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Justice

Affaire de tuerie des jeunes filles à Agoe (Lomé) : les avocats des accusés disent « être sur leur soif » par rapport à la décision de la cour

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Les avocats des accusés dans l’affaire de tuerie des jeunes filles à Agoe ont révélé aux journalistes, ce mercredi 15 janvier 2014, leur insatisfaction face aux arrêts de décisions rendues par la cour d’assise le dimanche dernier. Cette insatisfaction tient lieu du fait que les accusés ont avoué avoir faire des aveux sous menace et torture.

 

A en croire Me Zeus Ajavon, des cas de tortures et de violations flagrantes des droits de l’homme ont été évoqués au cours du procès. Ces cas de tortures et de violations de droits de l’homme rendent donc les « aveux irrecevables et doivent normalement aboutir à l’annulation de toute la procédure », a-t-il ajouté.

 

Au cours du procès, « l’accusé Raphaël Kpitchi a avoué clairement avoir été torturé lors de son audition à la gendarmerie. L’accusé principal Simliya Kpatcha a déclaré avoir été menacé avec un pistolet sur la tempe, ce qui l’a obligé à citer des noms. D’un autre coté, trois experts ont révélé après leur diagnostic qu’il est un « psychopathe pervers », a-t-il précisé.

 

Les avocats disent avoir introduit un pourvoi de cassation pour relever les insuffisances du système juridique du Togo. « Nous devons donc nous unir pour cesser la violation des droits de l’homme et la torture qui continue d’être des faits avérés dans notre pays », a indiqué Me Afangbédji. « Cette rencontre avec la presse nous permet d’attirer l’attention des journalistes et de l’opinion sur les cas de violations et de torture qui ont court dans nos juridictions », a-t-il conclu.

 

Max Dally

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