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Société

Le CICR et CRT dévoilent leurs « actions humanitaires » aux publics

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Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et la Croix Rouge Togolaise (CRT) ont réuni, ce vendredi à Lomé, une vingtaine de professionnels des médias autour d’un échange et discussion du mouvement de la Croix Rouge, ses enjeux humanitaires de l’heure ainsi que la philosophie qui sous-tend ses actions.

 

L’objectif de cette journée d’information à l’endroit des journalistes, selon les organisateurs, revêt une importance capitale en ce sens que la communication est devenue un secteur vital dans toutes les sociétés qui aspirent grandir et à se donner de la visibilité.

« Il faut donc communiquer et échanger pour se faire connaître. La CRT l’a si bien compris en mettant toujours un point d’honneur, à associer la presse à ses activités », a indiqué Emmanuel Placca, Chef de Bureau au CICR.

 

Cette association de la presse à la lutte que mène la CRT, celle d’atténuer les souffrances, d’améliorer la condition des plus vulnérables, d’intervenir en cas de catastrophe etc. et surtout de les prévenir s’explique par l’approche des élections à venir et qui sont souvent des périodes de trouble au Togo.

« Ces échéances ne laissent pas indifférentes la CRT, car les expériences passées ont montré que les joutes électorales constituent des temps de divergences qui génèrent des violences qui nous interpellent en tant que secouristes », a-t-il précisé.

 

Au cours de séance d’information, les journalistes ont suivi le film « Panorama 2012 » qui a montré les actions de secours du CICR dans quelques pays africains en période de conflit. Ils ont été également entretenus sur les thématiques suivantes : la présentation du CICR : 150 ans d’action humanitaire ; la Croix Rouge Togolaise : les principes d’intervention dans les situations d’urgence ; Les principes fondamentaux du Droit International Humanitaire (DIH) et la Convention pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne : 150 après.

 

Parlant des 150 d’action humanitaire du CICR, M. Placca, a indiqué que l’institution a été fondée en 1863, un an après la publication du livre d’Henry Dunant, « Un souvenir de Solférino ».

« Ce livre était un appel à la création des sociétés nationales de secours ayant pour mission de soigner les blessés sur les champs de bataille et recommandait aux Etats d’adopter un traité consacrant un ensemble de règles fondamentales à respecter en temps de guerre », a-t-il dit.

« Depuis sa création il y a 150 ans, la petite association suisse qu’était alors le CICR s’est métamorphosée et devenue aujourd’hui une organisation humanitaire internationale qui emploie environ 13 000 personnes travaillant dans 88 pays. Le CICR adapte son action humanitaire à chaque nouveau changement, avec pour seul objectif de protéger et d’assister les victimes des actes de violences en toute impartialité et neutralité avec un budget soutenu par les Etats », ajouté M. Placca.

Kenneth Lawson, chargé de communication de la CRT, a indiqué que la CRT a été créée an 1959 et reconnue par le CICR et la Fédération Internationale de la Croix Rouge en 1961.

 

« Les principes d’intervention de la CRT dans les situations d’urgence ont confié à l’organisation la mission de prévention et de soulagement des souffrances humaines en cas de catastrophes naturelles ou provoquées. La CRT intervient aux côtés des pouvoirs publics pour soutenir les personnes vulnérables en situation de troubles, de tensions internes, de confits armés etc. Ses interventions portent sur la mobilisation des équipes de secours d’urgence qui ramassent les victimes afin de les évacuer dans les centres de soin et sur le don des vivres et des non-vivres », a-t-il révélé.

 

En ce qui concerne le  DIH, Adem Siekro, Assistant CICR Lomé, a précisé qu’il stipule le respect de la dignité humaine en temps de guerre c’est-à-dire distinguer les combattants des non combattants.

Quant à la convention pour l’amélioration du sort des militaires blessés, M. Placca a rappelé qu’elle aura 150 ans en août 2014 et se résume en quatre axes.

 

« La première convention traite le cas des soldats blessés malades, la deuxième s’intéresse aux militaires blessés dans les naufrages de navire, la troisième aborde le cas des militaires qui se sont faits prisonniers et la quatrième touche la protection des populations civiles dans sa globalité auxquelles viennent s’ajouter deux autres protocoles additionnels qui portent sur les hostilités et les conflits armés internationaux », a laissé entendre M. Placca.

 

Pour rappel, la Croix Rouge est un mouvement international composé du CICR, des sociétés nationales de la Croix Rouge et de la FICR créée en 1979.

 

Max Dally

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