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Politique

Sommet Afrique-Elysée pour la Paix: Les vrais enjeux autour des échanges substantiels

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La tenue du sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique les 6 et 7 décembre 2013 est un événement historique qui témoigne de l’évolution politique des relations de la France avec les pays africains.

 

Au début de l’année 2013, le Mali, la France et de nombreux pays africains prenaient la décision d’agir ensemble pour libérer le Nord du Mali, occupé par des groupes terroristes. L’ensemble du continent africain a salué la participation française à cette opération militaire, en soulignant le caractère global de la menace terroriste et la légitimité de la France à la combattre aux côtés de ses partenaires africains.

 

La tenue du Sommet de l’Elysée a été annoncée par le président de la République lors du sommet de l’Union africaine d’Addis-Abeba, en mai dernier, s’adressant ainsi au continent dans sa totalité. Le programme du Sommet est le résultat d’un dialogue suivi entre la France, l’Union africaine et ses membres, les organisations régionales et l’ensemble des pays participants. Lors de ce Sommet du cinquantenaire de l’Union africaine, organisé en mai dernier à Addis- Abeba, les pays africains ont marqué leur volonté de constituer une force de réaction rapide, afin de pouvoir assurer par eux-mêmes leur sécurité. Ils ont aussi rappelé l’importance des enjeux de développement pour prévenir les conflits et assurer la paix sur le continent.

 

La France a donc décidé de consacrer un sommet aux questions de paix, de sécurité et de développement pour soutenir ces efforts et faire avancer un certain nombre d’initiatives et d’actions concrètes. La volonté du président de la République est de marquer le soutien de la France aux organisations collectives africaines en reconnaissant leur légitimité politique et leur compétence première en matière de préservation de la paix, de sécurité et de développement. La préparation de ce Sommet a été marquée par une large concertation avec les pays invités et avec l’ensemble des partenaires, c’est-à-dire, les organisations internationales : les Nations unies, l’Union européenne, l’Union africaine et les communautés régionales.

 

Les trois thèmes retenus constituent des enjeux essentiels pour l’Afrique, pour la France, pour l’Europe et pour toute la communauté internationale. L’objectif de ce Sommet est de définir avec les chefs d’Etat des engagements dans la perspective de l’agenda international à venir afin de les traduire par des actions concrètes. (En décembre 2013 ; Conseil européen de défense et Présidence française du conseil de sécurité, en 2014 ; Sommet UE-Afrique en avril 2014 et en 2015 ; La conférence pais Climat) Les 54 pays du continent africain ont été invités par le président de la République.

 

Une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que du Secrétaire général des Nations unies, de M. BAN Ki Moon, du président du Conseil européen, M. VAN ROMPUY, du président de la Commission européenne, M. BARROSO et de Mme ZUMA, la Présidente de la Commission de l’Union africaine témoignent de l’intérêt de tous les acteurs pour faire approfondir et faire avancer les initiatives sur les trois thèmes. Le format du Sommet se rapproche de celle d’un G20, les sessions de travail se déroulant à huis clos entre les chefs de délégation autour d’une table ronde, permettant des échanges substantiels et des débats. L’Union africaine et les organisations régionales s’y exprimeront par la voix de leurs Présidents.

 

 Il faut préciser que le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé y prendra activement part compte tenu du rôle actif que les contingents militaires togolais jouent en faveur de la Paix en Afrique. Lors de son récent passage à l’Elysée, il déclarait : ’’J’ai prié le Président HOLLANDE de se faire l’avocat de la RCA, de se faire l’avocat de l’Afrique, de façon à ce que ce pays ne tombe pas dans l’oubli. J’ai dit qu’à mon avis, si la France ne prend pas le leadership, ne mobilise pas la communauté internationale, nous risquons d’avoir un sanctuaire pour les terroristes en RCA. Et cela nous ne pouvons pas l’accepter…..’’ 

Pour sa part, le Président français François Hollande a tenu à préciser ceci : ’’Ce n’est pas parce que nous avons mené une action qui a été réussie au Mali et que nous avons permis à ce pays de retrouver son intégrité territoriale, que nous en avons terminé avec le terrorisme. Il est encore présent sous différents visages et différentes formes. Pas simplement dans les pays que l’on identifie comme les plus exposés. Il est partout, il peut aller partout et notamment en Centrafrique où nous faisons très attention…’’.

 

Ce Sommet qui regroupera les 54 Etats africains, représentés par leurs présidents est le bienvenu pour entreprendre des actions communes en vue de débarrasser le continent des menaces terroristes et autres qui sévissent partout.

 

Source : http://lomepremiere.canalblog.com

 

 

 

 

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