 21ème siècle, à l’ère de modernité où les droits fondamentaux de l’Homme sont prônés par tous les pays parties aux différentes conventions et chartes internationales en la matière que la police allemande puisse faire usage d’une arme à feu face à un citoyen qui n’était pas en situation de légitime défense », ont-ils déploré.

 

Pour demander que lumière soit faite autour de ce meurtre, les organisations de défense des droits de l’homme ont adressé une correspondance au premier ministre pour l’informer et l’inviter à travers lui, l’Etat togolais, à prendre des dispositions idoines pour tirer cette affaire au clair. D’un autre côté, elles ont révélé que les membres de la diaspora africaine ont été souvent victimes de cette bavure policière à l’étranger et déclaré qu’au nom de leur mandat, elles vont tout faire pour que les circonstances cet assassinat soient élucidées. « Ce n’est pas la première fois que les membres de la diaspora africaines sont abattus par les forces de l’ordre et en tant qu’association des droits humains, nous ne pouvons pas accepter ces explications sans avoir des preuves tangibles », ont-elles souligné.

« Dans le cas de Michel Evoda, nous nous étonnons de l’empressement avec lequel la dépouille a été incinérée et nous demandons à la justice d’ouvrir un cas pénal pour poursuivre tous ceux qui sont impliqués dans cet odieux assassinat », ont-elles ajouté.

 

Les organisations de défense des droits de l’Homme associées à cette affaire sont la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, l’Association de Victimes de la Torture au Togo et le Mouvement Martin Luther King, la Voix des Sans Voix.

 

Max Dally

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