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Faits divers

Engagement via le Football : La ville d’Akparé, à côté du barrage électrique de Nangbéto « éclairée par l’obscurité »

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Malgré sa proximité avec le puissant barrage hydroélectrique de Nangbeto, alimentant plusieurs villes du Bénin et du Togo, la localité d’Akparé baigne dans l’obscurité. Plusieurs tentatives des jeunes de la localité aux fins de remédier à la situation restent infructueuses.

 

Au mieux, c’est le black-out total des autorités qui vient comme réponse à leurs initiatives, au pire ce sont des coups de gaz lacrymogènes de la Police togolaise, qui y ramène l’ordre. C’en était le cas en novembre dernier avec six blessés, selon le bilan.

 

Un reportage diffusé par nos confrères de France 24 diffusé le 6 janvier, indique que les jeunes d’Akparé, ont enfin opté pour un match de football le 24 décembre dernier, la nuit tombée, éclairés simplement de lampes torches et des lampions, pour enfin se faire entendre. John Messan Fontodji est le porte-parole de la Jeunesse en Action pour le Bien-être du Canton d’Akparé (JABECA) a déclaré que la seule électricité que connait cette ville est celle des groupes électrogènes.

 

Motivation de leurs manifestations régulières pour demander l’accès à l’électricité dans sa ville. Il a ensuite expliqué que : « On n’a pas l’habitude de manifester à Akparé, c’est un coin sans histoire du Togo. Quand les heurts de novembre ont fait plusieurs blessés, les jeunes de la ville se sont dit qu’il fallait trouver un autre moyen, non-violent, pour attirer l’attention des autorités. »


Contacté par FRANCE 24, Pierre Gbenyo Lamadokou, de l’Unir affirme ne pas avoir eu connaissance des problèmes des habitants de la région. Il explique qu’Au Togo « Comme dans toutes les démocraties au monde telles que la France, ce ne sont pas les députés qui installent l’électricité ». Il ajoute que ces problématiques dépendent du gouvernement. De son côté, le ministère des Mines et de l’Energie du Togo n’a pas répondu à nos sollicitations.

 

Situé à 180 kilomètres au nord de Lomé, Akparé est la localité d’origine de plusieurs hautes autorités togolaises. On pourra citer le Ministre Yacoubou Hamadou, des Droits de l’homme et de la mise en œuvre des recommandations de la CVJR.

Se savoir à un pas d’une centrale électrique qui génère près de 150 giga wattheures par an et en même être privé de la moindre lumière, demeure une terrible souffrance pour ces populations. Outre Akparé, 44 villages du canton seraient concernés, selon des précisions de nos confrères.

 

L’idée des jeunes d’Akparé a suscité d’autres exemples. À Tsadomé, petit village sis à 125 kilomètres de Lomé, les habitants ont organisé une rencontre baptisée “Ezan Foot” [foot de nuit] éclairé par des lampions et des torches. Comme à Akparé, le village est victime d’une forme d’injustice. Il n’est pas électrifié alors qu’il est traversé par des fils haute-tension qui acheminent l’électricité dans les plus grandes villes de Kpalimé ou Womé.

 

DK

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