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Santé

Vers l’élimination des pratiques traditionnelles ayant effet néfaste sur la santé des enfants et des femmes au Togo

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Le Comité Inter-Africain Sur les Pratiques Traditionnelles ayant effet sur la Santé des Femmes et des Enfants (CI-AF) renforce les capacités de 20 professionnels des médias sur l’évolution de la situation de mutilations génitales, de mariage forcé ou précoce au Togo afin de les impliquer dans la lutte contre ces fléaux. « Plus de 30 millions d’enfants en Afrique sub-saharienne sont victimes de violation de leur droit et plus de 120 millions de jeunes filles ont subi de mutilation génitale, de mariage forcé ou précoce dans 29 pays africains. Ces chiffres démontrent que ces phénomènes sont encore récurrents en Afrique et ne sont pas sans conséquence sur la santé des victimes », a constaté Assibi Napoé, présidente du CI-AF Togo.

 

Le Togo a, depuis 1998, adopté une loi portant interdiction des mutilations génitales. Mais en dépit de son application, de la sensibilisation et de la vulgarisation il y a des poches de résistance dans certaines localités surtout dans les préfectures frontalières notamment Assoli, Tchamba, Pagouda et autres. Il y a également un phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui resurgit. Il s’agit des mariages précoces ou forcés parce que souvent arrangés qui resurgissent dans les milieux avec des croyances religieuses.

 

En face de cette situation, « le CI-AF Togo a jugé bon de commencer des actions de sensibilisation. Mais, au niveau international, le comité mondial avec l’appui du Canton de Genève en Suisse a pris la résolution d’éradiquer totalement ces pratiques traditionnelles néfastes ayant effet sur la santé de l’enfant et de la femme. C’est ainsi que ce programme a été mis en place non seulement au Togo, mais aussi en Sierra Leone et dans d’autres pays de l’Afrique », a indiqué Mme Napoé.

 

Dans le cadre la campagne de sensibilisation, il est prévu une vulgarisation de la loi dont la traduction a été faite dans différentes langues locales du pays. Pour impliquer les journalistes dans cette campagne de sensibilisation et de lutte contre ces pratiques, le CI-AF Togo les convié à un atelier qui s’est tenu le 10 janvier 2014 à Lomé et qui leur permettra de révisiter la typologie des pratiques, de présenter le mannequin de la stratégie de sensibilisation et leur montrer leur importance dans cette lutte. Cette campagne prendra en compte 20 autorités traditionnelles et religieuses, 50 exciseuses et 800 jeunes à travers tout le Togo et plus dans les préfectures de Tchamba, Assoli, Pagouda et Golfe où ces phénomènes sont récemment constatés jusqu’en juin prochain.

 

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été effectuée par le secrétaire général du Ministère de la communication qui a félicité le comité inter-africain pour son engagement dans cette lutte.

 

Max Dally

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