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Au fil des questions réponses

Invité d’Honneur sur Togoportail : M. Jean Claude Dick, Président Fondateur de AFROTITUD, Association ayant pour but de promouvoir la culture et les arts scéniques togolais et africains

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Créée en septembre 2012, Afrotitud qui est une Association à but non lucratif et oeuvrant pour la promotion de la culture et des arts scéniques togolais et africains a organisé à Lomé une série d’activités socio-culturelles et rencontres entre professionnels du secteur de la culture. A sa tête se trouve M. Jean Claude Dick, Entrepreneur culturel, Promoteur et organisateur du FESTIVAL AFROTITUD. Togoportail a jugé de lui consacrer pour ce mois sa page interview ’’Au fil de question-réponses’’. Jean Claude Dick s’emploie à travers cet entretien, à vous livrer ses mots suite à un récent programme de formation en production audiovisuelle. Il n’a pas manqué de répondre également à un certain nombre de préoccupations partagées au sein du public en ce qui concerne les objectifs et les finalités de telles initiatives de développement culturel. Bonne lecture.

 

Togoportail : Vous avez organisé tout récemment à Lomé et pendant une dizaine de jours un atelier de renforcement de capacités des acteurs de médias en production audiovisuelle, qu’est-ce qui a suscité une telle initiative à l’endroit des professionnels de médias togolais ?

 

Jean Claude Dick : Initiative collective, nous avons saisi l’occasion suite à des discussions que nous avons eues avec les uns et les autres.

L’initiative vient aussi du fait que nous nous employons pour mettre en place un institut des arts et de l’audiovisuel à Agbodrafo. Nous n’attendons pas le bâtiment pour démarrer les travaux. Cette initiative se fonde beaucoup plus sur la mise en place d’un réseau, une exigence actuelle pour tout corps de métier.


 

Quels sont les modules développés au cours de la formation ? Avec un peu de détail.

 

Jean Claude Dick : En termes de modules, nous pouvons parler de :


1. La Production audiovisuelle (qui a parlé des généralités et le processus de production)

2. L’écriture de scénario (puisque toute production doit démarrer par un écrit, un plan à tracer et qui doit déterminer les différentes étapes du travail à faire pendant la phase de réalisation)
3. La direction de photographie (un module qui a exposé sur le maniement de la caméra, les différents plans de filmage, le réglage de lumières)

4. L’infographie en l’occurrence After Effects (pour créer les habillages, les animations 2D, 3D)


5. Le management culturel et artistique (pour décrire l’environnement de travail pour tout projet culturel, l’orientation selon les opportunités qui s’offrent).

Quelles sont les méthodologies utilisées au cours de la formation ? La formation a-t-elle seulement été théorique ou également pratique ?

 

Jean Claude Dick : Cette formation ne peut se dérouler sans être pratique. Raison pour laquelle, nous avons tenu à mettre les stagiaires en situation réelle de production sur 2 plateaux. La première a été un stage sur l’émission TOGO STAR KARAOKE de Aimé NENE que nous saluons au passage et la deuxième a été une production externe (comprenons hors centre de formation). Celle là même qui a confronté les participants à plusieurs éventualités (pluie, public envahissant et qui n’a aucune idée de prise ou de production mais qu’il faut forcément gérer, insuffisance de matériels, et bien d’autres challenges).

Parlant de méthodologies, les participants pourront mieux répondre à cette question mais nous répondons simplement que nous avons eu plus de pratique que de théorie puisque l’audiovisuel se pratique, se vit et se voit.

Combien de participants ont bénéficié de cette formation ?

Jean Claude Dick : Des plus assidus on peut dénombrer 18.

Les objectifs poursuivis par l’organisation de cet atelier sont-ils atteints ?

Jean Claude Dick : Objectifs plus qu’atteints puisque nous n’attendons pas vraiment ce nombre et le réseau mis en place fonctionne déjà. Seul on va vite mais ensembles on va loin.


Vos perspectives d’avenir et mots de fin.

Jean Claude Dick : Merci. En terme de perspectives, un deuxième rendez vous est pris pour février 2014, du 3 au 12 pour la réalisation de documentaire.


Mots de fin, mobilisons nous pour que le Togo soit plus compétitif. C’est très important. Et un grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu à mettre cet atelier en place. Je pense d’abord à nos collaborateurs Bakary KIENOU (Burkina Faso), Ghislain ATAYI (Togo), le centre culturel filbleu-aréma qui a accueilli la formation, à toutes les structures qui nous ont apporté du matériel. Les participants qui ont cru et fait le déplacement, nous croyons avoir tenu.

 

Interview réalisée par Max Dally

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